À 20 ans, Maëllys Ngo Mboui vient d’inscrire son nom au palmarès de Miss Cameroun. Née en France et issue de la diaspora camerounaise, elle a construit son parcours autour des études, de la technologie et de l’engagement en faveur des jeunes filles. Avant de porter la couronne nationale, elle est promotrice de la Cameroonian Girls in STEAM, une initiative destinée à rapprocher les jeunes femmes des sciences et de la technologie. Son élection, le 19 septembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, vient ainsi couronner un parcours commencé bien avant les projecteurs du concours.
Une jeune Camerounaise née en France
Maëllys Ngo Mboui est née le 8 mai 2006 en France, où elle a grandi. À 20 ans, elle poursuit encore ses études supérieures dans l’Hexagone. Son parcours universitaire se distingue par un double cursus en Économie-Gestion et Mathématiques-Informatique, une combinaison qui traduit son intérêt pour les domaines économiques, scientifiques et numériques.
Loin de limiter son identité à celle d’une étudiante vivant en France, la jeune femme s’intéresse progressivement aux questions liées à l’avenir des jeunes Camerounaises, particulièrement leur accès aux sciences, à la technologie et aux opportunités professionnelles.

La technologie avant la couronne
Bien avant son élection au concours national, Maëllys avait déjà choisi de faire de la technologie l’un de ses principaux terrains d’engagement.
En novembre 2025, elle fonde Cameroonian Girls in STEAM, une initiative éducative et entrepreneuriale consacrée à l’autonomisation des jeunes filles et des jeunes femmes par les sciences et la technologie. STEAM désigne les Sciences, Technologies, Ingénierie, Arts et Mathématiques. L’initiative s’appuie également sur les enjeux liés à la transition écologique et travaille notamment avec l’Université de Bamenda.
Le projet prend véritablement forme au début de l’année 2026 avec des masterclasses et des activités de mentorat. L’objectif affiché est d’encourager les jeunes filles à s’intéresser à des secteurs dans lesquels elles restent encore sous-représentées.

De Yaoundé à Bamenda, un projet qui prend forme
En février 2026, Cameroonian Girls in STEAM prend une dimension concrète au Cameroun. Des activités sont organisées à Yaoundé puis à Bamenda autour de l’intelligence artificielle, de l’entrepreneuriat, du leadership et de l’innovation. Des jeunes femmes sont notamment accompagnées dans la conception de projets et dans la compréhension de différentes problématiques technologiques.
Le programme comprend également un hackathon organisé à Bamenda pendant la période de la fête de la Jeunesse. L’initiative permet aux participantes de travailler sur des idées et des prototypes avec l’accompagnement de mentors et d’experts.
Cette démarche se poursuit quelques mois plus tard. Pour la deuxième édition du programme, lancée en juin 2026 à l’École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, Maëllys organise une série de masterclasses consacrées notamment à l’entrepreneuriat, à la technologie, à l’écologie, à la cybersécurité et au leadership féminin. Le programme prévoit également un hackathon à Yaoundé.
Une première expérience dans la représentation de la diaspora
C’est dans ce contexte que Maëllys se lance dans l’aventure Miss Cameroun Diaspora France 2026. Le concours se déroule après cinq mois d’accompagnement des candidates. Au programme : coaching, ateliers, actions solidaires, travail sur l’estime de soi et préparation artistique. Douze candidates participent à cette édition et représentent différentes villes du Cameroun. Maëllys porte l’écharpe de Bamenda.
Le 21 mars 2026, elle est élue Miss Cameroun Diaspora France 2026. Ce premier sacre devient le point de départ de son parcours vers la compétition nationale.
Une jeune femme repérée dans l’univers de la tech
Son engagement dépasse progressivement les frontières du Cameroun. En 2026, Maëllys est annoncée parmi les premières Youth Ambassadors de Women in Tech France, aux côtés de Mathilde Serrero et Sabria Rezig. Le programme entend donner davantage de visibilité et d’opportunités aux jeunes femmes engagées dans la technologie, l’innovation et le leadership.

La couronne nationale
Le 19 septembre 2026, Maëllys Ngo Mboui arrive au Palais des Congrès de Yaoundé pour la finale de la 19e édition de Miss Cameroun. Elle représente la diaspora France. À l’issue de la compétition, elle est couronnée Miss Cameroun 2026 et succède à Audrey Black Moutongo. La cérémonie réunit les candidates venues des différentes régions du pays ainsi que de la diaspora. La couronne lui est remise par la Première dame, Chantal Biya.
« Être Miss Cameroun, ce n’est pas seulement porter une couronne »
Quelques heures après son élection, Maëllys livre ses premières impressions. Dans un message publié après son sacre, elle revient sur les mois de préparation et sur les personnes qui l’ont accompagnée. Elle évoque notamment son passage par Miss Cameroun Diaspora France et le travail réalisé avec Cameroonian Girls in STEAM. Elle adresse également un hommage à sa famille, à ses amis, à ses coachs, au comité de Miss Cameroun Diaspora France et aux bénévoles qui l’ont accompagnée.
La nouvelle reine de beauté résume elle-même la conception qu’elle se fait du titre : « Être Miss Cameroun 2026, ce n’est pas seulement porter une couronne. C’est porter une responsabilité : celle de relier la diaspora et le Cameroun, d’inspirer la jeunesse, et de montrer que chaque rêve peut devenir réalité quand il est nourri par l’amour, la persévérance et la solidarité. »
Une Miss sur un terrain qu’elle connaît déjà
L’élection de Maëllys intervient dans une édition dont le thème central était la lutte contre la cybercriminalité. Un choix qui résonne particulièrement avec son parcours dans la technologie et les activités de Cameroonian Girls in STEAM. La question de la sécurité numérique occupe en effet une place croissante dans son projet. Les activités menées en 2026 ont déjà abordé la cybersécurité, la sensibilisation aux outils numériques et la place des femmes dans les métiers technologiques. Le thème retenu pour Miss Cameroun 2026 lui offre donc un prolongement naturel de cet engagement.
De la diaspora française aux salles de cours, des projets technologiques aux concours de beauté, Maëllys Ngo Mboui arrive ainsi au sommet du concours national avec un profil qui dépasse le seul univers des podiums. La couronne vient désormais placer sous les projecteurs une jeune femme qui avait déjà commencé à construire son propre terrain d’action : celui de la jeunesse, des sciences, du numérique et du leadership féminin.

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Eve-Pérec N.BEHALAL








