À quelques semaines du Salon International de l’Audiovisuel du Cameroun (SINAC), les organisateurs ont officiellement lancé la 4e édition ce mardi 31 mars 2026, lors d’une conférence de presse tenue au Krystal Palace à Douala. Face aux médias, la promotrice du salon, Yolande Bodiong, a dévoilé les grandes articulations d’un rendez-vous présenté comme stratégique pour l’avenir de l’audiovisuel africain.

Une édition portée par des ambitions renouvelées
Placée sous le thème « Financer, valoriser et protéger les créations audiovisuelles africaines : quels leviers et synergies pour une souveraineté médiatique et économique durable ? », cette édition 2026 entend s’attaquer aux défis majeurs du secteur, notamment l’accès au financement, la diffusion des contenus et la protection des œuvres.
Parmi les innovations annoncées, la promotrice a insisté sur le renforcement des partenariats institutionnels et l’ouverture internationale du salon :
« Comme innovations cette année, nous avons la confiance renouvelée du Ministère de la Communication, de la Mairie de Douala 5e. Nous avons des experts de hauts rangs comme le Ministre de la Communication de la Côte d’Ivoire qui viendra avec une délégation d’experts ivoiriens, une vingtaine d’invités venus de différents pays et un invité spécial au nom de Sidney Kombo Kintonbo venu de la Nouvelle-Zélande et beaucoup d’autres surprises », a déclaré Yolande Bodiong.

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Un salon pensé pour les professionnels
Au-delà des annonces, le SINAC se positionne comme un espace de rencontres et d’opportunités concrètes pour les acteurs du secteur.
« Ce salon, je ne l’organise pas pour moi mais pour vous. Pour que vous ayez accès à ceux que vous voyez seulement au petit écran et que vous amélioriez ce que vous avez ici, que vous ayez un carnet d’adresses fourni », a-t-elle ajouté.
Une déclaration qui met en avant l’un des enjeux majeurs de l’événement : faciliter le networking et l’accès aux décideurs de l’industrie audiovisuelle.

Une dimension internationale affirmée
Cette 4e édition renforce également son positionnement panafricain avec la participation annoncée de délégations étrangères, notamment celle de la Côte d’Ivoire, pays à l’honneur.
Le parrain de cette édition, Ange Fabien Guei, figure reconnue du paysage médiatique ivoirien, incarne cette volonté d’ouverture et de rayonnement international.
Un hommage à une figure de l’audiovisuel
Cette édition du SINAC revêt également une dimension symbolique. Elle est dédiée à Consty Eka, pionnier de l’audiovisuel récemment disparu, salué pour son impact durable dans le paysage médiatique africain.
Un hommage qui rappelle l’importance de la transmission et de la mémoire dans la construction d’une industrie solide.

Entre attentes et enjeux
Si les ambitions affichées sont fortes, les acteurs du secteur attendent désormais des résultats concrets, notamment en matière de financement, de structuration et d’accès aux marchés internationaux.
Dans un contexte où l’Afrique produit de plus en plus de contenus sans toujours en maîtriser la diffusion, le SINAC 4 apparaît comme une plateforme clé pour repenser les dynamiques du secteur.
Rendez-vous en avril pour passer des promesses aux actes
Prévu du 25 au 30 avril 2026 à la maison du parti de Bonanjo, le SINAC 4 devra transformer les annonces faites lors de cette conférence de presse en actions concrètes.
Une attente pour un événement désormais perçu comme un levier potentiel de transformation de l’audiovisuel africain.

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Vanelle KENG




