Le concept « Vacances au village » de la créatrice de contenu camerounaise Kaprice Akamba continue de susciter de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Parmi les personnes profondément touchées, la créatrice de contenu camerounaise Caméléon a livré, le 19 juillet 2026 sur sa page Facebook, un témoignage bouleversant. En revoyant ces scènes, elle confie avoir vu ressurgir une blessure de son enfance, marquée, selon elle, par des différences de traitement lorsqu’elle passait ses vacances chez une tante.
Des vacances qui n’avaient rien d’un bonheur
La créatrice explique qu’enfant, elle passait régulièrement ses vacances chez une tante aisée, considérée comme la seconde mère de sa propre mère. Pourtant, derrière cette apparente sécurité familiale, elle dit avoir rapidement compris qu’elle n’était pas traitée comme les autres enfants de la maison.
« Quand vous voyez dans la vidéo ses petits-fils déjeuner avec le lait et le pain, nous, on devait se débrouiller parce que chez nous, on ne buvait pas le lait. Elle disait qu’il ne fallait pas surprendre mon organisme avec le lait. Dans ma tête d’enfant, je venais justement chez elle parce que je pensais pouvoir boire du lait. »

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Des paroles qui ont laissé des cicatrices
Au-delà des différences de traitement, ce sont surtout certaines remarques qui continuent de la marquer aujourd’hui.
Évoquant un repas préparé avec du mbounga, elle se souvient d’une réflexion qui l’a profondément blessée. « Elle m’a dit : « Quand ta mère achète ça comme ça, elle peut préparer avec même deux mois. » J’ai senti comme un couteau qui me découpait à l’intérieur. Je sentais mon cœur se décomposer. Pour moi, c’était de la moquerie. »

Le sentiment de ne jamais être comme les autres
Caméléon raconte également qu’elle avait souvent le sentiment de devoir mériter sa place, notamment lors des travaux au champ ou au moment des repas. « Ses petits-fils venaient de Yaoundé, de Douala ou de l’étranger. Moi, parce que je venais de Bafoussam, j’avais l’impression qu’on attendait davantage de moi. Une autre fois, quand on a servi le poulet, tout le monde a reçu les meilleurs morceaux. Moi, on m’a donné le cou du poulet. »
Quand une vidéo fait remonter des blessures oubliées
Si Kaprice AKamba n’est nullement mise en cause, son contenu a agi comme un déclencheur émotionnel. Pour Caméléon, les vacances au village ne rappellent pas uniquement les souvenirs d’enfance, mais aussi des blessures qui, des années plus tard, restent encore bien présentes.
À travers ce témoignage, elle rappelle qu’une simple différence de traitement au sein d’une famille peut laisser des traces profondes dans le cœur d’un enfant, bien longtemps après les vacances.

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Muriel Yanga








