AccueilZoomFranko, une voix, un tube, une empreinte dans la musique camerounaise
CLIQUEZ ICI POUR PROFITER DE L'OFFREspot_img

Franko, une voix, un tube, une empreinte dans la musique camerounaise

Avant de devenir l’un des artistes camerounais les plus connus à l’international, Franko était un jeune rappeur passionné qui écumait les scènes scolaires et les compétitions de hip-hop à Douala. Son nom explose en 2015 avec « Coller la petite », un titre devenu un phénomène continental. Derrière ce succès populaire se cache un parcours construit sur plusieurs années, fait de rap, de remises en question et d’une volonté constante de trouver son propre public.

Les débuts d’un rappeur à Douala

De son vrai nom Kinguè Franck Junior, Franko naît le 26 décembre 1987 à Douala. Il découvre très tôt la culture hip-hop et se nourrit notamment de l’univers du groupe camerounais Babylone Squad.

Au début des années 2000, il commence à écrire, à faire des freestyles et à participer à des événements scolaires. En 2007, il remporte la compétition Challenge Vacances dans la catégorie rap, puis s’impose en 2010 lors du Rap Come Test du Mboa Come Test. Ces concours contribuent à le faire remarquer dans le milieu urbain camerounais.

Après un BTS en management, il décide de se consacrer pleinement à la musique. Il se produit ensuite sur plusieurs grandes scènes camerounaises et assure des premières parties d’artistes comme Sexion d’Assaut, Zaho, Toofan ou encore des artistes nigérians.

Le rap comme première identité artistique

À ses débuts, Franko se présente avant tout comme un rappeur.

En 2010, il dévoile son premier single « Les filles d’aujourd’hui ». En 2013, il sort son premier album « C’est le rap que tu veux voir ». Ce projet lui permet de construire son identité musicale et d’être remarqué dans l’univers du rap camerounais.

Mais malgré ce premier travail, l’artiste comprend qu’il doit évoluer pour toucher un public plus large.
Dans une interview accordée au journal Le Monde en 2015, il explique que les critiques reçues après son premier album l’ont poussé à chercher une musique plus festive.
« À la suite des critiques du premier album, j’ai voulu faire danser les gens », confiait-il.

2015, l’année « Coller la petite »

En 2015, Franko dévoile « Coller la petite ». Le morceau change totalement la trajectoire de sa carrière.
Le titre s’impose rapidement au Cameroun avant de traverser les frontières africaines et européennes. Diffusé sur des chaînes musicales comme Trace, il devient un phénomène auprès du public et de la diaspora.

Le succès est immense. La chanson obtient plusieurs distinctions et permet à Franko de s’imposer comme l’un des visages de la musique urbaine camerounaise à l’international. Le titre sera notamment certifié disque d’or en France en 2016.
Mais ce succès apporte aussi son lot de débats.

Le succès, les critiques et les polémiques

Comme plusieurs grands phénomènes populaires, « Coller la petite » divise.
Certains critiquent les paroles et l’image associée au morceau. La chanson fait même l’objet de restrictions de diffusion dans certains territoires.
Franko, lui, défend son intention artistique. Il explique que son objectif était avant tout de créer une chanson festive capable de faire danser.

De Douala aux scènes internationales

Après l’explosion de « Coller la petite », Franko connaît une nouvelle dimension.
Il enchaîne les concerts en Afrique et en Europe. En France notamment, son public grandit rapidement grâce à la diaspora camerounaise et africaine. Il se produit dans plusieurs villes françaises et monte notamment sur la scène du Zénith de Paris en 2016.
Cette période marque son passage du statut d’artiste camerounais prometteur à celui de figure reconnue de la musique urbaine africaine.

Après le phénomène, construire la suite

Après « Coller la petite », Franko poursuit sa carrière avec plusieurs singles parmi lesquels « Téléphone », « Faut pas taper sur Madame », « On s’assoit pas », « Rockonolo », « Danse ta chose » ou encore « Partenaire ».
Cependant, aucun titre ne reproduit l’impact mondial de son tube de 2015.

Le virage gospel : « Coller Jésus »

En 2023, Franko surprend ses fans en annonçant une nouvelle orientation dans son parcours.
L’artiste, connu pour ses chansons festives, révèle son engagement dans une démarche spirituelle et décide de consacrer davantage sa musique au gospel.

Dans ses publications, il reprend notamment l’expression « Coller Jésus », en référence à son titre emblématique « Coller la petite », pour marquer ce changement de direction.

Ce choix ne correspond pas à un simple changement musical. Franko explique qu’il s’agit d’une évolution personnelle liée à sa foi et à sa volonté de porter un autre message à travers ses chansons.

Une nouvelle page artistique

Installé en France depuis plusieurs années, Franko poursuit aujourd’hui son parcours loin de l’agitation médiatique camerounaise.

Son actualité récente est marquée par son retour musical avec le titre « Il ne peut pas t’abandonner », une chanson inscrite dans cette nouvelle orientation spirituelle.

Franko, un parcours au-delà d’un tube

Réduire Franko à « Coller la petite » serait oublier tout ce qui a construit son parcours.
Avant le succès mondial, il y avait un jeune rappeur de Douala qui travaillait son art dans les compétitions et les scènes locales.
Après la célébrité, il y a eu une période de questionnement et une nouvelle direction artistique.

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire celui-ci

Eve-Pérec N.BEHALAL

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Nous recrutons
Notre Newsletter
Téléchargez Notre Application

Les plus Populaires

Téléchargez Notre Application

Commentaires recents

CLIQUER ICI POUR PROFITER DE L'OFFREspot_img