Dans une déclaration publiée sur son réseau social le 9 octobre 2026, Ruben Kwame Binambicoy, connu sous le nom public de Ruben Binamb, a présenté les motivations de sa candidature à la présidence du conseil d’administration de la SCDV. Pianiste, chef d’orchestre, arrangeur et producteur, il évoque notamment les difficultés des artistes camerounais à vivre de leur travail et appelle à davantage d’unité au sein du secteur culturel.
Une élection, ce n’est pas une guerre

À l’approche du renouvellement du directoire de la SCDV, Ruben Binamb appelle les artistes à privilégier les échanges d’idées plutôt que les attaques personnelles. Il estime que les divergences liées à l’élection ne devraient pas compromettre les relations entre les professionnels de la culture.

« Une élection, ce n’est pas une guerre. Une élection, ce n’est pas l’occasion de nous dénigrer, de nous diviser, de nous insulter, de nous calomnier. Non. Une élection, c’est l’occasion de faire en sorte de partager des idées, des visions. Une élection, c’est aussi une chance pour nous de nous parler enfin, de nous rencontrer et de nous confronter dans le respect mutuel.
Parce qu’après cette élection, nous serons tous appelés à nous retrouver sur les scènes, ici ou dans le monde. Parce qu’après cette élection, nous sommes et devrons rester une famille, la famille artistique africaine, camerounaise, partie prenante de la famille des artistes au niveau universel. »
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Un appel à dépasser les divisions du milieu artistique

Le candidat affirme vouloir rassembler les artistes autour des difficultés qu’ils rencontrent collectivement. Il présente sa démarche comme une invitation à travailler ensemble, au-delà des divergences.
« Je ne suis pas porteur de haine, je ne suis pas porteur de division. Et je dis à tous mes frères, d’où qu’ils soient, de quel bord qu’ils soient, venez, je souhaite que nous travaillions ensemble, parce que nous sommes dans le même bateau, celui de la paupérisation des artistes. Et nous avons le même combat. »
L’artiste a du mal à vivre de son art, de son talent au Cameroun
Pour Ruben Binamb, la précarité et le manque de reconnaissance économique et sociale figurent parmi les principales difficultés des artistes camerounais. Il estime que la gestion collective des droits d’auteur peut contribuer à améliorer leur situation.
« Nous avons tous le même problème, que nous soyons icônes, stagiaires, amateurs et que sais-je encore. L’artiste n’est pas reconnu dans la société camerounaise. L’artiste n’est pas respecté sur le plan économique, sur le plan social. L’artiste a du mal à vivre de son art, de son talent au Cameroun. Et personnellement, je pense que la SCDV est un outil qui peut permettre que cette situation puisse s’améliorer pour tous. »
𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
La reconnaissance du travail artistique en question
Au-delà des revenus, Ruben Binamb insiste sur la dignité des artistes et sur la nécessité de reconnaître leur contribution à la société. Il souhaite que les professionnels de la culture puissent subvenir aux besoins de leurs familles grâce à leur travail.
« L’artiste respectable devra émerger respecté par ses enfants, qu’il peut nourrir, envoyer à l’école, respecté par sa famille, qu’il peut entretenir, faire grandir, respecté par la société qui considérera enfin son apport au sein de la communauté des travailleurs. »


Il étend cette préoccupation aux différentes catégories de professionnels du secteur culturel, dont les musiciens, les cinéastes et les danseurs.
« Tous ceux qui travaillent, les cinéastes, les musiciens, les danseurs et tous les autres, qu’ils puissent bénéficier du fruit de leur travail, et qu’ils puissent, au-delà du fruit de leur travail, bénéficier de la reconnaissance juste due à leur apport. Car oui, nous sommes des ambassadeurs. Nous sommes les ambassadeurs de la culture camerounaise. »
Pour conclure son intervention, Ruben Binamb rappelle l’importance de la culture dans le rayonnement du pays. « Sans la culture, le Cameroun aura du mal à émerger », affirme-t-il, avant de souligner que son développement repose sur l’engagement collectif des acteurs culturels. Une prise de parole qui remet au centre du débat les conditions de vie des artistes et la reconnaissance de leur travail au Cameroun.
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Muriel yanga








