Vingt-deux ans après la naissance de son fils Daniel Oswald Baboké, la prophétesse Crescence Baboké revient sur les épreuves qui ont marqué son enfance, de ses premières complications médicales aux crises d’épilepsie. Dans une publication sur sa page Facebook ce vendredi 9 octobre 2026, elle raconte ce parcours douloureux, marqué par les traitements, la prière et l’espoir.
Une naissance suivie d’une première épreuve médicale

Le 1er mars 2004, Daniel Oswald Baboké voit le jour à l’Hôpital général de Yaoundé, après trois jours de travail et une césarienne. Mais quelques jours après sa naissance, son état de santé se dégrade. La prophétesse Crescence Baboké se souvient de cette période où l’incertitude entourait l’avenir de son enfant :
« Et là, le drame survient. Mon bébé tombe dans le coma. Deux jours interminables. Deux jours pendant lesquels les médecins se montrent extrêmement réservés sur ses chances de survie. »

Face à cette situation, la famille se mobilise dans la prière. La mère raconte l’impuissance ressentie devant son fils hospitalisé et le moment où il reprend finalement connaissance.
« Seigneur, ne me prends pas mon enfant ! Puis, au deuxième jour, l’inattendu se produit. Daniel recommence à respirer normalement. Il sort du coma. Mon fils est vivant ! Pour moi, c’était le premier miracle. Mais je ne savais pas encore que nous allions devoir affronter un combat beaucoup plus long. »
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Cinq années de crises, de traitements et d’espérance
Vers l’âge de quatre ans, Daniel commence à faire des crises d’épilepsie. Elle décrit un quotidien rythmé par les appels de l’école et les déplacements à l’hôpital.
« Une crise par mois. Parfois deux. Des appels incessants de l’école : “Madame, venez chercher Daniel. Il vient encore de convulser.” Je cours. Je le récupère. Je l’emmène à l’hôpital. Et le mois suivant, tout recommence. »
La famille consulte des spécialistes à l’étranger avant de poursuivre le suivi au Cameroun auprès du docteur Nguéfack.
« Grâce à Dieu, j’avais les moyens financiers de lui offrir des soins spécialisés. Je l’ai conduit dans de grands hôpitaux à l’étranger, auprès de spécialistes réputés. Examens, consultations, traitements, changements de médicaments… Nous avons tout essayé. Mais les crises persistaient. J’ai alors compris une chose : l’argent peut nous ouvrir les portes des meilleurs hôpitaux, mais il ne peut pas nous garantir la guérison. »

Elle exprime également sa reconnaissance envers le médecin qui a assuré le suivi de son fils au Cameroun.
« Je rencontre alors le docteur Nguéfack, un spécialiste qui prendra Daniel en charge avec beaucoup de sérieux et de patience. Il adapte les traitements, réalise les examens nécessaires et m’encourage constamment à respecter les prescriptions. Je lui en suis profondément reconnaissante. Mais malgré tous ces efforts, les convulsions continuent. Pendant près de cinq années, je vis dans l’angoisse de la prochaine crise. »
Un rêve, une nouvelle crise et des résultats médicaux inattendus
Au fil des années, la mère poursuit les soins tout en s’accrochant à sa foi. Elle raconte avoir fait un rêve au cours duquel une personne lui annonce la guérison de son fils. Pourtant, le lendemain, Daniel fait une nouvelle crise à l’école. Désemparée, elle le conduit chez son spécialiste, qui demande un électroencéphalogramme.
Dans son récit, Crescence Baboké revient sur l’attente angoissante des résultats et sur les observations du médecin :
« Malgré la crise survenue le matin même, l’enregistrement ne montre pas, selon ses observations, les anomalies épileptiformes qu’il s’attendait à retrouver. Il a l’impression de ne plus examiner le même enfant. Pour lui, c’est un cas particulièrement étonnant, presque un cas d’école. Il précise néanmoins qu’il faudra continuer à surveiller Daniel et poursuivre son traitement. »
La mère interprète alors ces observations à la lumière du rêve qu’elle vient de faire.
« Depuis cette dernière crise, Daniel Oswald Baboke n’a plus jamais convulsé. Ni le mois suivant. Ni l’année suivante. Ni toutes les années qui ont suivi. »
𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
« Daniel est vivant, Daniel a grandi » : un jeune homme tourné vers l’avenir
Aujourd’hui âgé de 22 ans, Daniel a obtenu un Bachelor en gestion des entreprises et s’est inscrit en Master. Il travaille également comme pompiste au sein de l’entreprise familiale JOCCIDALO PETROLEUM. Pour sa mère, ce présent contraste avec les années d’angoisse et les moments où l’avenir de son enfant semblait incertain.
Elle partage son émotion en évoquant le chemin parcouru :
« Cet enfant dont on redoutait la mort, cet enfant que je portais en urgence d’un hôpital à l’autre, cet enfant pour lequel j’ai versé tant de larmes, est devenu un jeune homme. Il a obtenu son Bachelor en gestion des entreprises et s’est inscrit en Master. Et malgré ses diplômes, il ne reste pas les bras croisés. »
Elle souligne également que son témoignage associe sa conviction religieuse au rôle des professionnels de santé qui ont accompagné Daniel.
« Pour moi, ce qui s’est passé reste un témoignage extraordinaire de la fidélité de Dieu, accompagné des soins et du dévouement des médecins qui ont suivi mon enfant. »
Ne laisse pas la longueur de ton combat te faire oublier la valeur de ton espérance
Au-delà de son histoire familiale, Crescence Baboké adresse un message aux personnes confrontées à la maladie ou à d’autres épreuves prolongées.
« S’il te plaît, ne désespère pas ! Continue de prier. Continue de travailler. Continue de te soigner si tu es malade. Continue de chercher des solutions. Continue de croire, même lorsque tu ne comprends pas tout. Ne confonds jamais le silence de Dieu avec son absence. »
La prophétesse tient toutefois à préciser que son expérience personnelle ne constitue pas une garantie de guérison pour toutes les personnes malades.
« Je ne prétends pas que toutes les histoires se terminent de la même manière, ni que la foi dispense des traitements médicaux. Mais je sais ce que j’ai vécu, et je sais combien la prière m’a donné la force de traverser ces années. »
Son récit s’achève sur une pensée qui résume le sens qu’elle donne à ces longues années d’attente :
« Alors, si tu traverses aujourd’hui une nuit interminable, je te laisse cette pensée : Ne laisse pas la longueur de ton combat te faire oublier la valeur de ton espérance. Car parfois, après des milliers de larmes, un seul matin suffit pour donner un nouveau sens à toute une histoire.»
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Muriel yanga








