Artiste musicien camerounais installé aux États-Unis, Wax Dey mène désormais une double trajectoire marquée par la créativité et le droit. Dans une publication partagée sur sa page Facebook le 19 août 2026, l’avocat revient sur son parcours depuis son arrivée sur le sol américain, la création de son cabinet Ndifonka Law et les expériences humaines qui ont transformé sa manière d’exercer.
De l’examen du barreau à son propre cabinet
Wax Dey confie lui-même avoir du mal à réaliser qu’il s’est installé récemment aux États-Unis. Depuis sa décision de passer l’examen du barreau jusqu’à la création de son cabinet, Ndifonka Law, le chemin parcouru lui apparaît aujourd’hui comme une véritable aventure. « De la décision de passer l’examen du barreau à la création de mon propre cabinet, quel parcours cela a été avec Ndifonka Law », écrit-il.
Cette expérience lui aurait surtout permis de consolider des valeurs qu’il considère désormais comme indispensables dans sa vie professionnelle et personnelle. « J’ai appris et renforcé tellement de valeurs utiles, comme l’amour, le service, la persévérance, la concentration, la rigueur, la discipline, l’intégrité et un dévouement total envers les autres », souligne-t-il.

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
Une immersion dans une Amérique qu’il ne connaissait pas
L’exercice de son métier l’a également amené à parcourir plusieurs États américains et à découvrir des réalités éloignées de celles qu’il connaissait auparavant.
Wax Dey raconte notamment une situation pour le moins insolite : « Je me suis retrouvé bloqué dans une ville qui n’a ni transports publics ni service Uber en 2026. » Pour rejoindre une zone habitée après avoir quitté un centre de détention, il affirme avoir marché pendant une heure, vêtu de son costume.
« J’ai marché pendant une heure en costume depuis un centre de détention pour retrouver la civilisation, comme dans les films western », raconte-t-il avec humour.
« J’ai été ami, mentor, conseiller ou simple auditeur »
Au contact de ses clients, Wax Dey explique avoir découvert une autre dimension de la profession. « J’ai parfois dû être un ami, un mentor, un conseiller ou simplement quelqu’un qui écoute », affirme-t-il.
Il précise toutefois qu’il reste lui-même en position d’apprentissage, notamment auprès de mentors et de confrères qu’il décrit comme extraordinaires.
Ses clients, venus de différents pays, lui auraient également transmis de nombreuses leçons. « Peu importe d’où nous venons, nous partageons tous les mêmes valeurs et voulons les mêmes choses dans la vie », estime-t-il.

Entre pression, injustice et détermination
Le quotidien judiciaire n’a pas toujours été simple. Wax Dey reconnaît avoir connu des périodes de pression et d’anxiété, tout en développant progressivement une plus grande confiance en lui. « J’ai pleuré face à l’injustice, j’ai porté de nombreux toasts à la victoire et j’ai travaillé jusqu’au milieu de la nuit pour contester un système que je suis moi-même encore en train d’apprendre », écrit-il.
Il raconte également avoir été repris par des juges et avoir appris à défendre ses positions avec fermeté, sans jamais perdre le respect dû à l’institution. « Des juges m’ont réprimandé et j’ai appris à défendre ma position, avec respect », affirme-t-il avant de résumer son état d’esprit : « Mais j’ai toujours été un avocat engagé et combatif. »
Une défaite devenue un souvenir inoubliable
Paradoxalement, l’un de ses moments les plus marquants est associé à une affaire qu’il a perdue. Alors qu’il aurait pu considérer cette issue comme un échec, la réaction de son client a profondément marqué l’avocat. « Merci, merci, merci. Vous vous êtes battu pour moi comme personne ne l’a jamais fait », lui aurait dit ce dernier en le prenant dans ses bras après l’affaire.
Pour Wax Dey, cette scène semble résumer une partie essentielle de sa conception du métier : défendre avec conviction, indépendamment du résultat final.
Une citation de Donald Trump qui fait mouche
Une autre affaire lui a laissé une anecdote particulièrement originale. Après avoir utilisé une citation de Donald Trump pour soutenir le dossier d’un immigrant, un juge lui aurait fait une remarque avec humour. « Vous êtes le premier, peut-être même le seul avocat, à avoir cité Donald Trump pour soutenir le dossier d’un immigrant… et cela a fonctionné. Haha », lui aurait lancé le magistrat.
Une situation inattendue qui illustre, selon son récit, la nécessité de savoir mobiliser tous les arguments pertinents pour défendre un dossier.
Neuf heures de route pour arriver à l’audience
La détermination de Wax Dey s’est également manifestée lors d’un déplacement particulièrement éprouvant. Alors qu’un vol vers un centre de détention éloigné avait été annulé, il affirme avoir pris une voiture et parcouru neuf heures de route. « J’ai loué une voiture et conduit pendant neuf heures. Je suis arrivé juste à temps pour préparer mon client le matin et gagner son affaire », raconte-t-il.
Dans une autre circonstance, il dit avoir quitté en plein milieu une conférence de presse au Maroc afin de participer à une audience en visioconférence.

« Chaque jour est nouveau »
Pour Wax Dey, cette nouvelle carrière est loin d’être arrivée à son terme. « Chaque jour est nouveau : une nouvelle affaire, un nouveau tribunal, de nouveaux faits. Une nouvelle montée d’adrénaline. Et ce n’est que le début », affirme-t-il.
Après avoir remercié ses clients, ses collègues, sa famille et ses amis pour leur soutien, l’artiste devenu avocat se tourne déjà vers les prochaines échéances. « À tous mes clients, collègues, membres de ma famille et amis qui ont fait avancer ce navire, merci », conclut-il, avant d’annoncer : « Le 12 septembre, nous peindrons le Maryland en bleu marine. »
De la scène musicale aux tribunaux américains, Wax Dey poursuit une trajectoire pour le moins singulière. Son témoignage du 19 août 2026 révèle un professionnel confronté aux réalités parfois imprévisibles du droit, mais surtout déterminé à défendre ses clients avec engagement. Pour lui, malgré les kilomètres parcourus, les dossiers difficiles et les nuits de travail, l’aventure ne fait que commencer.
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Benjamin NOAH










