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Après le succès de ses reprises, Kayazo ouvre un nouveau chapitre avec « Kololo Bass »

Après avoir imposé son nom grâce à ses reprises devenues virales, Kayazo présente un EP porté par « Kololo Bass », disponible depuis le 7 août sur les plateformes de streaming. À notre micro, l’artiste se confie sur le phénomène des Open Verse, les origines de son nouveau titre et la vision qui accompagne ce projet.

Quand les reprises installent un nom

Depuis plusieurs mois, les internautes et les mélomanes ont découvert un nouveau phénomène. Grâce à ses open verses sur des succès camerounais, Kayazo, le nouveau « chouchou » de la toile s’est tissé une niche. Mais comment ça démarre? L’artiste raconte:
« Je peux dire que de fil en aiguille, c’est allé crescendo parce qu’il y a déjà Blanche Bailly qui republie sa reprise avec Lady ponce et ça commence à faire un peu de tapage. Puis quelques temps après, Ella Nao qui republie sa reprise aussi, là ça fait un petit coup de buzz. Puis Vanister qui republie sa reprise et qui m’invite sur son projet. C’est là que les gens se disent « Ah ben tiens, c’est qui ce mec?« 

La curiosité autour de l’artiste finit ainsi par dépasser celle suscitée par ses reprises. Le public veut désormais découvrir l’univers du musicien derrière les Open Verse.
« Je viens avec un nouveau projet pour leur faire savoir que je peux aussi faire des chansons à moi. Je suis un vieil artiste. J’ai 30 ans de studio quasiment depuis mon grand-père.« 

« Kololo Bass », retour aux racines

C’est dans ce contexte que Kayazo dévoile le 7 août 2026 « Kololo Bass », extrait de son EP.

« kololo Bass, c’est une chanson, c’est une comptine pour enfants chez nous. Je suis ressortissant spécialement du peuple Batanga de Kribi d’une part, mais aussi d’un peuple togolais côtier. Kololo Bass, c’est une comptine pour réunir les différents peuples de chez nous qui venaient des déportations et des guerres. Il fallait leur donner un peu de joie et d’amour. On faisait jouer des enfants autour du feu le soir au village. Kololo Bass, c’est une invite à ma communauté, à mon public, de venir danser avec moi », explique celui qui se fait surnommer « Muna Mboa« .

Après le succès de ses reprises, Kayazo ouvre un nouveau chapitre avec "Kololo Bass"

Un titre qui évoque le bruit des mains et de la mer

Le nom « Kololo Bass » ne renvoie pas, selon l’artiste, à une traduction précise. Il évoque plutôt une ambiance et des sons.
« Kololo Bass, c’est le bruit du clap des mains et de l’eau qui vient de la mer parce que ça se passait au bord de mer avec un feu de camp. »

Le titre devient ainsi le point de rencontre entre une mémoire culturelle et une proposition musicale contemporaine.

Un EP bouleversé par le succès des Open Verse

L’histoire du projet ne s’arrête pas à la sortie de « Kololo Bass ». Kayazo révèle que l’EP était déjà prêt avant l’explosion des Open Verse.
Le plan initial était de publier régulièrement des reprises pendant un mois afin de gagner quelques abonnés supplémentaires avant de mettre le projet en ligne.

Mais le phénomène prend rapidement une autre ampleur.
« Sauf qu’avant le mois en question, tout ce qu’on avait prévu a pris de la valeur. »

L’artiste précise avoir déjà tenté les Open Verse auparavant. Mais ses premières expériences ne portaient pas sur les musiques camerounaises et n’avaient pas suscité le même engouement.
Cette fois, la formule trouve son public.

Pas question de monnayer sa communauté

Le succès des Open Verse a ouvert naturellement la porte aux collaborations. Mais Kayazo dit vouloir conserver une certaine ligne de conduite.
Pour lui, les collaborations entre artistes ne doivent pas systématiquement être conditionnées par une rémunération.
« Je ne demanderais jamais d’argent à un collègue pour un featuring. »

Il affirme également avoir refusé de l’argent proposé pour certains Open Verse.
« Je ne suis pas là pour monnayer ma communauté. »

La musique comme passion, l’informatique comme métier

Derrière Kayazo, il y a aussi Yves Amara, ingénieur en informatique spécialisé dans le développement de logiciels.
La musique est désormais une activité professionnelle qu’il assume pleinement, mais elle ne constitue pas encore son principal revenu.
« Kayazo a décidé de faire de la musique professionnellement parce que c’est mon kiff, mais c’est pas forcément ce qui me rémunère. »

Son métier d’ingénieur reste aujourd’hui ce qui lui permet de vivre, tandis que la musique lui offre un espace de création qu’il développe progressivement.

Pour découvrir en intégralité les coulisses de cet EP, l’histoire de « Kololo Bass », le phénomène des Open Verse et les ambitions de Kayazo, rendez-vous ce vendredi 21 août dès 18h dans « L’INVITÉ » sur Laura Dave Média TV ou en replay sur notre chaîne YouTube.

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire celui-ci

Eve-Pérec N.BEHALAL

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