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Lil Jay Bingerack dévoile ses débuts, ses galères et son ascension internationale

Du rêve de devenir footballeur à celui de conquérir les plus grandes scènes musicales, Lil Jay Bingerack a connu les doutes, la précarité, les déceptions et les remises en question avant de trouver sa place dans l’industrie. Lors d’un entretien en podcast, l’artiste ivoirien revient sur son parcours, l’influence de son frère LJ, sa rencontre avec Elvis Diomandé, son arrivée chez Black Star France, sa collaboration avec Gims et la place de sa foi dans son évolution.

Du football à la musique

À 12 ans, Lil Jay ne se destinait pas encore à une carrière musicale. Son rêve était de devenir footballeur et de suivre les traces de Didier Drogba ou Yaya Touré. « Même quand je dormais la nuit là, je me voyais dans des stades… en train d’être une star du football », raconte-t-il.

La musique entre progressivement dans sa vie grâce à son frère aîné, LJ du groupe Kiff No Beat. En l’accompagnant au studio, en répétition et en concert, il découvre un univers qui finit par le séduire. « C’est lui qui m’inspire », reconnaît-il.

Lil Jay Bingerack dévoile ses débuts, ses galères et son ascension internationale

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫

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Porter le nom de LJ sans rester dans son ombre

Être le petit frère d’une figure déjà connue constitue rapidement un défi. Lil Jay doit faire face aux comparaisons et aux remarques de ceux qui doutent de sa capacité à exister artistiquement par lui-même. « Ton frère une star, toi tu veux venir chanter quoi ici ? », lui lance-t-on à ses débuts.

Un arrangeur va même lui prédire qu’il ne fera jamais carrière après avoir entendu l’un de ses premiers couplets. Loin d’abandonner, il décide de travailler davantage et d’élargir ses influences musicales, du jazz au blues en passant par Salif Keita, Oumou Sangaré et le zouglou.

Plusieurs personnes lui conseillent également de retirer « Lil » de son nom d’artiste. Il refuse. « Je vais garder justement pour faire honneur à mon grand frère », explique-t-il, assumant ainsi son héritage tout en cherchant à construire sa propre identité.

Des galères qui ont failli lui faire abandonner

Avant le succès, l’artiste traverse une période particulièrement difficile. Une première expérience avec un label se transforme en déception : en un an, un seul morceau est réalisé et le tournage du clip s’éternise. Épuisé moralement, l’artiste décide de mettre la musique entre parenthèses. « J’ai fait une dépression… je pleurais tout le temps. J’ai dit : “Mais c’est ça la musique là ?” Moi, j’ai arrêté la musique », confie-t-il.

Sa précarité de l’époque est également marquante. Installé à Bingerville dans des conditions modestes, il raconte : « Je suis couché… sur mon matelas au sol… il y a même pas de poignée sur la porte… les débuts c’était chaud. »

Du rêve de devenir footballeur à celui de conquérir les plus grandes scènes musicales, Lil Jay Bingerack a connu les doutes, la

Elvis Diomandé, puis Gims : les rencontres décisives

Alors que sa carrière semble à l’arrêt, une rencontre avec Elvis Diomandé, faite lors d’un footing, change la donne. Après quelques mois, le producteur décide de miser sur lui et lui permet de retourner en studio. « Il m’a dit : “Je vais te donner l’argent… je mets l’argent sur toi, tu vas aller en studio” », raconte Lil Jay.

Son titre « Espoir » finit ensuite par attirer l’attention d’un recruteur. Cette opportunité le conduit jusqu’à Black Star France et à une collaboration avec Gim’s. Le souvenir de leur premier échange reste fort : « Je vois Gims… il m’a parlé : “Bienvenue dans la maison, merci pour la confiance, on va travailler.” C’est là que je me suis dit : c’est là que ça commence. »

Lil Jay souligne également la discipline de l’artiste français : « Il finit les shows… 4h du matin… il revient encore en studio. C’est une machine de guerre musicalement. »

« Baoulé Superstar », la confirmation d’une identité

Avec « Baoulé Superstar », Lil Jay affirme une identité musicale qui lui ressemble. Il décrit son univers comme de la « tradit-pop musique », inspirée des sonorités du terroir africain et de la pop européenne.
Le morceau finit même par devenir indissociable de son image. « Les gens m’appellent même plus “Baoulé Superstar” que “Lil J”… c’est devenu comme un passeport », explique-t-il.

Dans cette ascension, la foi occupe également une place centrale. « Quand j’ai rencontré Dieu, il y a eu beaucoup de choses qui sont allées plus vite », affirme l’artiste, qui considère aujourd’hui la spiritualité comme essentielle dans sa vie.

Des terrains de football aux studios d’enregistrement, Lil Jay Bingerack a transformé les échecs en moteur. Malgré les comparaisons avec son frère et les difficultés de ses débuts, il veut désormais imposer son propre nom. Face aux critiques sur sa relation avec LJ, il reste déterminé : « Je l’aime beaucoup… on est en mission, on a quelque chose à donner au monde et on va fermer des bouches. »

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Benjamin NOAH

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