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Des débuts précaires aux études de médecine, les leçons de résilience du Dr Marylin Quenom

Médecin généraliste, coach sportif et coach thérapeutique, le Dr Marylin Quenom revient sur son parcours, marqué par une orientation choisie presque sur un coup de tête, des débuts précaires à Parakou, la perte d’un proche, des études médicales exigeantes et une discipline devenue au fil des années une véritable philosophie de vie. IL souvre le 04 actorbre 2026 Sur ses premiers pas en faculté à son exercice actuel, et raconte les choix, les échecs et les efforts qui ont façonné son parcours.

« La seule chose que je savais, c’est que j’avais envie d’aider les autres »

Le Dr Marylin Quenom n’avait pas toujours envisagé la médecine. Après le baccalauréat, son choix se fait presque dans l’improvisation.
« La décision a été prise littéralement sur un coup de tête parce que je voulais rendre fier un oncle qui, après le bac, m’a demandé ce que je voulais faire de ma vie. J’ai choisi médecine et les choses se sont faites toutes seules. »

Une motivation existait toutefois :
« La seule chose que je savais, c’est que j’avais envie d’aider les autres dans ce que je ferais comme métier. Mais ce que j’allais faire dans le concret, je n’en avais aucune idée. »

Avant la faculté, un déclic scolaire avait déjà changé son rapport au travail. Élève moyen jusqu’au brevet, il décide en seconde de tester ses capacités.
« Je rentre dans ma salle de classe, je regarde la salle et je me dis : si je me donne un peu plus que d’habitude, je suis capable d’être le meilleur de cette classe. »

Il devient alors premier de sa classe.
« Je n’étais pas à mon plein potentiel », reconnaît-il.

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Parakou, les premières épreuves du Dr Marylin Quenom

Admis à la faculté de médecine de Parakou, il quitte Cotonou et se retrouve seul dans une ville qu’il ne connaît pas. Après avoir manqué son bus, il doit trouver où dormir.
« Ma mère me propose de dormir à la gare, ce que je refuse avec farouche opposition. Je lui ai dit : non, je ne peux pas dormir à la gare dans un endroit que je ne connais pas. Débrouillez-vous pour trouver un endroit où dormir parce que c’est vous qui m’avez envoyé ici. »

Après une auberge puis une semaine chez une connaissance, il trouve un petit studio où il passera sa première année.

« Soit tu prends le pli dès le départ, soit tu t’en vas »

Dès le premier cours d’anatomie, la réalité de la formation médicale s’impose.
« Commencer par l’anatomie, ça te met tout de suite dans le bain. Tu sais que là où tu es, tu ne viens pas t’amuser. Soit tu prends le pli dès le départ, soit tu t’en vas dès le départ. »

Face à plusieurs centaines d’étudiants, il choisit de ne pas se comparer.
« Je ne contrôle pas son échec ou sa réussite. Je peux contrôler la mienne. »

Son objectif : donner le meilleur de lui-même.
« Je n’ai pas de pression de la réussite à tout prix. J’ai une pression d’être là, de donner le meilleur de moi-même. »

Une discipline au-delà des études

La charge de travail impose une organisation stricte.
« Tout le monde étudie en médecine. Il fallait être organisé, surtout parce qu’il y avait énormément de choses à étudier. Il fallait savoir ce qu’il faut lire et ce qu’il faut bûcher. »

Cette discipline s’étend au sport.
« Quand je finis la journée, que tous mes collègues rentrent à la maison, moi je monte au 8e étage pour aller à la salle de sport. »

Aujourd’hui, il est également coach sportif et thérapeutique :
« Je travaille sur la psychologie ainsi que sur le physique. En dehors du fait de traiter mes patients, j’assure la prévention de leur maladie. »

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Une promesse malgré le deuil

L’homme pour lequel il avait notamment choisi de faire médecine décède durant sa première année.
« J’aurais voulu qu’il soit là. […] L’objectif étant de pouvoir finir médecin et de pouvoir le soigner. Mais dès les débuts de ma formation, déjà il s’en allait. »

Malgré cette disparition, la promesse demeure :


« Je voulais quand même aller au bout de cette promesse que je lui avais faite, qui était d’être médecin, et je me suis battu pour y arriver. »

« Quand Dieu te donne un talent, tu as le devoir de l’utiliser et de l’exploiter à son plein potentiel », affirme-t-il.

Un parcours que le Dr Henry Guissagi met en lumière dans le podcast La Tribune du Carabin, consacré aux études médicales en Afrique francophone. Une histoire qui rappelle que derrière les quelques minutes d’une consultation se cachent souvent des années d’études, de sacrifices, de succès et d’échecs.

Si cet article vous a interessé, n’hésitez pas à lire celui ici👇👇👇

Muriel yanga

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