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Njohreur ouvre les archives d’une carrière marquée par Petit Pays et le makossa

Au cours de son passage dans les locaux de Laura Dave Media TV dans le cadre de l’émission L’INVITE, l’artiste camerounais Njohreur est revenu sur les grandes étapes d’une carrière construite autour de la passion, de la persévérance et du makossa. De ses premiers souvenirs musicaux à son intégration dans le célèbre groupe « Les Sans Visas » de Petit Pays, il raconte les moments qui ont façonné son identité artistique.

« Le virus de la musique, c’est depuis mes onze ans »

Né dans une famille de huit enfants, quatre garçons et quatre filles, Francis Victor Njoh de son véritable nom explique que sa relation avec la musique remonte à son enfance. Mais son véritable déclic intervient lorsqu’il intègre le CES. « Je pense que le virus de la musique c’est depuis mes onze ans. Mais le déclic est parti au moment où j’intègre le CES dans les années quatre-vingt-quatre. »

À cette époque, intégrer l’orchestre de son établissement n’est pas une mission facile pour le jeune élève. Les nouveaux venus, surnommés les « bleus », n’ont pas accès facilement au club de musique. Mais sa détermination finit par faire la différence.
« Les bleus n’avaient pas le droit de franchir le territoire de tous ceux qui faisaient partie du club. Mais comme je suis quelqu’un de tenace, chaque jour que les gars répétaient, moi aussi je venais essayer de les admirer, » narre t-il.

Une persévérance qui finit par lui ouvrir une porte. Un jour, il est invité à prendre le micro. Ce moment devient le point de départ d’une nouvelle aventure. « Un jour, le chef m’a attrapé, il m’a jeté dans la salle, j’ai pris le micro, et c’était parti. »

Njohreur ouvre les archives d’une carrière marquée par Petit Pays et le makossa

Des trophées scolaires avant les grandes scènes

Après cette première expérience, Njohreur commence à se faire remarquer dans le milieu scolaire. Il évolue progressivement dans les différents orchestres de son établissement et participe à plusieurs compétitions. « Petit à petit, j’ai commencé à évoluer avec le CES, un peu plus au niveau du CES bilingue, deuxième trophée, lycée bilingue, troisième trophée. »

Ces récompenses renforcent sa volonté de progresser. Le jeune artiste comprend alors qu’il doit davantage travailler sa voix et son univers musical. « Je me suis dit, écoute, il faut que j’essaie un peu de me perfectionner. »

« Petit Pays m’a repéré lui-même à la salle des fêtes d’Akwa »

Le tournant majeur de sa carrière intervient en 1995, lors de l’arrivée de Petit Pays au Cameroun. Le célèbre artiste prépare alors la création d’un groupe local après son expérience avec Les Sans Visas en France.

À cette période, le jeune Francis Victor Njoh se produit régulièrement lors des concerts organisés à Douala. Il assure notamment les premières parties des grandes vedettes de l’époque. « Moi, j’étais celui-là qui faisait ce qu’on appelle le lever de rideau, parce qu’on avait des gens tels que la diva Grace Decca qui devait passer. »

Ses prestations finissent par attirer l’attention de Petit Pays. «On dit à Petit Pays qu’il y avait un jeune qui, chaque soir, lorsqu’il reprend des chansons, c’est une déluge. Il a dit : j’aimerais vivre ça déjà. »

La rencontre se fait directement depuis la scène. « Un soir pendant que je chantais, quelqu’un s’est amené avec une carte de visite sur le podium. Il me dit : tiens, c’est Petit Pays qui m’envoie. J’ai dit : wow, le vrai Petit Pays. »

Quelques temps plus tard, Njohreur rejoint l’aventure des Sans Visas. « Je suis parti voir Petit Pays et puis voilà, j’intègre le groupe Les Sans Visas. Avec Petit Pays, j’ai passé pratiquement dix ans. »

Njohreur est revenu sur les grandes étapes d'une carrière construite autour de la passion, de la persévérance et du makossa.

Une aventure qui lui ouvre les portes de l’international

Cette collaboration marque une période importante de sa carrière. Njohreur, aussi surnommé « Mba Nu Tiger » garde notamment un souvenir particulier de son premier voyage hors du Cameroun, rendu possible grâce à cette aventure musicale.
« Un bon moment , lorsque je reçois mon tout premier passeport, c’est grâce au grand maître Petit Pays, pour notre premier voyage à Libreville, au Gabon. »

Au-delà de la scène, cette expérience représente pour lui une véritable école artistique et humaine.

« Je suis un concepteur du Classico Makossa »

Aujourd’hui encore, Njohreur considère la musique comme le fil conducteur de son existence. Il affirme ne pas envisager d’abandonner cet art qui l’accompagne depuis son enfance. « La musique, c’est tout ce que je sais faire. Je vais lâcher le jour où Dieu va me rappeler. »

L’artiste souhaite surtout laisser une trace dans l’histoire musicale camerounaise grâce à son nouveau concept « Classico Makossa » qu’il présente comme une contribution personnelle au makossa.
« J’aimerais qu’on retienne de moi un artiste qui a apporté une petite pierre à l’édifice avec le concept Classico Makossa. Je suis un concepteur. »

L’intégralité de son témoignage est à découvrir dans L’INVITÉ, ce vendredi 24 juillet dès 18h sur Laura Dave Media TV et en replay sur notre chaine youtube.

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Eve-Perec N.BEHALAL

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