AccueilPeopleJohn T. William's dénonce le rapport opportuniste de certains artistes aux médias
CLIQUEZ ICI POUR PROFITER DE L'OFFREspot_img

John T. William’s dénonce le rapport opportuniste de certains artistes aux médias

Le débat sur les rapports parfois tendus entre les artistes et les médias a de nouveau animé la sphère culturelle camerounaise ces derniers jours. Lors d’une émission radiophonique le 20 juillet 2026, puis largement relayé sur les réseaux sociaux, le promoteur de média camerounais John T. William’s a livré une analyse sans détour sur les habitudes de communication de certains créateurs musicaux. Pour lui, limiter les échanges avec les médias aux seules périodes de promotion est une stratégie inefficace qui fragilise une relation pourtant essentielle au développement d’une carrière.

Des tournées médiatiques jugées trop intéressées

Dès le début de son intervention, John T. William’s pointe ce qu’il considère comme l’une des principales erreurs de nombreux artistes. Selon lui, beaucoup n’approchent les médias qu’au moment où un nouveau projet est prêt à être commercialisé. « Les artistes ne viennent vers les médias que lorsqu’ils estiment que c’est le moment pour eux de communiquer. C’est ce qu’ils appellent les tournées médiatiques. Mais ça ne marche pas comme ça nulle part. » À ses yeux, cette logique réduit le média à un simple outil promotionnel, alors que la collaboration devrait s’inscrire dans une dynamique beaucoup plus durable.

John T. William's dénonce le rapport opportuniste de certains artistes aux médias

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫

Une relation qui doit se construire bien avant la sortie d’un projet

Le promoteur insiste sur le fait qu’un média n’existe pas uniquement pour accompagner les campagnes de lancement d’un album ou d’un single. Il estime que les artistes gagneraient à entretenir un dialogue régulier avec les plateformes qui les mettent en lumière. « Il s’agit d’un échange. Quand tu viens en tournée, c’est que tu veux vendre quelque chose. Mais le média aussi a besoin de toi hors de ta tournée. » Il regrette d’ailleurs que certains refusent des invitations sous prétexte de ne rien avoir à promouvoir : « J’ai plein d’artistes ici que je ne reçois pas parce qu’ils vont te dire : « Je n’ai rien à présenter ». Mais viens, on peut discuter, faire des jeux, échanger. Tout n’est pas autour de ton projet qui est actuellement en train de sortir. »

L’exemple des artistes internationaux

Pour illustrer son propos, John T. William’s compare cette attitude à celle observée chez plusieurs artistes internationaux. Selon lui, même lorsque ceux-ci ne sont pas en pleine actualité musicale, ils continuent de nourrir leur relation avec les médias. « Tu peux avoir n’importe quel artiste français, qu’il ait un projet ou pas. Même si un artiste communique davantage lorsqu’il sort un projet, le lien avec le média doit se construire de manière constante. » Il considère que cette proximité régulière permet d’installer une relation de confiance bénéfique aussi bien pour les artistes que pour les diffuseurs.

L’égoïsme et l’entourage, deux obstacles selon lui

Le promoteur de média va plus loin en qualifiant cette approche de certains artistes d’« égoïste ». Pour lui, ne solliciter les médias qu’en période de besoin traduit une vision déséquilibrée du partenariat. « Ce n’est pas quand j’ai besoin de toi que je viens vers toi pour communiquer. » Il pointe également la responsabilité de certains entourages artistiques : « Quand tu as ce genre de direction artistique aussi affirmée, que tu connais tout, tu peux t’entourer de gens qui pensent tout connaître. Et ça, c’est un vrai problème. »

 John T. William's a livré une analyse sans détour sur les habitudes de communication de certains créateurs musicaux. Pour lui, limiter les échanges avec les médias

Pas de boycott, mais un appel au respect

Malgré ses critiques, John T. William’s précise qu’il n’est pas favorable au boycott des artistes. Selon lui, empêcher la diffusion d’une œuvre n’a plus vraiment de sens dans un environnement où les plateformes numériques permettent au public d’accéder facilement à la musique. « Je suis contre les gens qui veulent boycotter. On ne boycotte pas un artiste. » En revanche, il estime que le respect des médias demeure indispensable : « J’estime qu’on ne crache pas sur un média, tout court. Voilà, c’est mon point de vue. »

Au-delà de la promotion, construire un véritable partenariat

Au-delà du coup de gueule, John T. William’s invite artistes et médias à repenser leur manière de collaborer. Pour lui, une carrière ne se construit pas uniquement lors des sorties de projets, mais aussi grâce à des échanges réguliers, capables de créer une relation de confiance durable avec les professionnels de l’information et, surtout, avec le public.

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire

Benjamin NOAH

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Nous recrutons
Notre Newsletter
CLIQUEZ ICI POUR REGARDERspot_img
Téléchargez Notre Application

Les plus Populaires

Téléchargez Notre Application

Commentaires recents

CLIQUER ICI POUR PROFITER DE L'OFFREspot_img