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« Libérons les mémoires », l’histoire de l’indépendance du Cameroun mise en exposition à Douala

Le Palais de la Culture Sawa de Douala s’est transformé, depuis le 5 mars 2026, en un véritable lieu de mémoire. À l’occasion du vernissage de l’exposition « Indépendance du Cameroun, libérons la mémoire », organisée par La Route des Chefferies, autorités administratives, chefs traditionnels, acteurs culturels et diplomatiques se sont réunis pour redécouvrir les pages marquantes de l’histoire nationale. La cérémonie s’est déroulée en présence notamment du gouverneur de la région du Littoral, du maire de la ville de Douala, , du consul général de France et de nombreuses personnalités traditionnelles et culturelles.

"Libérons les mémoires", l'histoire de l'indépendance du Cameroun mise en exposition à Douala

Une plongée dans les racines de l’histoire camerounaise

Installée au Palais de la Culture Sawa au quartier Bonanjo, cette exposition ambitionne de replonger le public dans les grandes étapes ayant conduit le Cameroun à l’indépendance. Elle retrace l’histoire du pays depuis la période coloniale, en passant par les luttes politiques et sociales, jusqu’à la proclamation de l’indépendance en 1960.

Selon l’un des commissaires de l’exposition, l’objectif est de:
« transmettre au jeune public la connaissance du passé et donner des clés de compréhension de l’histoire du Cameroun », tout en permettant de « sensibiliser à la richesse et à la diversité du patrimoine historique et culturel du pays ».

À l’occasion du vernissage de l’exposition « Indépendance du Cameroun, libérons la mémoire », organisée par La Route des Chefferies, autorités

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫

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L’exposition s’organise autour de plusieurs espaces thématiques retraçant notamment la domination allemande, le mandat franco-britannique après la Première Guerre mondiale, la montée des mouvements nationalistes et les premières aspirations à l’indépendance. Des documents d’archives, photographies, objets historiques et installations audiovisuelles jalonnent le parcours.

Parmi les pièces les plus marquantes présentées au public figurent également des objets ayant appartenu aux figures historiques de la lutte pour l’indépendance, notamment les chaussures portées par certains de ces héros, symboles matériels d’un combat qui a façonné la nation.

Pour les organisateurs, cette exposition s’inscrit dans une démarche plus large :
« faire revivre la mémoire liée à l’indépendance du Cameroun et rendre hommage aux héros de cette période ».

Douala, une ville au cœur de la mémoire

Le choix de Douala pour accueillir cette exposition n’est pas anodin. Ville portuaire et carrefour culturel, la capitale économique du Cameroun a été un théâtre majeur des résistances contre la colonisation.

Le commissaire de l’exposition rappelle que « Douala est un lieu symbolique pour accueillir cette exposition, car la ville a été le théâtre de nombreux événements liés à l’histoire de l’indépendance du Cameroun ».

Les premières résistances majeures à la domination coloniale y ont vu le jour, portées notamment par des figures emblématiques comme le roi Douala Manga Bell et d’autres leaders historiques.

La mémoire par l’art et la scène

Le vernissage a également été marqué par plusieurs animations culturelles, dont la présentation d’un extrait théâtral intitulé « La mémoire libérée» d’ Augustine Moukodi.

L’auteure explique que cette création artistique vise à rappeler certaines dates marquantes souvent méconnues du grand public.

« Nous avons choisi des dates précises, comme juillet 1931 qui représente la révolte des femmes à Douala. Beaucoup de jeunes, surtout de jeunes femmes, ne savent pas qu’ici, des centaines de femmes se sont levées pour dire non à l’administration coloniale », a-t-elle expliqué.

L’artiste rappelle également d’autres moments historiques évoqués dans la pièce :
« L’indépendance a été proclamée le 1er janvier à Yaoundé, mais le président Ahidjo est venu à Douala le 2 janvier et il était à Garoua le 3 janvier pour marquer cet événement. Ce sont des éléments que nous avons voulu partager. »

Pour elle, l’enjeu dépasse la simple transmission historique.
« Il est urgent que nous connaissions tous notre histoire. Nous la connaissons parfois mal ou avec des versions différentes. Une commission scientifique a travaillé pour éclairer certaines zones d’ombre et chacun peut contribuer à reconstruire cette mémoire collective. »

Une mémoire collective à préserver

Pour Tètè Ndamè, acteur culturel et personnel du Palais de la Culture Sawa, cette exposition constitue un moment important dans la construction de la mémoire nationale.

« Cette exposition vient marquer un point au milieu de l’histoire, un point au niveau de la mémoire collective et surtout de la mémoire historique des peuples camerounais », explique-t-il.

Il souligne également que l’indépendance a été marquée par des périodes particulièrement intenses :
« Ces années d’indépendance ont été pour certains des années de braise avec des dates hyper historiques. Ce sont ces visages, ces dates et ces événements que nous avons décidé de mettre aujourd’hui en lumière. »

Selon lui, l’exposition permettra aux habitants de Douala et aux visiteurs de mieux comprendre cette période déterminante.
« C’est une exposition qui va durer le temps de permettre aux Doualais de prendre conscience de tout ce qui s’est passé pendant cette période de 1960 à aujourd’hui. »

Une exposition ouverte jusqu’en juillet

Au-delà de son intérêt historique, « Indépendance du Cameroun, libérons la mémoire » se veut un espace de dialogue entre générations, mêlant archives, œuvres contemporaines, installations artistiques et dispositifs audiovisuels.

L’exposition reste ouverte au public jusqu’au mois de juillet 2026 au Palais de la Culture Sawa de Douala, offrant ainsi aux visiteurs l’opportunité de revisiter l’histoire du Cameroun et de redécouvrir les figures et les événements qui ont marqué la marche vers l’indépendance.

Un rendez-vous culturel et mémoriel qui invite chaque Camerounais à se réapproprier une histoire commune et à en préserver la mémoire pour les générations futures.

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Ève-Pérec N.BEHALAL

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