L’artiste plasticien camerounais Arnold Fokam est actuellement à l’affiche de la 42e édition de Art Brussels 2026, qui se tient à Bruxelles du 23 au 26 avril 2026. À travers l’exposition collective « Crocodile : Rites, spiritualité et survie à l’ère de l’anthropocène », il propose une œuvre hybride et engagée, mêlant photographie, peinture et performance.

Une foire internationale ouverte depuis le 23 avril
Événement majeur de l’art contemporain en Europe, Art Brussels a officiellement ouvert ses portes le jeudi 23 avril 2026, marquant le début de sa 42e édition, avec une programmation qui s’étend jusqu’au 26 avril .
La foire rassemble cette année près de 139 galeries issues de 26 pays et environ 500 artistes, confirmant son statut de plateforme incontournable pour la création contemporaine et le marché de l’art.
C’est dans ce cadre que l’artiste participe à une exposition collective avec la galerie Christophe Person.

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« Crocodile » : entre rites, mythes et anthropocène
Avec « Crocodile : Rites, spiritualité et survie à l’ère de l’anthropocène », Arnold Fokam explore les liens entre spiritualité africaine et enjeux contemporains. « Avec la galerie, on a décidé de montrer la suite de ma série de photo-peinture intitulée “Processions” », confie-t-il, une série amorcée lors de sa résidence à Bruxelles.
Son travail s’inscrit dans une réflexion profonde sur la place des traditions dans un monde en mutation.
Un masque Ijo au cœur d’une œuvre symbolique
Au centre de sa démarche artistique se trouve un masque Ijo, conçu au Congo-Brazzaville à partir de carton, matériau symbole de la surconsommation. Cette création hybride entre crocodile, humain et poisson, incarne « une métaphore des liens de symbiose que partagent tous les vivants ».
Inspiré du mythe de Mami Wata, ce masque devient le point de départ d’une réflexion sur les connexions entre les mondes visibles et invisibles.



Entre performance et création hybride
Après la fabrication du masque, l’artiste réalise une performance dansée sur les berges du fleuve Congo, capturée en images avant d’être retravaillée à la peinture. Ce processus donne naissance à des œuvres hybrides, mêlant photographie et peinture dans une narration visuelle singulière.
Une invitation à repenser spiritualité et environnement
Au-delà de l’esthétique, Arnold Fokam porte un message engagé : « Il est temps de renégocier une place pour nos spiritualités plurielles dans ce monde contemporain ». À travers la réinterprétation de mythes ancestraux, il interroge l’impact des croyances sur notre manière d’appréhender les urgences environnementales actuelles.

Présentée à Bruxelles jusqu’au 26 avril 2026, l’exposition « Crocodile » confirme la singularité du travail d’Arnold Fokam. Entre héritage culturel, expérimentation artistique et réflexion écologique, l’artiste camerounais s’impose comme une voix forte de la scène contemporaine africaine à l’international.
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Benjamin NOAH




