La 4e édition du Prix littéraire Osú, organisée par les éditions Éclosion, a tenu toutes ses promesses ce jeudi 23 avril 2026 à Yaoundé, réunissant auteurs, diplomates et passionnés du livre autour de la créativité africaine. Point culminant de la soirée : la remise des prix, moment fort qui a consacré les lauréats des différentes catégories sous les applaudissements, marquant l’apothéose de cet événement littéraire.
Une 4e édition sous le signe de l’ouverture internationale
Dès l’ouverture, la promotrice de l’événement, Christelle Noah, a donné le ton en soulignant l’ampleur croissante du prix : « Nous avons enregistré environ 500 candidatures cette année et des manuscrits venus du Gabon, du Togo, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, d’Algérie, du Maroc ». Une édition marquée par l’internationalisation et la mise en lumière d’une jeunesse africaine engagée.

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Le livre, instrument de diplomatie culturelle
Invité d’honneur, le Haut-Commissaire du Gabon, Anthony Minko Milam, a livré un plaidoyer vibrant pour le livre : « Le livre est le fil invisible qui relie nos forêts, nos villes et nos imaginaires […] c’est la forme pure de diplomatie culturelle ».

Dans la même dynamique, Éric Bonjour du Salon du Livre Africain de Paris a insisté sur le rôle stratégique du continent : « L’Afrique est le berceau du monde, mais aussi son avenir ».
Le professeur Charles Binam Bikoi a, quant à lui, appelé à une réappropriation narrative : « Les prix littéraires consolident le canon littéraire. Il faut un art poétique africain pour restaurer notre imaginaire ».
Les grands lauréats : une nouvelle génération en lumière
Moment phare de la soirée, la remise des distinctions a consacré plusieurs talents émergents : Catégorie Roman : Aurélie Joala remporte le 1er prix avec « L’enfant génie », saluant une victoire « cerise sur le gâteau ». Elle repart avec une dotation exceptionnelle de 500 000 FCFA offerte par Grégoire Owona. 2e prix : Laure Founz (« La femme des blancs »); 3e prix : Augustin Quadoo Quamé (absent).
Livre pour enfants : Coretta Forschim (1er prix) et Bel Yonga (2e prix) ; Littérature anglophone : Ivan Amungwa et Fran Chen pour « SOS »; Poésie : Franck Manadiu (1er prix) et Cédric Dakin Awafac (2e prix), ce dernier déclarant avec émotion : « Je reçois ce prix comme une fleur à peine éclose » ;
Langue maternelle : Achille Emo, connu sous le pseudonyme de Makalankwen, récompensé pour son dictionnaire des noms patrimoniaux Bamiléké






Distinctions spéciales : engagement et influence salués
La soirée a également honoré des figures majeures du soutien au livre : Éric Essousse, distingué pour son appui constant à la littérature ; Pauline Angonor, récompensée pour son engagement en faveur de la lecture (« Lire des livres délivre ») et Christelle Noah, élevée au rang de « Wonder Woman » pour son action en
faveur de la culture et de
l’autonomisation des femmes
Une soirée d’émotions, entre littérature et célébration
Entre prestations artistiques, hommages et témoignages, l’événement a pris des allures de véritable fête culturelle. Très émue en clôture, Christelle Noah a confié : « Quand tu tombes, tu te relèves […] on apprend des difficultés », saluant le travail de son équipe et la résilience derrière cette réussite.
Le Prix Osú, un levier pour l’avenir du livre africain
Au-delà des récompenses, cette édition 2026 confirme le Prix Osú comme une plateforme majeure de promotion de la littérature africaine. Entre reconnaissance des talents, valorisation des langues locales et ouverture internationale, l’événement s’impose comme un véritable catalyseur d’une nouvelle génération d’écrivains africains, prête à raconter le continent autrement.

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Diane Laure MISSEKOU




