AccueilCultureLittératureDes murs et des libres », Eric AKAM dévoile un projet pour...
CLIQUEZ ICI POUR PROFITER DE L'OFFREspot_img

Des murs et des libres », Eric AKAM dévoile un projet pour redonner espoir aux détenus

Le documentariste, rappeur et poète Eric Akam a récemment dévoilé sur sa page Facebook un projet ambitieux et profondément humain : « Des murs et des libres ». À l’origine, cette initiative s’inscrit dans la tournée de son film « Tout l’or du Kwatt », qu’il souhaitait projeter dans les prisons du Cameroun. Mais très vite, une question s’est imposée : que reste-t-il après la projection ?

« Quand tu viens et diffuses ton film, après ton départ il n’y a rien qui reste », confie-t-il.

C’est de cette réflexion qu’est née l’idée d’aller plus loin, en créant un projet durable. Avec son collaborateur Ramsès Akoute, il pose alors les bases d’une initiative qui dépasse le simple cadre du cinéma.

Des murs et des libres », Eric AKAM dévoile un projet pour redonner espoir aux détenus

Du cinéma aux bibliothèques : une vision durable

Si le projet est né du cinéma, il s’en est rapidement affranchi pour embrasser une dimension plus large : celle de l’accès à la culture à travers le livre.

« Le cinéma à lui seul ne suffit pas », explique Eric Akam, contacté par la rédaction de Laura Dave Média. « Le but, c’est de laisser quelque chose de durable, qui permet aux détenus de créer des perspectives. »

Au cœur de cette vision, une conviction forte :
« On pense qu’un homme privé de culture est un homme privé d’une part de son humanité. »

Le documentariste, rappeur et poète Eric Akam a récemment dévoilé sur sa page Facebook un projet ambitieux et profondément humain : « Des murs et des libres ».

Pour ne rien rater sur l’actualité people abonnez-vous à notre chaîne whatsapp…👇🏿👇🏿

https://whatsapp.com/channel/0029Vax9xnDA89MjE14EYO2Q

Ainsi, « Des murs et des libres » vise à installer de véritables bibliothèques dans les établissements pénitentiaires, afin d’offrir aux détenus des outils d’évasion intellectuelle et de reconstruction personnelle.

Le livre comme refuge et outil de transformation

Le projet repose sur une collecte massive de livres auprès des particuliers camerounais. Ces ouvrages seront ensuite acheminés vers les prisons, où ils deviendront bien plus que de simples objets de lecture.

« En prison, on n’a plus autre chose : c’est le temps », souligne-t-il.

Dans ce contexte, le livre apparaît comme une réponse essentielle :
« La meilleure façon de mettre le temps à disposition, c’est de créer l’évasion via la culture. »

Histoire, économie, philosophie, sociologie ou encore religion : les ouvrages sélectionnés devront permettre d’ouvrir les esprits, d’apaiser et d’élever. L’objectif est clair : apporter du savoir à ceux qui en sont privés et stimuler une curiosité intellectuelle capable de transformer des trajectoires de vie.

Une mobilisation citoyenne en marche

Pour concrétiser cette ambition, un appel aux dons a été lancé. Un numéro WhatsApp est mis à disposition afin de faciliter la collecte et orienter les donateurs vers les points de dépôt, notamment à Yaoundé et Douala, avec une extension envisagée à Bafoussam.

Le projet s’appuie sur une organisation structurée autour de dix grands piliers thématiques, permettant de proposer des collections adaptées à la diversité des profils et des sensibilités en milieu carcéral.

Lutter contre l’oisiveté et redonner une dignité

Au fil des échanges avec les autorités pénitentiaires, un constat s’est imposé : l’un des plus grands dangers en prison reste l’oisiveté.

« On veut leur apporter des livres pour réduire cela », explique Eric Akam.

Mais au-delà de l’occupation du temps, l’enjeu est bien plus profond : il s’agit de restaurer une dignité et de redonner une perspective à ceux que la société a mis à l’écart.

« La prison, ce n’est pas la fin d’une vie, mais un moment d’arrêt pour repenser la suite », affirme-t-il.

Humaniser la prison et préparer l’après

Avec « Des murs et des libres », Eric Akam porte une vision humaniste de la détention. Pour lui, la culture et en particulier le livre qui est un outil puissant d’introspection :

« Je ne connais pas d’outil plus puissant que le livre pour aller chercher en soi ce qu’on n’a pas toujours compris. »

Le projet débutera dans un premier établissement pénitentiaire, avant de s’étendre progressivement à d’autres. L’ambition est claire : humaniser la prison et accompagner les détenus vers une réinsertion plus apaisée.

Car au fond, rappelle-t-il, la prison touche toute la société :
« On a tous un cousin, un ami, un frère ou un voisin qui est en prison. »

En brisant le silence et la stigmatisation, « Des murs et des livres » se veut aussi un pont entre l’intérieur et l’extérieur, pour que ceux qui sortent ne reviennent pas les mains vides, mais avec « quelque chose en plus ».

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire celui-ci

https://urlr.me/5JAZBT

Benjamin NOAH

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Nous recrutons
Notre Newsletter
Téléchargez Notre Application

Les plus Populaires

Téléchargez Notre Application

Commentaires recents

CLIQUER ICI POUR PROFITER DE L'OFFREspot_img