La ville de Yaoundé accueille du 22 au 25 avril 2026 la 12ᵉ édition du FIRST SHORT 12, un rendez-vous majeur dédié au cinéma d’école africain et international.
Placée sous le signe de l’innovation et de l’intelligence artificielle, cette édition confirme l’ambition du festival : faire émerger la nouvelle génération de cinéastes du continent. Avec 30 films sélectionnés, 30 équipes en compétition et un seul “Stylo d’Or” en jeu, l’événement s’annonce intense.
Une sélection officielle qui reflète la diversité mondiale
La sélection couvre plusieurs catégories : fiction, documentaire, espoir et web série, avec des œuvres venues du Cameroun, de Belgique, du Canada, du Brésil et d’Égypte.
Parmi les films retenus, on peut citer en fiction “Les Échos du Silence” (Cameroun), “Bruxelles Minuit” (Belgique) et “La Dernière Frontière” (Canada). En documentaire, la sélection inclut “Mémoire d’un Fleuve” (Brésil) et “Sous le Voile du Nil” (Égypte). Du côté des films d’espoir, “Premiers Pas” et “Horizons Croisés” retiennent l’attention, tandis que la catégorie web série met en avant des projets innovants comme “Upload Yaoundé” et “Digital Shadows”. « Cette année, la sélection reflète une diversité incroyable de regards, de cultures et d’approches technologiques », explique Césaire Moute.




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L’intelligence artificielle, thème central de cette édition
Cette 12ᵉ édition met en lumière un enjeu majeur : l’intelligence artificielle dans la création cinématographique. « L’IA peut intervenir dans la préparation des projets, la génération de pistes visuelles, l’amélioration du son, la traduction, le sous-titrage ou encore certaines tâches techniques », précise le promoteur. Mais il insiste sur une limite essentielle : « La technologie doit assister l’artiste, jamais le remplacer. L’émotion, la sensibilité et la vision restent profondément humaines. »

“Former, encadrer et offrir une vitrine aux jeunes talents”
Pour Césaire Moute, le festival dépasse la simple compétition. « Notre mission ne s’arrête pas à la remise des trophées. Nous avons mis en place un véritable écosystème d’accompagnement, de formation et de visibilité. » Il détaille les actions concrètes : « Le palmarès bénéficie d’une diffusion auprès de partenaires internationaux en Europe, notamment le Festival International du Film Francophone de Namur ou encore Elles Tournent en Belgique. »

Un véritable tremplin pour les jeunes cinéastes
Le festival investit dans la formation pratique : « L’an dernier, notre atelier principal portait sur la réalisation d’un court métrage, afin d’outiller concrètement les participants sur toutes les étapes de la création. » Et avant cela :
« Nous avions lancé un atelier d’écriture scénaristique qui a débouché sur la production de quatre courts métrages professionnels. »
Les défis d’un festival panafricain ambitieux
L’organisation n’est pas sans difficultés.
« Il y a d’abord la question du financement culturel, qui reste un enjeu majeur pour la pérennité des initiatives artistiques », reconnaît Césaire Moute. Il ajoute : « Il y a aussi les contraintes logistiques : visas, mobilité des participants, diffusion internationale, qualité technique des projections. »


“Investir dans les films d’école, c’est investir dans l’avenir”
Le festival défend une vision forte du cinéma d’école. « Les films d’école sont les premiers pas des futurs grands réalisateurs africains. Soutenir FIRST SHORT, c’est investir dans l’avenir du cinéma africain. »
Yaoundé, futur hub africain du cinéma d’école
L’ambition à long terme est claire. « Nous voulons faire de Yaoundé le carrefour africain de la formation, de l’innovation et de la découverte des nouveaux talents du cinéma. » Et plus encore : « Nous souhaitons créer un véritable marché africain des films d’école où œuvres, producteurs et diffuseurs se rencontrent. »

Une vision, une génération, un futur
Le FIRST SHORT s’impose comme bien plus qu’un festival. « FIRST SHORT n’est pas seulement un festival. C’est la fabrique des cinéastes africains de demain », conclut Césaire Moute. Entre innovation, formation et ouverture internationale, Yaoundé devient pour quatre jours le cœur battant du cinéma d’école africain.
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Diane Laure MISSEKOU




