Le 08 avril 2026, le Krystal Palace à Douala a accueilli la conférence de presse de l’avant-première de Porte 112, réunissant acteurs, producteurs, médias, blogueurs et partenaires autour d’une ambition commune : faire du cinéma camerounais un moteur culturel et économique incontournable.

Au-delà de la présentation de la série, l’événement s’est imposé comme un véritable plaidoyer pour une industrie encore en quête de structuration mais riche en créativité et en talents.
Emy Dany Bassong : pour une industrie structurée et collaborative
Productrice du projet via Edbass Entertainment, Emy Dany Bassong a livré un discours passionné, soulignant l’importance des médias et des partenaires dans l’édification d’un écosystème cinématographique solide.
Elle a rappelé que le Cameroun regorge de talents, mais que leur développement reste freiné par le manque de soutien institutionnel. Elle a salué l’engagement de Canal 2 International, qui en diffusant la série « participe à la construction d’une industrie » et ouvre la voie à d’autres productions locales.
Emy Dany Bassong a également lancé un appel aux créateurs : la qualité d’image, la solidité de l’écriture et le professionnalisme doivent devenir des standards. « Le cinéma est une culture qui éduque, questionne et valorise un pays », a-t-elle insisté, invitant État, médias, investisseurs et public à s’impliquer.

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Salem Kedy : viser l’excellence dès le format court
Pour Salem Kedy, réalisateur de la série, Porte 112 est le fruit d’une évolution marquante, initialement conçu pour le numérique. Il a insisté sur l’importance de maintenir des standards élevés pour les productions locales.
« Pour que la consommation vienne du pays, il faut que les chaînes locales nous accompagnent », a-t-il affirmé, soulignant le rôle crucial des télévisions dans la diffusion des œuvres camerounaises. Selon lui, le format court de la série qui est de 13 minutes par épisode, est un choix stratégique : « C’est mieux d’avoir un court format mais qui soit vraiment professionnel ».

Joyce Fotso : fidéliser le public avec une diffusion quotidienne
Joyce Fotso, directrice de la communication du projet, a expliqué la stratégie de diffusion adoptée. Le choix d’un épisode quotidien vise à créer un rendez-vous régulier avec le public et à renforcer l’engagement autour de la série.
Elle a également insisté sur la qualité du jeu d’acteur et de la narration, qui pousseront les téléspectateurs à suivre la série avec attention. Ainsi, dès le 13 avril 2026 à 20h40, Canal 2 International diffusera un épisode par jour.

Une série engagée et réaliste
Composée de 26 épisodes de 13 minutes chacun, Porte 112 explore les problématiques de couple, telles que le divorce et la santé mentale, invitant à une réflexion sur les réalités sociales contemporaines.
Revenant sur le choix de cette thématique, Emy Dany Bassong explique :
« Nous avons voulu aborder des réalités que vivent de nombreux foyers, notamment le divorce et la santé mentale, pour susciter des discussions et briser certains tabous dans notre société. »
Écrite par une équipe de scénaristes, dont Abena Victoire depuis la France, la série se veut à la fois réaliste et éducative. L’actrice Ange Blondelle a exprimé sa fierté de participer au projet :
« Participer à Porte 112 est une expérience enrichissante et formatrice, je suis fière de faire partie de cette aventure », a-t-elle confié.

Les médias, piliers de la croissance du cinéma
Les échanges ont mis en lumière le rôle déterminant des médias dans la visibilité et le développement de l’industrie. Entre promotion, critique constructive et relais positif, leur implication est essentielle pour permettre à l’industrie de se structurer et de se professionnaliser.
Comme l’a rappelé Emy Dany Bassong, même une œuvre imparfaite mérite d’être soutenue pour évoluer et contribuer à l’essor du cinéma national.
Un signal fort pour l’avenir
Avec Porte 112, les initiateurs ne présentent pas seulement une série, mais envoient un signal clair : le cinéma camerounais est en pleine mutation, prêt à se structurer et à s’imposer sur la scène locale et internationale.
Portée par une vision collective et un appel à l’unité, cette conférence de presse avant-première pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour l’industrie cinématographique nationale.

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Benjamin NOAH




