À l’approche du 8 mars 2026, plusieurs figures féminines camerounaises choisissent de marquer cette journée à leur manière. Gaëlle Wondje, artiste musicienne et entrepreneure culturelle, Aicha Dan, coach spirituel et directrice de Gold Care Agency, Sen Nancy, Miss Charity, et Alida Ymele, artiste visuelle, partagent leurs visions et initiatives. Entre valorisation du travail des femmes, actions artistiques, militantisme et visibilité internationale, chacune souligne que cette journée dépasse la simple festivité.
Gaëlle Wondje – Artiste musicienne et entrepreneure culturelle : le 8 mars 2026, une vitrine pour l’art et l’engagement
Pour Gaëlle Wondje, le 8 mars est avant tout un moment pour donner de la visibilité à ses projets et à sa vision entrepreneuriale.
« Le 08 mars est très souvent une journée spéciale à cause des événements autour de la journée internationale des droits de la femme. Alors en tant que femme entrepreneur c’est l’occasion pour moi de donner de la visibilité à ma vision. »
Elle revient sur ses initiatives passées et celles prévues pour cette année :
« L’année dernière avec l’association dont je suis la présidente PRODE nous avons mis en place le projet FEMIN’ART (journée marathon d’activités artistico-culturelles) qui aura lieu tous les deux ans. »
« Cette année à travers les pages de ce projet nous allons diffuser un message impactant non seulement pour les femmes mais aussi pour notre société. »
« Et en fin de journée je suis conviée à une rencontre de femmes entrepreneurs organisée par Ô CAFÉ CHEZ KIKI. »
Pour Gaëlle Wondje, célébrer le 8 mars, c’est marier art et engagement, et faire de cette date un moment d’influence positive.

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Aicha Dan – Coach spirituel et DG de Gold Care Agency : honorer le travail des femmes
Pour Aicha Dan, le 8 mars est une occasion de valoriser les femmes et leur rôle dans la société, notamment celles dont le travail est souvent invisible.
« Passer une journée avec mes filles est un luxe. »
« Beaucoup pensent que le travail de ménagère est un petit travail. Mais moi je vous dis aujourd’hui : c’est un travail de dignité. »
« Une femme qui connaît sa valeur devient une force que personne ne peut arrêter. »
Son message rappelle que le leadership féminin passe par le service et la reconnaissance du quotidien, loin des projecteurs médiatiques.

Sen Nancy – Miss Charity : le 8 mars 2026, une journée pour se faire entendre
Pour Sen Nancy, le 8 mars n’est pas une fête, mais un moment de combat et d’expression des droits des femmes.
« Activités peut-être, festivités non, c’est une journée dédiée à la femme, où nous pouvons nous faire entendre, exprimer nos maux, nos manquements, c’est un combat. Ma journée sera dédiée à ça. »
Sa vision militante souligne que cette journée doit rester un espace de parole et de revendication.

Alida Ymele – Artiste visuelle : célébrer la femme au quotidien par l’art
Pour Alida Ymele, la célébration des femmes se fait tout au long de l’année, à travers son travail artistique et son engagement pour les femmes invisibilisées.
« En tant que plasticienne, je me définis avant tout comme une « avocate visuelle ». Mon travail artistique est une immersion dans l’univers des femmes de ménage, des femmes au foyer et des travailleuses domestiques. »
« À travers mes œuvres, je cherche à donner une voix et une dignité à ces héroïnes du quotidien souvent invisibilisées. »
« Pour moi, la femme se célèbre et se valorise au quotidien ; c’est le cœur même de ma démarche créative. »
Même sans festivités publiques son engagement reste visible à travers des expositions et des projets internationaux qui valorisent le rôle et les droits des femmes.

Célébration, engagement et réflexion : le 8 mars repensé
À travers ces différentes voix, une réalité apparaît : le 8 mars se vit de multiples manières, entre valorisation du travail féminin, initiatives artistiques, militantisme et visibilité internationale.
La Journée internationale des droits des femmes dépasse la simple célébration : elle interroge sur la manière dont les femmes peuvent transformer cette date en tribune pour leurs droits, leur créativité et leur leadership.
Faut-il alors repenser le 8 mars pour qu’il devienne davantage un espace d’action et de réflexion qu’une simple fête ?
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Muriel Yanga








