Artiste gospel camerounais, Michel Yris a publié, le 16 juillet 2026, une vidéo sur ses réseaux sociaux dans laquelle il livre une réflexion sans détour sur le regard que certains Camerounais portent sur leur propre musique gospel. En s’appuyant sur plusieurs chansons camerounaises reprises avec succès à l’étranger, le chantre dénonce ce qu’il considère comme un manque de reconnaissance envers les artistes locaux. Critiques de la perception de « l’onction », manque de soutien du public, rivalités entre artistes et référence au cas d’Indira Baboke, il appelle à une remise en question collective.
Le paradoxe des chansons camerounaises reprises à l’international
Pour introduire son propos, Michel Yris rappelle que plusieurs titres à succès interprétés à l’étranger ont été écrits par un Camerounais. Prenant exemple sur trois différents titres a l’instar de : « IL va me prendre IL va m’arranger« , « seigneur descent« , » Comment ne Pas te louer« . « Ces trois chansons ont pour auteur-compositeur un Camerounais… la liste n’est même pas exhaustive. » Un constat qui ouvre sa reflexion

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Quand les étrangers les chantent, l’onction réapparaît ?
L’artiste s’interroge ensuite sur une perception qu’il juge contradictoire chez une partie du public camerounais. « Lorsque les étrangers reprennent ces chansons, l’onction réapparaît… mais du moment où ceux qui ont reçu ces chants les interprètent, l’onction disparaît ? » Une interrogation qu’il adresse directement à ses compatriotes.
Travaillons et laissons Dieu nous positionner
Face aux critiques répétées, Michel Yris invite les artistes gospel à rester concentrés sur leur mission. « J’ai arrêté de me plaindre… travaillons chacun dans son coin et que le Seigneur positionne nos différents ministères selon son bon vouloir. » Pour lui, le travail doit primer sur les polémiques.
Pourquoi ne soutenez-vous pas ceux que vous trouvez plus talentueux ?
Revenant sur les réactions suscitées par ses propos sur Indira Baboke, qu’il avait qualifiée de « locomotive du gospel camerounais », le chantre dénonce certaines contradictions. « Vous dites qu’il y a des personnes plus talentueuses… alors pourquoi ne les amenez-vous pas aussi au sommet ? » Une question qu’il laisse volontairement ouverte.
Même entre artistes, il y a un problème
Michel Yris estime que le manque de soutien ne vient pas uniquement du public, mais aussi des acteurs du gospel eux-mêmes. « Tu dis que quelqu’un te bénit, mais tu ne partages jamais ses projets… même entre nous, les artistes, il y a parfois un problème. »
Un appel à davantage de solidarité. Au-delà de son constat, Michel Yris relance un débat qui revient régulièrement dans le milieu musical camerounais : le premier frein au rayonnement des artistes gospel est-il le manque de reconnaissance de leur propre public ou l’absence de solidarité au sein même de leur écosystème ?

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Muriel Yanga










