Le monde des médias et du divertissement arabe est en sous le choc. La célèbre présentatrice télé et productrice égyptienne Sarah Khalifa a été condamnée à la peine de mort par pendaison par la Cour criminelle du Caire le 5 septembre 2026. Figure glamour suivie par des millions d’abonnés, l’animatrice de 39 ans se trouve au cœur d’une retentissante affaire de trafic international de stupéfiants qui secoue tout le pays.
Une sentence capitale qui ébranle le paysage médiatique
Le tribunal pénal du Caire a tranché d’une main de fer dans ce qui apparaît comme l’une des plus vastes affaires de stupéfiants de ces dernières années. Samedi 5 septembre, la sentence est tombée : Sarah Khalifa et onze de ses coaccusés ont été condamnés à la peine capitale par pendaison. Le verdict fait suite à la consultation préalable du Grand Mufti d’Égypte, une démarche religieuse et légale obligatoire dans le système judiciaire égyptien avant toute confirmation d’une condamnation à mort.
En plus de la peine suprême, la sentence s’accompagne d’une amende individuelle fixée à 500 000 livres égyptiennes ( 5 532 971,98 fcfa). Les accusés étaient poursuivis pour avoir mis en place une organisation criminelle structurée, spécialisée dans l’importation clandestine de produits chimiques destinés à la confection de drogues de synthèse vendues sur le marché local. Outre le volet des stupéfiants, des charges pour détention illégale d’armes à feu et de munitions pesaient également sur les membres du réseau.
Le verdict n’a laissé que peu de répit aux autres prévenus impliqués dans ce vaste dossier judiciaire. Sur l’ensemble des personnes poursuivies, neuf accusés ont écopé de la réclusion à perpétuité tandis que sept autres ont été totalement acquittés par la cour. La portée de cette décision résonne d’autant plus fort que l’animatrice star cumulait déjà une précédente condamnation à cinq ans de prison pour des faits d’agression et de séquestration d’un jeune homme.

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Une saisie record au cœur d’un empire du crime clandestin
L’enquête, qui s’est étalée sur plusieurs mois depuis l’année 2025, avait débuté par des soupçons visant la star des médias, son frère et plus d’une vingtaine de complices. Au total, ce sont 28 personnes qui se sont retrouvées sur le banc des accusés dans ce dossier. Les investigations des forces de l’ordre ont permis de mettre au jour un dispositif logistique impressionnant orchestré dans la plus grande discrétion.
Lors des perquisitions menées dans deux appartements transformés en laboratoires de fabrication artisanale, les autorités ont saisi plus de 750 kilogrammes de drogues synthétiques et de matières premières. Un arsenal d’outils, de machines de conditionnement et d’équipements de précision a également été confisqué sur les lieux. Le parquet s’est appuyé sur le témoignage de 20 personnes ainsi que des données électroniques compromettantes comprenant photos, vidéos et extraits de conversations interceptées.
Pour le public, le contraste est saisissant entre cette face cachée et la notoriété publique de la jeune femme. Connue pour avoir animé l’émission « Mission difficile » sur la chaîne privée al-Mehwar, un programme ironiquement dédié aux affaires de sécurité et de criminalité, elle dirigeait également sa propre clinique de beauté. Très active sur les réseaux sociaux, notamment aux côtés de figures populaires comme le musicien Hamo Bika, elle fédère plus de deux millions d’abonnés sur Instagram.
Larmes, dénégations et ultimes recours judiciaires
Face au jugement, l’incompréhension et l’émotion ont rapidement submergé la salle d’audience. Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux montre la présentatrice en pleurs lors de la lecture du verdict, implorant la clémence et affirmant n’avoir jamais consommé de tabac de sa vie. « Je jure devant Dieu Tout-Puissant, avec le serment le plus solennel, que j’ai été lésée », s’est-elle écriée pour clamer son innocence.
Depuis son arrestation, Sarah Khalifa rejette catégoriquement toutes les accusations portées contre elle. Lors d’une audience précédente, elle avait affirmé au juge n’avoir jamais vu de drogues avant que les services de lutte contre les stupéfiants ne la photographient à côté des substances saisies. Son équipe de défense a immédiatement fait savoir qu’elle exploiterait toutes les voies de recours légales disponibles pour contester cette décision.
Cette condamnation remet également sous le feu des projecteurs la question du recours à la peine capitale en Égypte. Les ONG de défense des droits humains, à l’instar d‘Amnesty International ou de la Commission égyptienne pour les droits et les libertés, rappellent que le pays a prononcé des centaines de condamnations à mort ces dernières années. Alors que l’appel s’annonce comme l’ultime bataille judiciaire pour la présentatrice, l’affaire continue d’alimenter les plus vives discussions à travers le monde arabe.

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Nidelle FOYET










