Apprendre à donner sans rien attendre en retour, telle est la leçon que l’entrepreneure camerounaise Du Charisme partage avec ses abonnés. Dans une publication le 23 octobre 2026, elle dénonce les dons intéressés, notamment ceux effectués au nom du « salaka » dans l’espoir d’obtenir des faveurs ou de débloquer des projets. Elle rappelle que la véritable générosité repose sur la sincérité du cœur et le désir de partager avec les autres, sans calcul ni contrepartie.
« Tu donnes parce que tu espères que ça revienne plus »
Du Charisme remet en question les motivations de certaines personnes qui pratiquent le « salaka« , une forme de don ou d’aumône, dans l’espoir d’obtenir des avantages personnels.
« En fait, vous utilisez souvent vos rituels-là, les rituels à vos avantages. Le salaka, on savait souvent que c’est quand l’Éternel te bénit, que tu veux partager aussi avec les autres. C’est ça le salaka », déclare-t-elle.
L’entrepreneure dénonce notamment ceux qui distribuent des bonbons aux enfants ou apportent des dons dans les orphelinats dans l’espoir de voir leurs projets aboutir.
« Tu donnes parce que tu veux un truc Tu donnes parce que tu espères que ça revienne plus. Tu donnes parce que tu veux que ça t’ouvre des portes. Est-ce que c’est comme ça ? Un bien intéressé est vain », affirme-t-elle.

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Des dons aux orphelinats qui ne seraient pas toujours désintéressés
Du Charisme s’intéresse également aux dons effectués à l’occasion des anniversaires ou lors de visites dans les orphelinats.
« Ce n’est pas mauvais en soi. Et que l’Éternel vous bénisse même si c’est avec les cœurs purs que vous le faites. Vous pensez aux orphelins. Mais beaucoup, c’est pour le ma-tu-vu, beaucoup, c’est que vous partez dans vos endroits lugubres là et on vous dit : OK, va faire le don là-bas, va faire comme ça et puis ça sera », explique-t-elle.
Elle déplore ainsi les situations dans lesquelles les enfants, les veuves, les veufs et les personnes handicapées deviennent, selon elle, de simples moyens d’accomplir un objectif personnel.
« Donc, tu vois que tu t’en fous de l’être humain, de ces enfants, de ces veuves, de ces veufs, de ces handicapés. Tu n’as rien à foutre d’eux. Ton problème, c’est que tu es en train d’exécuter ton rituel là. C’est ça le problème », poursuit-elle.

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
« Le salaka, c’est tu veux partager ta joie »
À travers sa sortie, l’entrepreneure défend une conception du don fondée sur la générosité et le partage.
« Le salaka, c’est tu veux partager ta joie, tu veux partager la grâce de Dieu. Parce que tu es en joie, tu veux aussi que les autres soient en joie avec toi. Voilà les réelles bénédictions. Si tu fais quelque chose avec ton cœur pur, propre, sans rien attendre, tu veux juste que les gens soient contents », soutient-elle.
Elle invite également à ne pas interpréter systématiquement les gestes de générosité comme des preuves d’affection, estimant que certains dons peuvent répondre à des motivations qui échappent à leurs bénéficiaires.
« Des fois, quelqu’un te donne quelque chose, tu penses que c’est parce qu’il t’aime trop. Non, il est en train d’exécuter son rituel », lance-t-elle.
« Les enfants vont bien sucer tes bonbons et il n’y aura rien en retour »
Du Charisme met enfin en garde ceux qui espèrent obtenir des résultats en multipliant les dons, sans pour autant remettre en question leurs comportements ou réparer le tort causé à autrui.
« N’améliorez pas votre comportement hein. Ne demandez pas pardon à ceux que vous blessez. Achetez les bonbons, achetez les choses aux gens que vous partagez, pensant que ça va vous débloquer les portes », déclare-t-elle.
Pour l’entrepreneure, les dons ne sauraient remplacer la remise en question personnelle ni garantir l’ouverture de portes espérée.
« Les enfants vont bien sucer tes bonbons et il n’y aura rien en retour », conclut-elle.
À travers cette publication, Du Charisme interpelle ainsi sur les motivations qui accompagnent les actes de générosité, en appelant à distinguer le partage sincère des dons effectués dans l’attente d’un avantage personnel.

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Muriel yanga










