Derrière les éclats de rire qui ont fait sa réputation sur les réseaux sociaux et les scènes de spectacle, la comédienne et entrepreneure camerounaise Ngon Bassa dévoile une réalité bien moins glamour. Dans une vidéo publiée ce mardi 2 juin, la promotrice de « Kitchen Ngon Bassa », s’est livrée sur les difficultés auxquelles elle fait face depuis son entrée dans le monde des affaires.
« Je ne savais pas que ça serait comme ça »
Connue pour son humour décapant et son franc-parler, Ngon Bassa a choisi cette fois-ci de partager les coulisses éprouvantes de l’entrepreneuriat. Un domaine qu’elle décrit comme un véritable parcours du combattant. « L’entrepreneuriat, je n’ai pas demandé conseil. L’entrepreneuriat c’est le cardio, la résistance, la prière, la chance, la grâce de Dieu. Quand je m’engageais dans l’entrepreneuriat, je ne savais pas que ça serait comme ça », confie-t-elle.
Le cri du cœur
Avec une touche d’humour qui lui est propre, l’artiste explique que tout futur entrepreneur devrait se préparer psychologiquement avant de se lancer. « Avant de t’engager dans l’entrepreneuriat, tu dois avoir un sac de Doliprane, un sac de Paracétamol, tu dois aller rencontrer un thérapeute chaque week-end. Tu dois prendre les remèdes contre les maladies cardiovasculaires », ironise-t-elle.

Les réalités d’un investissement difficile à rentabiliser
Au-delà de la plaisanterie, Ngon Bassa évoque des difficultés très concrètes auxquelles sont confrontés de nombreux entrepreneurs camerounais : les coupures d’électricité, la pression fiscale, le manque de clientèle en début d’activité et les charges qui s’accumulent avant même d’atteindre la rentabilité. « Après des nuits blanches, tu te bats pour investir, tu montes un projet mais il n’y a pas de clients. Quand il y a même deux clients, on coupe la lumière. Après on te parle des impôts, du service d’hygiène. Toi-même, tu n’as même pas encore commencé à rentabiliser ne serait-ce que le quart de ce que tu as investi », déplore-t-elle.
La gestion du personnel, son plus grand combat
Mais ce qui semble le plus la marquer reste la gestion des ressources humaines. Selon elle, certains comportements d’employés fragilisent davantage les entreprises déjà confrontées à de multiples obstacles. « Les employés recrutés font les manquants tous les jours. Après, tu entends que l’autre a fui avec ton argent. Il faut aller à la police, payer le dossier. Nous sommes nombreux ici dehors à dire qu’il n’y a pas de travail au pays. Mais le peu de travail qu’il y a au pays, on n’arrive pas à respecter ça », regrette-t-elle.

Un témoignage qui résonne chez de nombreux entrepreneurs
La comédienne camerounaise avec cette sortie met des mots sur les réalités vécues par de nombreux promoteurs de petites et moyennes entreprises au Cameroun. Un témoignage qui intervient quelques mois seulement après le lancement de son restaurant à Kribi, un projet personnel dans lequel elle a investi du temps, de l’énergie et des ressources importantes.

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Ève-Pérec N.BEHALAL








