Chanteuse, instrumentiste et désormais saxophoniste reconnue, Diane Berenys Meleu poursuit un parcours guidé par une seule passion : la musique. Au cours d’un entretien relayé sur les réseaux sociaux ce 03 juillet 2026, l’artiste est revenue sur les étapes qui l’ont conduite vers le saxophone, son instrument de prédilection, tout en rendant hommage à ceux qui ont façonné son apprentissage.
« Mon saxophone, c’est mon enfant »
Pour Diane Berenys Meleu, le saxophone est bien plus qu’un simple instrument de musique. « Mon saxophone, c’est mon enfant. Je l’appelle mon enfant », confie-t-elle avec émotion, illustrant le lien particulier qu’elle entretient avec celui qui l’accompagne désormais sur scène. Cette relation est le fruit de plusieurs années de travail et d’un choix qu’elle affirme ne jamais avoir regretté.

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬.
Une passion née dès l’enfance
Avant de devenir saxophoniste, Diane Berenys Meleu chantait déjà très jeune. « Depuis mes 8 ans dans les événements familiaux, je chantais déjà à l’école, dans les kermesses et les soirées ». Cette passion précoce s’est progressivement transformée en véritable projet de vie, jusqu’à devenir une carrière professionnelle il y a près de huit ans.
Ruben Binam, le mentor qui a changé son parcours
L’artiste attribue une grande partie de son évolution à son mentor, le promoteur culturel Ruben Binam. « C’est lui qui m’apprend tout ce que je sais, les bases de la musique, qui m’apprend à lire, à écrire la musique, à la comprendre surtout », explique-t-elle. C’est également sur ses encouragements qu’elle décide, il y a trois ans, d’abandonner la flûte pour se consacrer pleinement au saxophone.
« Je l’ai tenu et je ne l’ai plus lâché. »
Le déclic survient lorsqu’elle prend pour la première fois le saxophone en main. « Un jour je l’ai tenu et je ne l’ai plus lâché », résume-t-elle. Une décision qui marque un tournant dans sa carrière et ouvre un nouveau chapitre de son aventure musicale.

Manu Dibango, une source d’inspiration
Parmi les artistes qui ont profondément influencé son univers, Diane Berenys Meleu cite naturellement le légendaire Manu Dibango. Sa découverte du morceau « Négropolitaines » provoque chez elle une véritable révélation. « Chaque fois que je l’écoute, je me pose la question : comment a-t-on pu composer de manière aussi théâtrale, féérique ? », explique-t-elle, avant d’ajouter que cette œuvre lui a donné envie d’explorer davantage le répertoire du maître du saxophone camerounais.
Choisir la musique malgré les inquiétudes des proches
Si sa vocation lui est apparue comme une évidence, son entourage s’est montré plus réservé : « La famille souhaite toujours autre chose parce qu’ils ont peur du métier, surtout pour les jeunes femmes », reconnaît-elle. Malgré ces inquiétudes, Diane Berenys Meleu assure n’avoir jamais hésité à suivre sa passion, convaincue que la musique était le chemin qu’elle devait emprunter.

Une artiste tournée vers de nouveaux projets
Aujourd’hui, la chanteuse et saxophoniste poursuit son évolution artistique en multipliant les collaborations. Elle cite notamment sa participation au projet Du « Tout Monde », sur lequel elle a travaillé autour des textes de Léonora Miano, Anne Perry, Camara Laye et Nancy Morejón. Une expérience qu’elle résume simplement : « C’était cool. »
En quelques années, Diane Berenys Meleu a fait du saxophone sa signature artistique. Entre héritage musical, apprentissage rigoureux et fidélité à sa passion, elle poursuit son chemin avec la volonté de faire résonner sa musique bien au-delà des scènes camerounaises.
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Benjamin NOAH










