À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2026, la maison d’édition Éclosion innove avec « Dames de Lettres », un atelier d’écriture exclusivement dédié aux femmes âgées de 18 à 45 ans. Prévu le vendredi 6 mars 2026 au Goethe-Institut à Yaoundé, l’événement ambitionne de transformer des plumes prometteuses en véritables voix littéraires. Seulement 50 places sont disponibles pour cette immersion créative. Au terme de la séance, chaque participante devra produire une nouvelle de cinq pages autour du thème : « Femmes et développement personnel ».
Une plateforme d’expression pour faire émerger les voix féminines
Contactée par la rédaction de Laura Dave Média, Christelle Noah, Directrice générale d’Éclosion , explique la vision derrière cette initiative : « La vision de Dames de Lettres est de créer une plateforme d’expression authentique où la femme camerounaise n’est plus seulement une lectrice, mais une actrice majeure de la production littéraire. »

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Pour l’éditrice, le choix du mois de mars n’est pas anodin : « La Journée Internationale des Droits des Femmes est le moment idéal pour rappeler que l’autonomisation passe aussi par la prise de parole et la maîtrise du récit de soi. C’est notre manière d’honorer la femme par l’esprit. » À travers cet atelier, Éclosion entend repositionner la femme comme productrice de savoir et de récits, dans un paysage éditorial encore en quête de diversité.
Écrire pour se construire : le pari du développement personnel
Le thème retenu, « Femmes et développement personnel », se veut stratégique. « Le développement personnel est le moteur de toute transformation. Beaucoup de femmes ont des messages puissants à transmettre mais n’osent pas toujours franchir le pas », souligne Christelle Noah. L’objectif est clair : allier création littéraire et quête de mieux-être, pour produire des textes capables d’inspirer au-delà de leur auteure.
Des prix financiers et une véritable opportunité d’édition
Trois lauréates seront primées à l’issue de l’atelier : 100 000 FCFA pour la première;
75 000 FCFA pour la deuxième; 50 000 FCFA pour la troisième. Mais au-delà de l’aspect financier, la Directrice générale insiste sur l’enjeu majeur : « La plus grande récompense est l’édition des œuvres des trois lauréates. Notre but est que ces textes ne restent pas dans des tiroirs, mais qu’ils soient lus, partagés et qu’ils intègrent officiellement le catalogue d’Éclosion Édition. »

Le jury se basera sur trois critères fondamentaux : la qualité littéraire, la pertinence thématique et l’impact émotionnel.
Une incubation littéraire à dimension entrepreneuriale
Plus qu’un simple atelier, « Dames de Lettres » se veut un projet hybride.
« Si l’aspect littéraire est le cœur de métier d’Éclosion Édition, la dimension entrepreneuriale est capitale. Nous voulons professionnaliser ces talents », affirme Christelle Noah. En intégrant les manuscrits primés à son catalogue, la maison d’édition transforme une passion en produit culturel structuré et commercialisable.

L’ambition ? Faire de « Dames de Lettres » un rendez-vous annuel et l’étendre à d’autres villes du Cameroun. « Nous commençons à Yaoundé avec notre partenaire le Goethe-Institut, mais le concept a vocation à devenir un événement incontournable pour dénicher ces pépites littéraires féminines qui ne demandent qu’à éclore. »
Avec cette initiative, Éclosion Édition confirme son engagement pour la promotion des talents féminins et la professionnalisation de la littérature au Cameroun. Une invitation claire est lancée : écrire, oser et éclore !
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Diane Laure MISSEKOU





