Le Comité d’organisation de Miss Cameroun (COMICA) a officialisé ce 25 février 2026, la destitution de Josiane Harangada Golonga Miss Cameroun 2025 , élue en juillet 2025. En cause, selon le communiqué : absences injustifiées à des événements officiels, manquements contractuels et attitudes jugées irrespectueuses envers l’institution. Mais à peine l’annonce rendue publique, une vague d’indignation a déferlé sur les réseaux sociaux. Artistes, avocats, anciens reines de beauté et influenceurs dénoncent une gestion opaque et une atteinte à la dignité d’une jeune femme devenue, pour beaucoup, un symbole.
« On peut retirer une couronne, pas salir une génération », Steve Fah
L’influenceur Steve Fah a pris position dans une déclaration puissante : « On peut retirer une couronne. Mais on ne doit pas salir une génération. » Pour lui, la chute de Josiane dépasse le simple cadre contractuel : « Quand une Miss tombe, ce n’est pas qu’un titre qui vacille. C’est un symbole national. » Il interpelle même la Première Dame, Mme Chantal Biya appelant à préserver l’image de la femme camerounaise, qu’il veut voir associée « à la dignité, à l’éducation et à la fierté de notre mélanine ».


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« On ne destitue pas une pupille de la Nation », Me Félicité Owona Mfegue
L’avocate Félicité Owona Mfegue a livré une analyse juridique teintée d’émotion :
« On ne “destitue” pas une pupille de la Nation comme on résilie un abonnement TikTok. » Au-delà du droit, elle insiste sur la dimension symbolique du titre : « Miss Cameroun n’est pas une arabesque qu’on efface d’une toile. C’est notre fille. »
Elle invite la jeune reine déchue à se relever, lui proposant même un mentorat et une reconversion engagée : « Deviens l’avocate des Miss sans voix. »


Julie Cheugueu, l’écho d’un vécu
Destituée en 2016, Julie Cheugueu connaît la douleur d’un règne interrompu. Son message, sobre et inspirant, a touché de nombreuses internautes : « On peut tout te retirer sauf cette dignité, cette fierté et cette force de caractère. »
Un soutien fort, porté par l’expérience.


Princesse Issie sort du silence
Une autre voix en date, celle de Princesse Issie, qui adopte un ton frontal et assumé. Dans une déclaration largement relayée, Miss 2023 affirme :« Je vous ai toujours dit : si vous cherchez la perfection, allez la chercher ailleurs. » Avant d’ajouter :
« Ici, si j’ai envie de parler, je parle. Si j’ai envie de rire, je ris. Ce que vous faites aux autres, ne pensez pas pouvoir me le faire… ça ne marche pas ici mes bébés. » Et de conclure, fidèle à son style : « Pendant que vous analysez… la team sang du maquereau avance ! Tout est toujours de notre faute, mais on brille quand même. »
Une sortie qui sonne comme une mise en garde et une affirmation d’indépendance face aux critiques et aux pressions.


« Une institution qui sait couronner mais ne sait pas protéger », Benoît Nkoa,
L’acteur et photographe Benoît Nkoa dénonce un système défaillant :« Le COMICA veut une employée de bureau, le Cameroun avait élu une Ambassadrice. » S’il reconnaît la rigidité contractuelle, il regrette que la jeune femme n’ait pas terminé son mandat : « Elle a peut-être gagné la bataille de l’émotion, mais perdu la guerre du droit. »


Beatrice Boudou : « Informez-vous avant de rêver »
Ancienne reine et auteure de « La face cachée des Miss », Beatrice Boudou adopte une posture pédagogique : « Un concours de beauté n’est pas qu’une couronne. C’est un cadre, des règles et des réalités souvent cachées. » Elle appelle les jeunes filles à la lucidité et à la préparation.



« Miss un jour, Miss toujours », Soutiens solidaires
D’autres voix, comme Dimalla Christelle, affirment : « On peut destituer une Miss, mais pas sa beauté et ses valeurs. »
Tandis que le mannequin Jayde Kameroon évoque de possibles manquements internes : « Une jeune femme ne se lève pas un matin pour abandonner un rêve sans raison grave. »


Une succession déjà actée
Pendant que le débat enfle, Audrey Black Moutongo, jusque-là Première dauphine, a été officiellement élevée au rang de Miss Cameroun 2025. Âgée de 27 ans, originaire du Littoral, elle représentera le pays à Miss Univers 2026. Mais la transition institutionnelle n’éteint pas l’incendie médiatique.


Au-delà d’une destitution, un débat de société
Qu’il s’agisse d’un différend contractuel ou d’un conflit institutionnel, la destitution de Josiane Harangada Golonga a révélé une fracture : entre exigence disciplinaire et devoir de protection, entre autorité et dignité. Une chose est certaine : au Cameroun, la couronne ne brille plus seulement sous les projecteurs… elle brûle désormais sous le regard critique de l’opinion publique. Et la question demeure : Miss Cameroun est-elle un simple concours privé… ou un symbole national qui engage toute une génération ?

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Diane Laure MISSEKOU





