À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’influenceuse et femme d’affaires camerounaise Coco Emilia, également connue sous le surnom de “Biscuit de mer”, s’est confiée sans détour dans une interview diffusée sur la chaîne YouTube de Ndockbidi. Dans cet échange intimiste, la star de la jet-set camerounaise aborde plusieurs sujets sensibles : droits des femmes, dépression, accomplissement personnel et rôle de la femme dans le foyer. Une prise de parole marquée par des déclarations parfois piquantes, mais toujours assumées.
“Intelligente, belle, franche” : Coco Emilia en trois mots
Dans sa tenue somptueuse du 8 mars, la femme d’affaires se prête au jeu du portrait express. « Intelligente. Belle. Franche. » Trois mots qui résument, selon elle, sa personnalité et sa manière d’assumer son image publique. Derrière la figure glamour, Coco Emilia rappelle aussi qu’elle a longtemps nourri des rêves professionnels bien éloignés du monde des réseaux sociaux. « J’avais deux métiers de rêve : hôtesse de l’air et interprète. » Un objectif partiellement réalisé puisqu’elle a travaillé dans le secteur aéroportuaire avant de se lancer dans l’entrepreneuriat et l’influence digitale.

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“Les femmes doivent pouvoir dénoncer les violences conjugales”
Interrogée sur les droits des femmes, l’influenceuse évoque plusieurs combats qu’elle juge essentiels, notamment l’accès à l’éducation et la protection contre les violences. « Le droit à l’éducation, le droit de pouvoir dénoncer les violences conjugales. » Elle insiste également sur les difficultés auxquelles certaines femmes font face lorsqu’elles souhaitent quitter une relation. « En tant que femme au Cameroun, j’ai compris qu’il faut parfois batailler pour obtenir un divorce quand c’est la femme qui le demande. »
Le mariage, un moment charnière
Dans cet entretien, la mère de famille évoque aussi l’événement qui, selon elle, a profondément transformé sa vie. « Le moment où je me suis mariée… c’est là que j’ai accompli tout ce que je désirais : être mère, avoir des entreprises, être propriétaire. » Elle révèle également avoir longtemps attendu la naissance de sa fille.
« J’ai prié Dieu pendant huit ans pour avoir ma fille. » Un témoignage personnel qui rappelle que derrière l’image de réussite se cachent parfois des combats intimes.

“La dépression, ce n’est pas quelque chose qui se guérit en deux jours”
L’un des passages les plus marquants de l’interview reste celui consacré à la santé mentale, un sujet encore tabou dans de nombreuses sociétés africaines. Coco Emilia reconnaît ouvertement avoir traversé des épisodes de dépression. « Oui, j’en souffre. Parce que ce n’est pas quelque chose qui se guérit en deux jours. »
Elle décrit un combat quotidien fait de hauts et de bas. « Il y a de bons jours et de mauvais jours. Soit tu te laisses aller, soit tu décides de te relever. » Pour elle, le soutien de sa communauté joue également un rôle important dans ce processus. « Parler avec ma communauté, c’est un peu comme une thérapie. »
Une vision assumée du rôle de la femme
Dans un registre plus traditionnel, la femme d’affaires partage aussi sa vision du rôle de la femme dans le couple. « Une femme doit croire en elle, travailler… mais aussi avoir son foyer et ses enfants. » Elle insiste également sur l’importance de la complémentarité dans le couple. « Quand tu as un homme qui te respecte et te donne ta place, tu dois aussi lui donner sa place de chef de famille. » Des propos qui ne manqueront pas d’alimenter les débats, particulièrement en cette période de célébration des droits des femmes.

La paix intérieure avant l’argent
À la question de choisir entre richesse et sérénité, la réponse de Coco Emilia est sans équivoque. « La paix intérieure. Quand j’ai connu la dépression, j’ai compris que c’est ce qu’il y a de plus important. » Un message qui résonne particulièrement dans un monde où l’image et la réussite matérielle dominent souvent les réseaux sociaux.
Une parole libre en plein mois des femmes
À travers cette interview, Coco Emilia dévoile une facette plus vulnérable de sa personnalité, loin des clichés de la jet-set. Entre confidences sur sa santé mentale, réflexions sur le mariage et plaidoyer pour les droits des femmes, son témoignage apporte une voix singulière au débat autour de la condition féminine en Afrique.
Une prise de parole qui, en ce mois de mars, rappelle que derrière l’image publique des célébrités se cachent aussi des combats profondément humains.
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Diane Laure MISSEKOU








