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JIF 2026 : quand les peoples troquent le pagne pour un message contre les feminicides

À l’occasion de la International Women’s Day 2026, plusieurs personnalités camerounaises ont fait un choix inhabituel. Alors que la tradition veut que les femmes portent le pagne officiel du 8 mars pour célébrer cette journée, certaines ont décidé d’arborer d’autres tenues, plus symboliques. L’actrice Rachel Nkontieu, la miss déchue Josiane Golonga, l’artiste musicienne Krys M et la journaliste Yolande Bodiong ont choisi de mettre de côté le tissu du 8 mars pour honorer les femmes victimes de violences ou feminicides.

Rachel Nkontieu rend hommage aux victimes de féminicides

La créatrice de contenus et actrice de cinéma s’exprime :
« EN CE JOUR JE PLEURE. Je pleure parce que je rends hommage à la mémoire des femmes victimes de féminicides dans mon pays le Cameroun. »

Pour Rachel Nkontieu, le 8 mars ne se limite pas à la fête : c’est un moment de recueillement et de réflexion. Entre janvier et février 2026, elle rappelle que 18 cas ont déjà été recensés, sans compter ceux non officiels.

« J’implore le gouvernement, les pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif, de voter des lois sévères pouvant protéger les femmes. »

JIF 2026 : quand les peoples troquent le pagne pour un message contre les feminicides

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Josiane Golonga appelle à célébrer avec conscience

Dans la même lancée, l’ex miss interpelle également les consciences :
« Comment célébrer, quand tant de femmes continuent de lutter simplement pour vivre, se faire entendre, apprendre et exister dignement ? »

Cette année, Josiane Golonga a choisi de ne pas porter le pagne traditionnel du 8 mars, mais le blanc, symbole d’espoir, de paix et de compassion.
« Le blanc de l’espoir, le blanc de la paix, le blanc du renouveau, mais aussi un blanc de compassion face aux douleurs que vivent tant de femmes. »

À l’occasion de la International Women's Day 2026, plusieurs personnalités camerounaises ont fait un choix inhabituel. Alors que la tradition veut que les femmes

« L’avenir s’écrit au féminin. »

Son geste rappelle que la célébration ne peut se faire sans penser à celles qui souffrent, à celles dont les voix ont été réduites au silence.

Krys M rappelle les femmes absentes de cette célébration

« Certaines femmes manquent à l’appel » — Krys M, artiste musicienne, en parle :
« Aujourd’hui, on célèbre les femmes. Mais aujourd’hui aussi… certaines femmes manquent à l’appel. »
Pour Krys M, chaque chaise vide et chaque mère qui pleure une fille décédée symbolise l’urgence d’agir.
« Le féminicide n’est pas une statistique. Ce sont des vies volées, des voix éteintes, des avenirs qui ne verront jamais le jour. »

Sa prise de parole appelle à briser le silence et refuser la banalisation de la violence.

Yolande Bodiong évoque la lumière malgré les difficultés

« Même dans l’obscurité, le soleil finit par se lever » — Yolande Bodiong, journaliste, déclare :
« Comme une intruse… mais fière d’arborer le vêtement de mes combats en tant que femme. »
En choisissant une tenue jaune sur fond noir plutôt que le pagne du 8 mars,

Yolande Bodiong a voulu symboliser la lumière qui persiste même dans l’ombre.
« Là où certains ne voient que l’ombre, je trouve toujours la lumière qui fait briller. »
« Parce que même dans l’obscurité, le soleil finit par se lever. »

Son message rappelle que résistance et espoir font partie du combat quotidien des femmes.

En choisissant d’arborer d’autres tenues que le pagne officiel du 8 mars, ces personnalités ont voulu transformer la célébration en moment de réflexion. Leur geste rappelle que la Journée internationale des droits des femmes peut être à la fois un moment de fête et un espace pour dénoncer les violences et rendre hommage aux victimes de féminicides.

Mais au-delà des messages portés par les célébrités, une question demeure : ces prises de position peuvent-elles réellement contribuer à faire évoluer les mentalités et à protéger les femmes ?
Le débat reste ouvert…

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Muriel Yanga

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