Akomia Sarah vient d’inscrire son nom au palmarès de Miss élégance Intercontinental 2026. Sacrée le 13 septembre 2026, la jeune femme, d’origine ivoirienne et installée au Cameroun, entend donner une dimension particulière à cette couronne. Contactée par la rédaction de Laura Dave Média le 15 septembre 2026, elle revient sur les cinq années de persévérance qui l’ont menée à ce sacre, mais surtout sur le combat qu’elle souhaite porter.
Une couronne qui vient récompenser cinq années de persévérance
Le sacre d’Akomia Sarah n’est pas arrivé au terme d’un parcours sans obstacles. Derrière la couronne obtenue le 13 septembre, la jeune femme évoque surtout les années de travail, d’attente et de persévérance qui l’ont conduite jusqu’à cette victoire.
Elle raconte également ce que ce moment lui a révélé sur elle-même, au-delà du titre remporté.
« Le soir de mon sacre, j’ai réalisé que j’étais beaucoup plus forte que je ne le pensais. Ma patience et ma persévérance ont fini par payer. Cela faisait cinq ans que je travaillais pour obtenir une couronne. Donc forcément, ce moment représente énormément pour moi. J’ai compris que je pouvais aller au bout de ce que j’avais commencé, même lorsque les choses prennent du temps. »
Pour Akomia Sarah, cette victoire apparaît ainsi comme l’aboutissement d’un long processus personnel, mais aussi comme le point de départ d’une nouvelle étape.

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Miss Intercontinental, un titre qui impose de nouvelles responsabilités
Avec le sacre vient aussi une autre réalité : celle de porter une image et répondre à des attentes qui dépassent sa seule personne. Akomia Sarah dit avoir conscience de cette dimension et de ce que représente une couronne internationale.
« Une couronne internationale, c’est énormément de responsabilité. Je sais qu’à partir de maintenant, je ne représente plus seulement ma personne. Je représente aussi un comité et un pays. C’est une fonction que je prends vraiment au sérieux. Je pense qu’avec une bonne communication avec le comité et une bonne organisation, je pourrai remplir correctement ma fonction et répondre aux attentes qui viennent avec ce titre. »
Une responsabilité qu’elle ne souhaite pas limiter aux apparitions publiques ou à l’image d’une reine de beauté. Pour elle, cette nouvelle visibilité doit aussi pouvoir servir une cause.
Les mères adolescentes au cœur de son combat
Parmi les causes qu’elle souhaite désormais défendre, Akomia Sarah place l’accompagnement psychosocial des mères adolescentes. Son ambition est de faire évoluer le regard porté sur ces jeunes filles et de leur permettre de poursuivre leur parcours malgré une grossesse précoce.
« Donner une vie ne devrait pas empêcher une jeune fille de continuer ses études. Elle devrait pouvoir poursuivre son parcours, devenir financièrement indépendante, recevoir de l’amour et de la considération. Je veux vraiment travailler sur l’accompagnement psychosocial des mères adolescentes parce qu’elles ont besoin qu’on les soutienne et qu’on leur donne une deuxième chance. »
La jeune femme ne s’arrête pas à cette volonté d’accompagnement. Elle évoque également des actions concrètes qu’elle souhaite mettre en place auprès de ces jeunes filles.
« Je voudrais former vingt jeunes filles dans des domaines comme le maquillage, la coiffure et la création de contenu. Je souhaite aussi aller dans les établissements scolaires pour sensibiliser les jeunes filles sur les grossesses précoces et leurs conséquences. »
Pour Akomia Sarah, la couronne doit pouvoir dépasser le symbole pour devenir un outil au service d’un engagement.

Au-delà de la couronne, elle veut laisser une trace par ses actions
Si le titre de Miss Intercontinental constitue aujourd’hui une nouvelle identité publique, Akomia Sarah pense déjà à ce qu’il restera lorsque cette étiquette ne sera plus au premier plan. Elle dit vouloir être retenue pour sa personnalité, sa détermination et surtout pour ce qu’elle aura concrètement accompli.
« Dans un an, si on m’enlève l’étiquette de Miss Intercontinental, j’aimerais qu’on se rappelle de ma générosité, de mon amour pour le travail bien fait et de ma détermination. Il m’a fallu cinq ans pour finalement obtenir une couronne, donc je ne veux pas que tout cela se résume simplement à un titre. J’aimerais qu’on puisse se rappeler de mes actions et de l’impact que j’ai eu dans la vie de ces jeunes filles. »
« Aujourd’hui, je représente deux nations »
L’histoire personnelle d’Akomia Sarah donne également une autre dimension à son nouveau rôle. D’origine ivoirienne et installée au Cameroun, elle estime aujourd’hui représenter deux pays auxquels elle est profondément attachée.
« Je suis ivoirienne d’origine, mais le Cameroun est mon pays d’adoption. J’ai rencontré ici beaucoup de belles personnes et j’ai reçu énormément d’amour. Pendant la finale, le soutien de mes amis m’a particulièrement touchée parce que j’ai vraiment senti que j’avais une deuxième famille. Aujourd’hui, je représente donc deux nations et c’est quelque chose que je porte avec beaucoup de fierté. »
Une double appartenance qu’elle considère désormais comme une partie intégrante de son identité publique.
Elle veut être reconnue pour ce qu’elle accomplit
Derrière le titre, Akomia Sarah affirme surtout vouloir conserver une identité qui ne dépend pas d’une couronne. Elle insiste sur l’importance de l’action et sur la nécessité de faire de cette visibilité une véritable opportunité d’impact.
« Personnellement, je préfère être reconnue pour mon action. Avec ou sans la couronne, je demeure une reine, mais avant tout une femme qui veut avoir de l’impact. Ce qui m’intéresse, c’est de pouvoir utiliser cette visibilité pour changer les choses autour de moi, donner des opportunités à certaines jeunes filles et travailler sur des projets qui peuvent réellement avoir un impact. »
Elle entend notamment travailler sur son image, développer son réseau et nouer des collaborations susceptibles de créer davantage d’opportunités pour les actions qu’elle souhaite mener.
Changer le regard porté sur les mères adolescentes
Au-delà de la formation et de la sensibilisation, Akomia Sarah veut surtout s’attaquer à une perception qu’elle juge encore trop réductrice. Son objectif est de rappeler qu’une grossesse précoce ne devrait pas condamner une jeune fille à abandonner ses ambitions.
« Je veux changer l’image des mères adolescentes. Il faut arrêter de les voir simplement comme des filles frivoles, irresponsables ou têtues. Derrière une grossesse précoce, il peut aussi y avoir une jeune fille qui a besoin de soutien, d’écoute et d’une seconde chance. Elles doivent pouvoir continuer à avancer, apprendre un métier, reprendre leurs études et devenir financièrement indépendantes. »
La couronne de Miss Intercontinental devient ainsi, dans le discours d’Akomia Sarah, moins une finalité qu’un moyen d’action. Après cinq années de persévérance pour décrocher le titre, le véritable défi commence désormais : transformer cette visibilité en résultats concrets et faire en sorte que son passage soit retenu pour autre chose qu’une couronne.

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Muriel Yanga








