Installé sur le fauteuil de l’émission L’INVITÉ sur Laura Dave Média TV, Tim Kayzer revient sur les grandes étapes de son parcours, répond aux rumeurs autour de ses collaborations artistiques et livre sa vision du fonctionnement de l’industrie musicale camerounaise.
« La musique est devenue une évidence »
Tim Kayzer situe le véritable point de départ de son aventure musicale en 2011. À cette période, il découvre qu’il possède une aptitude naturelle à écrire et composer des chansons. Très vite, il décide de suivre cette voie, non pas dans une logique financière, mais par passion. « Je me suis dit que c’était la seule chose que je savais presque bien faire. Mon objectif premier n’a jamais été de gagner de l’argent. J’ai toujours voulu faire ma passion et aimer ce que je fais. »
S’il reconnaît qu’il a aujourd’hui besoin de vivre de son art, il affirme que sa motivation profonde est restée la même depuis ses débuts.

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
Une mise au point sur les featurings de « L’Enfant du destin »
Les nombreuses collaborations présentes sur son premier album « L’Enfant du destin » ont alimenté plusieurs rumeurs. Certains internautes ont laissé entendre que ces featurings auraient été obtenus contre rémunération. Une version que l’artiste rejette catégoriquement. « Je n’ai payé aucun feat. Je l’ai dit dernièrement sur mes réseaux. Je le redis ici : je n’ai vraiment payé aucun feat. Tout s’est fait de manière spontanée en fonction de ce que Dieu avait prévu comme plan pour moi. »
Selon lui, chaque artiste a accepté de collaborer naturellement, parfois après une simple proposition, parfois après une création commune directement en studio.
Des collaborations construites malgré les obstacles
Pour Tim Kayzer, les dix-sept morceaux de son album racontent chacun une histoire particulière. Derrière chaque featuring se cachent des imprévus, des difficultés et parfois des doutes, mais tous les projets ont finalement abouti. « Les 17 chansons de l’album ont toutes une histoire particulière. Malgré les périples, ce qui devait être fait a toujours été fait. »
L’artiste affirme garder un souvenir précieux de chaque séance d’enregistrement, qu’il considère comme une étape importante de son évolution musicale.

Une industrie musicale qui cherche encore ses repères
Au cours de l’entretien, Tim Kayzer porte également un regard sur la musique camerounaise. À ses yeux, le secteur est toujours en pleine construction et chaque acteur doit participer à son développement. « La musique camerounaise cherche encore ses traces et ses marques. Je suis conscient qu’il y a un réel problème, alors j’essaie d’apporter ma touche pour faire bouger les choses. »
Il estime que les artistes ont un rôle à jouer pour faire évoluer durablement l’écosystème musical du pays.
La solidarité, un débat qu’il souhaite dépasser
Interrogé sur le manque de solidarité souvent dénoncé dans le show-business camerounais, Tim Kayzer estime que personne ne devrait attendre qu’un autre artiste assure sa réussite. « Personne n’est obligé d’aider quelqu’un. N’attendez l’aide de personne. Quelqu’un t’aide seulement s’il en a envie. » Une vision qu’il assume et qui reflète sa philosophie : avancer grâce au travail, à la persévérance et aux opportunités créées par soi-même.
Au fil de cet échange, Tim Kayzer revient sur les fondements de son parcours, démonte plusieurs idées reçues autour de sa carrière et partage sa lecture de l’industrie musicale camerounaise. Une interview riche en confidences à découvrir intégralement ce 31 juillet 2026 sur notre chaine youtube.
https://youtube.com/@lauradavemedia?si=bwRrGOhKcS2H3zO3
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Benjamin NOAH











