Contacté par la rédaction de Laura Dave Media TV ce 04 septembre 2026, Stéphane Akam, artiste musicien camerounais évoluant dans un univers afro R&B, afro-pop et pop-rock, a évoqué son rapport avec la culture camerounaise et la place qu’elle occupe dans son travail musical. De son héritage familial à son envie d’explorer plusieurs langues du pays, l’artiste envisage la musique comme un espace de transmission et d’ouverture sur les différentes identités culturelles du Cameroun.
L’heritage familial comme premiere source d’inspiration
Chez Stéphane Akam, la passion pour la culture est héréditaire. Son premier album puisait notamment dans les échanges avec sa grand-mère maternelle, originaire de Bayangam, dans la région de l’Ouest.
« Mon premier album, c’était beaucoup plus porté sur la transmission culturelle parce que ma grand-mère maternelle est originaire de Bayangam, dans la région de l’Ouest. Donc j’ai beaucoup puisé dans cet héritage-là, dans les échanges que j’ai eus avec elle. C’est aussi une manière pour moi de garder une trace de cette histoire familiale et de la faire vivre à travers ma musique. »
La transmission devient ainsi l’un des premiers liens entre son histoire personnelle et son expression artistique.

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Des langues camerounaise pour élargir la transmission
Après avoir exploré différentes sonorités au fil de ses projets, Stéphane Akam souhaite désormais approfondir son rapport avec les cultures du Cameroun en intégrant plusieurs langues dans ses créations.
« Aujourd’hui, j’ai envie d’aller vers quelque chose de beaucoup plus afro R&B, afro-pop, avec des sonorités un peu plus modernes, un peu plus légères. Mais ça ne veut pas dire que je quitte mes racines. Au contraire, j’ai envie maintenant d’explorer toute la richesse culturelle du Cameroun, avec des chansons en douala, en bulu, en ghomala, etc. »
Derrière cette démarche se trouve l’ambition de faire entendre différentes composantes culturelles du pays à travers une musique contemporaine.
Entre modernités musicale et identité culturelle
L’évolution vers l’afro R&B et l’afro-pop ne signifie pas, pour l’artiste, une rupture avec les références traditionnelles. Stéphane Akam cherche plutôt à faire cohabiter les influences modernes avec les éléments qui constituent son identité.
« Je pense qu’on peut évoluer musicalement, essayer de nouvelles sonorités, toucher un public différent, sans forcément abandonner ce qui fait notre identité. Pour moi, les deux peuvent aller ensemble. On peut être moderne tout en restant profondément attaché à sa culture. »
Raconter le Cameroun autrement par la musique
La culture ne passe pas uniquement par les langues ou les sonorités. Elle peut également se transmettre à travers les histoires racontées et les émotions véhiculées par les chansons.
« Pour moi, raconter des histoires, ça a toujours été important, peu importe le style. Quand on raconte une histoire, on transmet aussi quelque chose de soi, de son environnement, de ce qu’on a vécu ou de ce qu’on connaît. C’est aussi comme ça que la musique peut devenir un moyen de faire découvrir une réalité, une culture ou une manière de voir les choses. »
De la creation à la transmission aux nouvelles génération
Pour Stéphane Akam, la valorisation culturelle passe également par la connaissance. L’artiste encourage les jeunes qui souhaitent évoluer dans la musique à ne pas négliger leur formation.
« Alors, instruis-toi. Pour que demain, lorsque tu auras à négocier tes contrats, tu puisses les lire, les comprendre et en saisir tous les enjeux. Parce qu’être artiste, ce n’est pas seulement chanter ou jouer. Il faut aussi comprendre l’industrie dans laquelle tu évolues. »
À travers cette vision, Stéphane Akam défend une musique capable de conjuguer création contemporaine, connaissance et transmission des identités culturelles camerounaises.

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Muriel Yanga










