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Manu Dibango, six ans après : les voix de ceux qui l’ont connu témoignent

Ce 24 mars 2026, au cimetière du Père-Lachaise à Paris, la communauté camerounaise et les proches de Manu Dibango se sont réunis pour un hommage. Fils du Ngondo, dignitaire Sawa et ambassadeur mondial de la culture camerounaise, Manu Dibango reste un symbole de fierté et d’unité pour l’Afrique et le monde. Six ans après sa disparition, ses œuvres continuent d’inspirer les générations de musiciens et d’artistes. Les témoignages de ceux qui l’ont côtoyé mettent en lumière non seulement son immense talent, mais aussi la force de ses valeurs.

Queen Eteme : « Papa m’a transmis la culture des orchestres »

Pour l’artiste Queen Eteme, Manu Dibango n’était pas seulement un musicien, c’était un mentor et une source d’inspiration quotidienne. « Six ans après la disparition de notre papa, son œuvre continue d’influencer ma musique et ma manière de créer. Il nous a appris la rigueur, le travail d’équipe et l’obligation de résultats. Chaque membre de l’orchestre apporte sa valeur ajoutée. Je me sens heureuse sur scène avec mon propre groupe ou avec d’autres orchestres. Il faut dire aussi que l’héritage de Manu Dibango est entretenu et transmis aux jeunes générations, au Cameroun et à l’international.»

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Pour Queen Eteme, l’œuvre de Manu Dibango est un outil pédagogique et culturel : « Il faudrait que l’État mette en place un conservatoire, un festival ou un concours portant son nom pour transmettre ses valeurs aux jeunes générations. » Elle ne manque pas de dire : « Transmettre son héritage, c’est aussi honorer son humanité et son amour pour le Cameroun et pour l’Afrique. Manu Dibango était fier de ses racines et nous a montré comment les mettre au service de la musique universelle

Ruben Binam : « Manu Dibango nous a ouvert des horizons »

De son côté Ruben Binam confie : « Son œuvre est immense, avec plusieurs tiroirs et influences. Il a synthétisé les rythmes patrimoniaux du Cameroun, le jazz, la rumba et le makossa, tout en collaborant avec des artistes du monde entier. Manu Dibango a montré que la musique africaine pouvait rayonner universellement. Les jeunes devraient s’en inspirer et capitaliser sur cet héritage.»

Ruben insiste sur l’importance de la connaissance et de la culture musicale pour les jeunes artistes : « Lire sur les grandes figures de la musique africaine, comprendre l’histoire, c’est se préparer à influencer le monde. »

Et il conclut sur un message pour la relève : « En musique, il faut penser aux horizons multiples. Votre public peut être à Lagos, à New York, dans l’océan Indien ou à Rio. Composez des œuvres qui fédèrent tout en restant enracinées dans votre culture. Manu Dibango nous a ouvert ces horizons. À nous maintenant de poursuivre son héritage et de transmettre ce qu’il nous a appris. »

Arol KETCH : « La jalousie a marqué sa carrière au Cameroun »

« Malgré ses projets pour le Cameroun, Manu Dibango a essuyé haine et jalousie. Ses clubs ont été sabotés, ses initiatives entravées. Pourtant, il a fait briller l’image du Cameroun dans le monde entier. Six ans après sa mort, il n’a toujours pas été honoré dans son pays. ». Arol rappelle les difficultés que Manu a rencontrées au Cameroun, allant des attaques contre ses établissements à l’ingratitude de certains responsables : « Les grandes figures camerounaises ont parfois préféré investir à l’étranger. Manu Dibango a été un passeur de culture qui mérite reconnaissance et mémoire. »

Arol conclut sur l’importance de la mémoire et de la reconnaissance : « Les grandes figures camerounaises ont souvent préféré investir à l’étranger à cause de ces obstacles. Manu Dibango, passeur de culture et ambassadeur du Cameroun dans le monde, mérite que son héritage soit célébré, reconnu et transmis aux nouvelles générations. L’oubli est la ruse du diable. »

Un héritage musical et culturel universel

Né le 12 décembre 1933 à Douala, Manu Dibango a marqué l’histoire avec Soul Makossa, inspirant Michael Jackson et Rihanna. Saxophoniste de génie, défenseur des langues et rythmes africains, il a multiplié les collaborations internationales et les projets pédagogiques, comme Fleurs musicales, un véritable bouquet sonore de la musique camerounaise. Six ans après sa disparition en 2020, son message demeure intemporel : la musique est un langage universel qui traverse les générations et les frontières.

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Diane Laure MISSEKOU

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