Quelques jours après son sacre lors de la finale du concours d’art oratoire ESSTIC-ASDEC organisée le 9 juin à l’amphi Hervé Bourges, Jeannette Bedjie ouvre son cœur à la rédaction de Laura Dave Media, ce 11 juin 2026. Titulaire d’une licence en droit privé obtenue à l’Université de Yaoundé II-Soa et actuellement étudiante en deuxième année de Bibliothéconomie et Documentation à l’ESSTIC, la jeune Camerounaise revient sur son parcours guidé par la passion de la communication, la confiance en soi et la volonté de faire entendre une voix porteuse de valeurs humaines.

Une passion née du désir de faire entendre sa voix
Bien avant les applaudissements du public et la reconnaissance du jury, Jeannette Bedjie nourrissait déjà une profonde admiration pour les métiers de la communication. Son parcours universitaire, entre le droit et les sciences de l’information, témoigne d’ailleurs de cette volonté constante de comprendre, transmettre et convaincre. Pour la jeune étudiante, l’art oratoire n’est pas arrivé par hasard. Il s’est imposé comme un moyen d’expression naturel. « Depuis des années, j’ai toujours été passionnée par les métiers de la communication. J’ai choisi l’art oratoire parce que j’aime faire entendre ma voix ». Une voix qui, aujourd’hui, porte bien au-delà des murs de l’ESSTIC.

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Une couronne portée par des valeurs humaines
Être lauréate du concours ESSTIC/ASDEC ne représente pas seulement une victoire personnelle pour Jeannette Bedjie. Derrière ce titre se cache une mission qu’elle entend poursuivre dans les années à venir. Pour elle, la parole n’a de sens que lorsqu’elle sert une cause plus grande que soi. « Ma mission avec cette voix est de prôner les valeurs humaines que sont l’amour, la paix et l’intégrité. » Trois valeurs qu’elle considère comme non négociables et qui orientent sa vision du leadership, de l’engagement citoyen et de la communication. Dans un contexte où les discours sont parfois source de division, la jeune femme souhaite au contraire faire de la parole un instrument de rapprochement et de transformation sociale.
L’art oratoire comme école de confiance et de construction nationale
Au-delà de la compétition, Jeannette Bedjie voit dans l’art oratoire un véritable levier de développement personnel et collectif. Pour elle, cette discipline permet avant tout aux jeunes de découvrir leur potentiel et de prendre conscience de leur capacité à agir sur leur environnement. « Le rôle de l’art oratoire moderne dans la société camerounaise est de permettre à des individus d’abord de se découvrir, ensuite d’ajouter une pierre à l’édifice du Cameroun et enfin de donner à ceux qui aspirent la possibilité de croire en eux. » Pour la lauréate, l’éloquence ne consiste donc pas uniquement à bien parler. Elle est aussi un outil de construction de soi, de participation citoyenne et d’éveil des consciences.

Quand les préjugés deviennent une force
Le souvenir le plus marquant de cette aventure reste sans doute celui des regards portés sur elle avant même qu’elle ne prenne la parole. Face à un amphithéâtre rempli et à un jury particulièrement exigeant, Jeannette Bedjie a dû composer avec une difficulté inattendue : le manque de confiance que certains semblaient lui accorder. « Ma plus grosse difficulté était le fait que physiquement je ne donnais pas l’impression d’être capable de dire quelque chose de bien. Selon le public, je n’avais pas assez de fans. »
Mais plutôt que de se laisser décourager, elle a choisi de transformer ces jugements en moteur. « Je me suis dit : voici le moment pour toi de changer ton image devant cette foule qui ne croit pas en toi, qui ne te connaît pas. » Une décision qui s’est révélée payante. En quelques minutes, la candidate discrète est devenue la voix qui a conquis le public et convaincu le jury.
Faire croire une génération en ses propres possibilités
À seulement quelques années de son sacre, Jeannette Bedjie nourrit déjà une ambition claire : inspirer ceux qui hésitent encore à croire en eux. Dans deux ans, elle espère avoir laissé derrière elle un message capable de traverser les générations. « Je souhaite que la génération future sache que ce que l’on croit possible à l’intérieur de soi est possible. » Un message qu’elle complète par une invitation à ignorer les limitations imposées par le regard des autres. « Le monde ne doit pas être un frein à ce que tu crois possible, car après cela il acclamera naturellement pour toi parce que tu as bravé les voix extérieures. »
À travers son parcours, Jeannette Bedjie rappelle que les plus grandes victoires commencent souvent par un acte de foi en soi-même. Une leçon que la jeune lauréate entend continuer à transmettre, micro en main et regard tourné vers l’avenir.

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Muriel Yanga








