Invité dans un média le 10 juin 2026, le créateur de contenu et acteur camerounais Benjika Skennelle s’est livré avec sincérité sur son parcours, sa célébrité, sa vision artistique et sa vie personnelle. Entre sensibilité, timidité et ambition cinématographique, Benjika dévoile la profondeur qui se cache derrière ses vidéos à succès.
SM Clique, le collectif qui a lancé Benjika Skennelle
Révélé au grand public grâce au collectif SM Clique, Benjika Skennelle affirme que cette aventure a joué un rôle important dans sa carrière. « SM Clique a été une sorte de maison de formation pour moi », confie-t-il. Même s’il a quitté le groupe depuis 2023 pour poursuivre une carrière solo, l’acteur reste reconnaissant envers cette expérience qui lui a permis de développer son jeu d’acteur et sa vision artistique.

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
« Pour moi, ça a toujours été d’abord le cinéma »
Derrière les millions de vues et les scènes romantiques qui enflamment les réseaux sociaux, Benjika Skennelle affirme avoir toujours eu une approche très artistique de la création de contenu. « Honnêtement, je me lançais dans quelque chose que je ne savais pas vraiment », raconte-t-il avant d’ajouter : « Je savais quand même ce que je voulais transmettre comme émotion. » Le jeune acteur explique que chacune de ses vidéos est pensée comme une œuvre cinématographique. Avant même de tourner, il visualise mentalement chaque scène afin de construire les émotions qu’il souhaite transmettre au public. « Je donne vie à la vidéo mentalement. Chaque brique, je la visualise ». Pour Benji, tout part du ressenti. « Pour moi, ça a toujours été d’abord le cinéma ».
« Les gens aiment vraiment ce que je fais… pourtant c’est bizarre »
Si aujourd’hui son nom est devenu incontournable sur les réseaux sociaux camerounais, Benjika Skennelle reconnaît avoir eu du mal à comprendre l’ampleur de son succès à ses débuts. « Honnêtement, je n’arrivais pas à respirer quand je regardais les chiffres monter ». Très réservé dans la vie quotidienne, l’acteur révèle que cette soudaine popularité l’a parfois mis mal à l’aise. « Naturellement, j’ai une partie timide à l’intérieur de moi », avoue-t-il. Malgré les milliers de messages et l’attention constante des fans, il refuse que la “star mania” définisse son identité. « Ce n’est pas ça que je veux que les gens retiennent de moi ».

Une vision différente de la création au Cameroun
Durant l’émission, Benjika Skennelle a également surpris par son honnêteté lorsqu’il a évoqué l’univers de la création de contenu au Cameroun. « Personne ne m’inspire ici au Cameroun ». Une phrase forte qu’il nuance immédiatement en précisant qu’il respecte le travail des autres créateurs, mais qu’il tient avant tout à préserver sa propre direction artistique. « On peut être tous créateurs, se respecter, mais ne pas avoir la même direction artistique ». Pour lui, le plus important n’est pas forcément la célébrité, mais l’impact laissé dans la vie des personnes qui consomment ses contenus. « Ça ne sert à rien d’aller loin et de ne pas avoir d’impact ».
« Tu n’es pas obligé de faire comme tout le monde »
Très attaché à son authenticité, Benjika Skennelle souhaite aujourd’hui inspirer les jeunes qui rêvent de se lancer dans la création de contenu ou le cinéma. « Tu n’es pas obligé de te mélanger à tout le monde », conseille-t-il. Pour lui, la réussite peut aussi se construire dans la discrétion, la patience et la fidélité à soi-même. « Tu peux réussir même si ça prend du temps, tout en étant toi-même ». Un état d’esprit forgé par les épreuves personnelles, notamment le décès de sa mère en 2020, un moment douloureux qu’il évoque avec beaucoup d’émotion.

Des projets ambitieux pour la suite
Benjika Skennelle prépare déjà plusieurs nouveaux projets pour ses abonnés. Il a annoncé l’arrivée de nouveaux épisodes de “Le Livreur”, mais aussi la sortie prochaine de son deuxième film intitulé “Murder Night”. Un troisième projet baptisé “D’ampire”, dans lequel il interprétera un vampire, est également attendu d’ici la fin de l’année 2026.
Avec une sensibilité assumée, une ambition artistique et une quête d’impact émotionnel, Benjika Skennelle veut désormais s’imposer comme l’un des visages majeurs du storytelling camerounais. Un créateur qui préfère toucher les cœurs plutôt que simplement accumuler les vues.

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Benjamin NOAH








