Connue du grand public comme artiste gospel, Indira Baboke continue de surprendre par son parcours académique et professionnel. Dans une vidéo publiée le 29 juillet 2026 sur sa page Facebook, la chanteuse camerounaise a levé le voile sur son nouveau défi : un master en informatique médicale et intelligence artificielle qui l’amène à développer un outil capable d’aider les médecins à détecter automatiquement les tumeurs cérébrales sur des IRM. Une initiative qui illustre son désir de mettre la technologie au service de la santé.
Un troisième univers après la musique et la médecine
En introduction de sa vidéo, l’artiste gospel et docteur rappelle qu’elle partage depuis plusieurs années deux passions avec sa communauté : la médecine et la musique. Désormais, un troisième domaine occupe une place importante dans son quotidien.
Elle révèle avoir intégré, il y a plusieurs mois, un Master en informatique médicale et intelligence artificielle à la Gulf Medical University, aux Émirats Arabes Unis, avec l’ambition de contribuer à l’évolution des pratiques médicales grâce aux nouvelles technologies. « Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que je partage avec vous mes deux mondes : la médecine et la musique. Mais depuis plusieurs mois, j’ai rejoint un troisième monde, celui de l’intelligence artificielle. Aujourd’hui, j’ai décidé de vous montrer concrètement ce que j’y fais. »

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
Une intelligence artificielle au service du diagnostic
Au cœur de son projet figure le développement d’un système capable d’analyser des images d’IRM cérébrales afin d’identifier et de classifier automatiquement différents types de tumeurs.
Pour y parvenir, elle explique s’appuyer sur des banques d’images médicales anonymisées déjà disponibles pour la recherche scientifique. Elle utilise également la technique de l’apprentissage par transfert, qui consiste à adapter un modèle d’intelligence artificielle déjà entraîné à reconnaître des images afin de le spécialiser dans la détection des tumeurs cérébrales.
Selon elle, cette méthode permet d’obtenir d’excellentes performances sans disposer d’infrastructures informatiques extrêmement coûteuses.
Une technologie transparente qui assiste le médecin
L’artiste insiste toutefois sur un point essentiel : son projet ne vise pas à remplacer les professionnels de santé. « L’idée n’est pas de remplacer le médecin, mais de l’assister et de lui donner un appui, surtout dans les régions où il n’y a pas assez de spécialistes. Pour moi, le plus important est la transparence : il faut pouvoir vérifier où l’intelligence artificielle a regardé pour prendre sa décision. »
Cette approche permet au praticien de contrôler les zones analysées par la machine et d’éviter qu’elle fonctionne comme une simple « boîte noire », renforçant ainsi la confiance dans l’outil.

Comprendre l’intelligence artificielle plutôt que la subir
Au-delà de son projet de recherche, Indira Baboke adresse un message plus large à sa communauté. Face à l’essor rapide de l’intelligence artificielle dans des domaines aussi variés que la santé, l’éducation, l’art ou encore la création de contenus, elle encourage chacun à développer une culture numérique. « L‘intelligence artificielle prend une place importante dans pratiquement tous les domaines. On peut en avoir peur ou décider de la comprendre. Vous n’êtes pas obligés de devenir ingénieurs, mais soyez curieux, apprenez les bases, parce que ceux qui la comprennent participeront à façonner l’avenir au lieu de simplement le subir. »
Une artiste qui continue de repousser les frontières
En conciliant carrière artistique, pratique médicale et recherche en intelligence artificielle, Indira Baboke démontre qu’il est possible de faire dialoguer plusieurs univers autour d’un même objectif : améliorer la vie des populations. À travers ce projet, la chanteuse camerounaise confirme sa volonté de mettre ses compétences au service de l’innovation, tout en invitant les jeunes Africains à considérer les nouvelles technologies comme des opportunités de transformation plutôt que comme une menace.

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Benjamin NOAH










