Le quartier Nkolbisson, à Yaoundé, s’est réveillé sous le choc après un drame survenu dans la nuit du 16 février 2026. Une femme prénommée Kévine aurait donné la mort à ses trois enfants avant de décéder elle-même, laissant derrière elle une famille brisée et une opinion publique bouleversée. Selon les témoignages recueillis, elle aurait attendu le départ de son compagnon en voyage d’affaires pour mettre à exécution des menaces qu’elle proférait depuis plusieurs semaines. Des proches affirment qu’elle évoquait souvent son mal-être, ses frustrations conjugales et son sentiment d’humiliation.

Des signaux d’alerte ignorés
La sœur du conjoint raconte que Kévine exprimait régulièrement son désespoir :
« Ces derniers temps, elle disait souvent qu’elle allait lui faire quelque chose qu’il n’oublierait jamais… Je sentais déjà des menaces. » Elle évoque une jeune femme instable émotionnellement, marquée par une enfance difficile et obsédée par la peur de perdre son compagnon. Malgré les tentatives d’aide, projets de voyage, soutien financier, propositions d’hébergement, la situation semblait se détériorer. « Elle ne trouvait rien de positif dans sa vie », confie-t-elle, dépassée par la tragédie.
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Entre rumeurs, accusations et incompréhensions
Dans une note vocale devenue virale, la belle-sœur affirme que Kévine supportait mal l’infidélité présumée de son partenaire et exigeait davantage de reconnaissance matérielle et affective. Elle évoque aussi des menaces répétées qui avaient conduit la famille à garder temporairement les enfants loin d’elle. Certaines connaissances décrivent une jeune femme autrefois joyeuse mais profondément transformée par ses difficultés conjugales : « Tu avais simplement besoin d’une oreille et d’un conseil », témoigne une amie endeuillée.
Réactions officielles : appel à la vigilance nationale
La ministre de la promotion de la femme et de la famille, Marie Thérèse Abena Ondoa s’est dite « profondément choquée » dans un communiqué, condamnant un acte qui « porte atteinte à la vie, à la dignité et aux droits fondamentaux de l’être humain » et appelant à une vigilance collective pour protéger les enfants.
Voix d’artistes et personnalités : entre compassion et indignation
Grâce Decca : « Contemplez d’abord l’horreur »
La chanteuse a livré un message poignant :
« Trois enfants… trois regards qui ne grandiront jamais… Rien, absolument rien, ne justifie qu’on touche à la vie d’un enfant. » Elle invite la société à réfléchir aux fractures familiales, à la banalisation de l’infidélité et au silence face à la souffrance psychologique.



Mani Bella : dénonciation sociale
L’artiste pointe du doigt la pression sociale sur les femmes : « On a formaté les jeunes femmes à croire qu’une vraie femme doit tout supporter. Peut-être qu’elle avait honte du regard des autres… » Son message insiste sur les jugements sociaux qui pèsent sur les mères célibataires ou les couples en crise.


Analyses et débats publics
La consultante Laura Sen invite à dépasser l’émotion et à considérer la santé mentale :
« Une personne en état dépressif n’est pas dans un équilibre mental stable… La vraie question est : depuis quand cela a commencé ? » Flavienne Tchatat, souligne l’importance de comprendre les troubles psychologiques : « Cette dame visiblement avait un problème personnel avec elle-même qu’elle n’a malheureusement pas pu affronter… Cela peut expliquer son manque d’amour pour ses propres enfants et sa difficulté à apprécier les moindres efforts de son copain. » À l’opposé, L’étoile Kribienne met l’accent sur la responsabilité personnelle :« Tu fais trois enfants avec un homme toxique et tu finis par les emporter avec toi… Faut laisser le mot dépressif là en paix. » Le débat oppose ainsi compassion et analyse psychologique à jugement moral et responsabilité individuelle.


Au-delà du fait divers : un miroir de la société
Ce drame soulève des interrogations profondes : dépression ignorée, pression sociale, conflits conjugaux, manque d’accompagnement psychologique. Beaucoup y voient le symptôme d’un malaise plus large. « La société doit apprendre à observer, détecter et accompagner plutôt que juger », résume Hope Faith, une connaissance de la défunte.

Une tragédie qui appelle à la réflexion
Au-delà de l’émotion et des spéculations, cette affaire rappelle la nécessité d’une meilleure prise en charge des détresses psychologiques et d’un dialogue ouvert sur la santé mentale au sein des familles et des communautés. Trois enfants ont perdu la vie. Une famille est détruite. Et tout un pays s’interroge : combien de signaux faudra-t-il encore ignorer avant d’agir ?
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Diane Laure MISSEKOU





