La triste nouvelle a été confirmée le lundi 24 août 2026. Ananie Rabier Bindzi, figure tutélaire du journalisme et éditorialiste chevronné, s’est éteint à son domicile du quartier Bonabéri, à Douala, à l’âge de 80 ans, des suites d’une longue maladie. Après plusieurs alertes et des fausses rumeurs démenties par sa famille il y a quelques semaines, le rideau est cette fois définitivement tombé sur la carrière remarquable d’un homme qui aura marqué des générations de téléspectateurs et de professionnels de la communication.
Un parcours remarquable au service de la mémoire collective
Ancien élève d’une école militaire à Brazzaville, Ananie Rabier Bindzi s’était réorienté vers les sciences de l’information et de la communication, un choix qui l’amène à s’imposer comme l’une des plumes et des voix les plus respectées de l’échiquier médiatique national. Grand passionné d’histoire et de géopolitique, c’est à travers son émission phare « La Tribune de l’Histoire » sur Canal 2 International qu’il est devenu un visage familier et incontournable. Par son style pédagogique et sa rigueur documentaire, il décortiquait la mémoire du Cameroun et du monde.

Les hommages de la communauté médiatique et culturelle
Dès l’annonce de sa disparition, les réseaux sociaux et la communauté des journalistes se sont remplis de messages empreints de respect et de nostalgie.
Le journaliste Patrick Christian Ndobo, son confrère et doublure dans l’émission « La Tribune de l’Histoire » se remémore la proximité qu’il entretenait avec le défunt :
« Les grandes douleurs sont muettes. Tu ne cessais de me répéter que ce jour arrive, et il est arrivé. Repose en paix Ananie Rabier Bindzi ; cher aîné, papa et conseiller »

L’animateur Léonard Châtelain pour sa part exprime sa profonde émotion : « Une bibliothèque brûle et l’historien manque à sa tribune. Cher Ananie Rabier Bindzi, je salue votre fureur de savoir et votre passion de dire. notre Histoire. »

La blogueuse Marquise Kwimi, quant à elle souligne l’impact éducatif et populaire de l’illustre présentateur en ces mots :
« J’aimerais rendre hommage à un grand monsieur de la télé camerounaise : Ananie Rabier Bindzi et son émission La Tribune de l’Histoire sur Canal 2. C’est grâce à mon grand frère direct que j’ai découvert cette émission. Au début, je regardais juste par curiosité, et finalement, c’est devenu une vraie école pour moi. Grâce à lui, j’ai compris beaucoup de choses sur les réalités de mon pays, le Cameroun. Merci infiniment à M. Ananie Rabier Bindzi pour tout ce savoir partagé. Reposez en paix grand Homme ! »

Enfin, le promoteur de Ishiakroyal rtv2 écrit :
« C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès à Douala du journaliste et historien Ananie Rabier Bindzi. Une grande voix s’est tue. Un homme de culture, de mémoire et de vérité nous quitte. Par sa plume, son savoir et son engagement pour l’histoire, il a éclairé des générations et servi le Cameroun avec dignité. À sa famille, à ses proches, à la grande famille de la presse camerounaise, nous adressons nos sincères condoléances. Que la terre de nos ancêtres lui soit légère. Repose en paix, Patriarche. »

Un héritage immortel
Pour le paysage audiovisuel et la presse camerounaise, Ananie Rabier Bindzi laisse un vide immense ainsi qu’un modèle d’exigence intellectuelle. Que son âme repose en paix.
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Eve-Pérec N.BEHALAL








