Responsable de la plateforme digitale « Zamba » et également musicien, Claude Onomo évolue entre plusieurs espaces d’expression qui, pour lui, poursuivent une même finalité. Dans un échange accordé à notre rédaction le 7 septembre 2026, il s’est ouvert sur cette double identité, ses convictions et sur la manière dont il assume sa parole face au public. Derrière les textes et prises de position que beaucoup associent à sa page « Zamba », il affirme être le même homme, avec les mêmes convictions.
« Zamba » et Claude Onomo, deux images pour une même personne
Le nom « Zamba » peut parfois prendre le dessus sur celui de Claude Onomo. Pourtant, derrière les publications et les prises de position, l’homme assure qu’il n’existe pas de personnage distinct.
« Le personnage sur Facebook particulièrement sur la plateforme ZAMBA est très peu mis en avant. Les gens lisent des textes et parfois des prises de position mais font un peu moins le rapport avec la personne derrière. Mais clairement c’est la même personne avec les mêmes convictions en avant et en retrait. »
Cette continuité entre l’homme et ce qu’il exprime en ligne constitue l’un des éléments centraux de son discours. Il ne cherche pas à construire une personnalité différente derrière la plateforme.

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Une parole qui ne se construit pas sous la pression du public
Prendre position publiquement expose forcément aux réactions. Claude Onomo affirme pourtant ne pas déterminer ses prises de parole en fonction des internautes. Sa limite se situe ailleurs.
« Je ne me censure pas par rapport aux pressions des internautes mais si je me rends compte que ma pensée n’est pas la pensée de DIEU ou n’est pas en ligne avec ce que DIEU veut je le fais. Mais quand j’ai la certitude que c’est la volonté de DIEU je reçois les coups sans problèmes et je suis prêt à payer le prix peu importe ce qu’il m’en coûte. »
Le musicien derrière le responsable de plateforme
Claude Onomo est également musicien. Pourtant, il ne considère pas cette activité comme devant bénéficier d’un traitement particulier parce qu’il se trouve à la tête de Zamba.
« Je n’ai pas choisi de garder ce côté juste que je pense ne pas être plus important qu’un autre chantre. Quand j’ai un projet j’en parle comme pour tout autre chantre sans forcément mettre des artifices parce que je suis le leader de la plateforme. »
Il résume cette coexistence entre ses différentes activités en une phrase :
« Il y’a des gens qui à cause de la plateforme me connaissent comme le leader et c’est bien moi, y’en a d’autres qui me connaissent comme un artiste et c’est toujours moi. »
Deux perceptions différentes, mais une seule personne derrière.
Plusieurs moyens pour porter un même message
Pour Claude Onomo, le contenu numérique et la musique ne s’opposent pas. Ils constituent plutôt deux moyens différents de transmettre ce qu’il porte.
« Chaque couloir m’aide à présenter le message que DIEU a mis en moi. Les contenus sous leurs formes ont leur impact et le chant sacré a le sien. Mais tous servent à l’édification du Corps de Christ. »
Il reconnaît toutefois à la musique une capacité d’expression particulière, notamment lorsqu’il s’agit de traduire des émotions profondes.
« Mais j’avouerais que la musique a plus de facilités pour transmettre ce qu’il y’a dans les profondeurs de l’âme plus que des contenus. Du moins en ce qui me concerne. »

De l’idée de départ à une vision plus large
À ses débuts, Zamba avait une orientation précise : mettre en avant le Gospel camerounais. Claude Onomo revient sur les circonstances de sa création.
« ZAMBA a été créé au départ pour mettre en avant le Gospel Camerounais. Le premier post était après une émission radio sur la crtv Douala où elle et moi faisions des lives musicaux. Elle venait de sortir son album « cœur nouveau ». J’avais pris ces vidéos et publié pour mieux présenter son talent autour de moi. »
Une rencontre avec Dena Mwana va ensuite contribuer à faire évoluer sa perception du projet.
« Plus tard après la venue de ma chantre Dena Mwana, j’ai reçu dans mon cœur qu’il fallait présenter l’Evangile dans sa forme première et non être fixé sur une contrée. »
C’est aussi ce qui explique son rapport avec l’image construite autour de Zamba.
« C’est pourquoi je ne me sens pas prisonnier d’une image ou d’un rôle. Je cherche juste à présenter l’Evangile comme un simple serviteur. »
Au fond, Claude Onomo ne cherche donc pas à choisir entre ses différentes identités. Responsable de Zamba, créateur de contenus ou musicien, il considère ces espaces comme autant de moyens d’expression d’une même personne et de convictions qu’il entend continuer à assumer.

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Muriel Yanga








