AccueilCultureStéphanie Nyangono représente l’art textile camerounais à l’exposition collective « Dalal sa...
CLIQUEZ ICI POUR PROFITER DE L'OFFREspot_img

Stéphanie Nyangono représente l’art textile camerounais à l’exposition collective « Dalal sa Xël » au Sénégal

Au cœur de la création contemporaine à Saly, l’artiste plasticienne et textile camerounaise Stéphanie Nyangono représente son pays au sein de l’exposition collective « Dalal sa Xël », accueillie par la Maison d’Afrique. L’exposition durera tout le mois de septembre. En s’emparant d’une thématique aussi intime qu’essentielle, la créatrice originaire de Yaoundé confronte ses recherches plastiques à celles de figures venues d’Éthiopie et du Sénégal.

Du textile aux symboles contemporains, le langage d’une vulnérabilité assumée

Née en l’an 2000, la plasticienne camerounaise s’impose progressivement comme l’une des signatures les plus singulières de sa génération. Son parcours académique, initié à l’Institut de formation artistique de Mbalmayo puis poursuivi au sein des universités de Douala et Yaoundé I, lui a offert une maîtrise académique et multidisciplinaire. De la peinture au collage en passant par l’assemblage de laine sur toile, elle façonne un univers où l’esthétique attrayante dissimule une réflexion profonde sur l’être humain.
L’originalité de sa démarche réside dans la réappropriation des codes visuels de notre époque, notamment l’usage récurrent des émoticônes et des smileys. Ces icônes universelles, omniprésentes dans sa pratique plastico-textile comme dans son quotidien, servent de masque ou de révélateur aux émotions dissimulées sous les apparences. En figurant des silhouettes féminines et masculines figées dans des postures familières, l’artiste met en lumière les tensions silencieuses et la fragilité qui traversent les individus au quotidien.

Dans l’œuvre intitulée « Question existentielle« , exécutée en laine sur toile, la créatrice matérialise l’incertitude individuelle en remplaçant les traits d’un visage par un énigmatique point d’interrogation. Cette pièce emblématique interpelle directement le spectateur sur ses propres quêtes identitaires et ses errances psychologiques. Le travail minutieux des fibres textiles confère une matérialité palpable à ces doutes qui, habituellement, demeurent invisibles à l’œil nu.

Une autre création phare présente une silhouette encerclée par une multiplicité d’émotions contrastées, traduisant visuellement la surcharge psychologique subie dans nos sociétés modernes. Par cette juxtaposition de sentiments contradictoires, Stéphanie Nyangono invite chacun à reconnaître et à accepter ses zones d’ombre. Sa démarche artistique dépasse ainsi le simple plaisir visuel pour devenir un vecteur thérapeutique d’affirmation de soi et d’acceptation de nos failles.

Stéphanie Nyangono représente l’art textile camerounais à l’exposition collective « Dalal sa Xël » au Sénégal

Pour ne rien rater sur l’actualité people abonnez-vous à notre chaîne whatsapp

Un dialogue panafricain au service du bien-être et de la mémoire commune

Intitulée « Dalal sa Xël », expression wolof signifiant littéralement « Apaise ton esprit », l’événement culturel pose un regard croisé d’une rare intensité sur l’équilibre psychique. En réunissant Stéphanie Nyangono aux côtés de l’Éthiopien Kirubel Melke et du Sénégalais Kha Bamba, la Maison d’Afrique de Saly orchestre une véritable synergie créative continentale. Les trois plasticiens partagent l’usage du matériau textile comme support privilégié pour questionner la mémoire, l’identité et les maux de l’époque.
Les gestes techniques employés par les plasticiens : découper, assembler, coudre, et superposer, prennent une résonance hautement symbolique au cœur du parcours scénographique. Chaque pièce de tissu manipulée symbolise une tentative de reconstruction intérieure face aux fragmentations du monde contemporain. Ce travail de composition et de patience reflète la manière dont l’être humain répare ses blessures sentimentales et psychologiques au fil du temps.

Grâce à cette confrontation stylistique, la représentation camerounaise s’insère pleinement dans les dynamiques artistiques actuelles qui dépassent les frontières nationales. L’exposition témoigne de la vitalité des échanges culturels entre l’Afrique centrale, de l’Ouest et de l’Est autour de sujets de société longtemps relégués au second plan. La complémentarité des œuvres exposées offre aux visiteurs un espace de méditation collective et de partage particulièrement saisissant.

Inscrite au calendrier de Nooraan, la Saison sèche du Partcours, cette escale artistique reste accessible au public à la Maison d’Afrique de Saly jusqu’au 30 septembre 2026. Une opportunité inédite d’apprécier la maturité créative de Stéphanie Nyangono, qui confirme que l’art textile camerounais sait parler au cœur et à l’esprit au-delà de ses frontières natales.

Si cet article vous a interessé n’hesitez Pas a cliquer ici

Nidelle FOYET

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Nous recrutons
Notre Newsletter

Les plus Populaires

Téléchargez Notre Application

Commentaires recents

CLIQUER ICI POUR PROFITER DE L'OFFREspot_img