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« Ça, c’est toujours Jojo ! » : Ngallé Jojo renaît avec « Na Bo Ndedi », un retour qui célèbre l’héritage du makossa camerounais

Près de cinquante ans après son premier triomphe, Ngallé Jojo retrouve la lumière. Entre la réédition remastérisée de son album culte « Na Bo Ndedi », la sortie d’un nouveau vinyle et les hommages de son petit-fils Sergio Polo, le pionnier du makossa signe un retour qui ravive l’histoire d’un artiste ayant marqué la musique africaine.

Une légende du makossa renaît à travers son œuvre

Le nom de Ngallé Jojo résonne de nouveau dans l’actualité musicale. Figure majeure du makossa des années 1970 et 1980, l’artiste camerounais bénéficie d’un véritable coup de projecteur en ce mois de juillet 2026. La réédition de son premier album « Na Bo Ndedi‘ par Celluloïd Records, remastérisé à partir des bandes originales, remet en circulation une œuvre devenue incontournable dans l’histoire de la musique camerounaise.

Mais ce retour ne s’arrête pas à une simple réédition. L’artiste dévoile également un nouveau single en vinyle, tandis que son petit-fils, le chanteur Sergio Polo, lui rend un hommage émouvant en reprenant l’un de ses plus grands succès.

« Ça, c'est toujours Jojo ! » : Ngallé Jojo renaît avec "Na Bo Ndedi", un retour qui célèbre l'héritage du makossa camerounais

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« Le retour du premier album de Ngallé Jojo » : Celluloïd Records remet un classique à l’honneur

Le 10 juillet 2026, Celluloïd Records annonçait officiellement la sortie de cette nouvelle édition de Na Bo Ndedi. Dans son communiqué, le label écrivait : « C’EST AUJOURD’HUI. Le retour du premier album de Ngallé Jojo, « Na Bo Ndedi », remasterisé à partir des bandes originales. Pour fêter cette sortie, @jfra_gal interprète son tout premier tube, « Alliance sans valeur ». » Cette réédition permet à une nouvelle génération de découvrir un disque qui a profondément marqué l’évolution du makossa.

De Douala à Paris : l’ascension d’un pionnier du makossa

Originaire de Douala, Joseph Ngallé, plus connu sous le nom de Ngallé Jojo, commence très jeune à se produire dans les cabarets camerounais. En 1977, alors qu’il n’a que 18 ans, il enregistre « Alliance sans valeur« , un 45 tours qui bouleverse sa carrière. Le succès est immédiat. À l’époque, le titre devient le premier disque d’or du label français Sonodisc, spécialisé dans la production de musiques africaines et caribéennes.

Fort de ce triomphe, le label l’invite à Paris pour enregistrer son premier album : « Na Bo Ndedi« , paru en 1978. Autour de lui, une équipe cosmopolite composée notamment du guitariste sénégalais François Coréa, du batteur martiniquais Patrick Francfort et du bassiste gabonais Jean-Yves Messan. Cette ouverture musicale contribue à faire voyager le makossa bien au-delà des frontières camerounaises.

Près de cinquante ans après son premier triomphe, Ngallé Jojo retrouve la lumière. Entre la réédition remastérisée de son

« Alliance sans valeur a fait de moi Jojo Ngallé »

À l’occasion de cette réédition, une vidéo publiée par Celluloïd Records remet également en avant les confidences du chanteur sur le morceau qui a changé sa vie. Ngallé Jojo y déclare avec émotion :
« « Alliance sans valeur », le tout premier succès phénoménal qui a fait de moi Jojo Ngallé dans ma carrière musicale. « Alliance sans valeur » qui était un magnifique tube. » Une phrase qui résume toute l’importance de ce titre dans son parcours.

Le makossa, une influence jusque dans la naissance du zouk

Installé à Paris à la fin des années 1970, Ngallé Jojo fréquente la diaspora africaine et antillaise. C’est dans cette effervescence musicale qu’il croise notamment Jacob Desvarieux et Jocelyne Béroard, futurs fondateurs de Kassav‘. Le musicien n’a jamais caché sa conviction : Les artistes antillais se seraient largement inspirés du makossa camerounais pour construire les bases du zouk. Une affirmation qui nourrit depuis longtemps les débats sur les influences croisées entre les musiques africaines et caribéennes.

La fin de Sonodisc et une nouvelle vie comme pasteur

Malgré son succès, l’aventure Sonodisc prend fin au début des années 1980.
L’arrivée de la cassette audio bouleverse l’économie du disque. Les copies se multiplient et les ventes chutent. Comme de nombreux artistes africains de l’époque, Ngallé Jojo perd son label. Il choisit alors une autre voie. À l’image de certaines grandes figures de la soul américaine, il devient pasteur et exerce toujours aujourd’hui son ministère dans l’Oise, en France.

« Ça, c’est toujours Jojo ! » : un nouveau single en vinyle

Loin d’avoir abandonné la musique, Ngallé Jojo signe également son retour avec un nouveau projet. Dans une publication annonçant cette sortie, on pouvait lire :
« Excellent début de semaine à tous ! Ngallé Jojo, cet artiste emblématique d’Afrique, fait un retour remarquablement puissant avec un single en vinyle. Déjà accessible en Europe depuis le 26 juin, il sera disponible au Cameroun dès août 2026. Les titres sont « Elo-Lodie » et « Caresses d’amour ». »

Quelques jours plus tard, un autre message accompagnait cette annonce : « Ça, c’est toujours Jojo ! C’est la signature indémodable de Ngallé Jojo, le légendaire faiseur de tubes des années 80 dont la notoriété dépasse largement les frontières du Cameroun. » Le titre Elo-Lodie est déjà disponible sur sa chaîne YouTube, tandis que Caresses d’amour complète ce nouveau vinyle attendu au Cameroun en août.

Sergeo Polo : « Faire vivre l’héritage musical de mon grand-père »

Le retour de Ngallé Jojo est également porté par la nouvelle génération. Le 12 juillet 2026, son petit-fils Sergeo Polo lui rendait un vibrant hommage.

Dans une publication relayée sur ses réseaux sociaux, il écrivait :
« Chanter « Alliance » est bien plus qu’une interprétation pour moi. C’est faire vivre l’héritage musical de mon grand-père, l’immense Ngallé Jojo, dont les œuvres continuent de traverser les générations. »
Le chanteur rappelait également avoir déjà repris cette chanson en 2003 aux côtés du regretté Guy Lobé.

Il poursuit : « Aujourd’hui encore, c’est avec la même émotion et le même respect que je le partage avec vous. Je vous invite également à découvrir mon nouveau Maxi Single, disponible sur YouTube et sur toutes les plateformes de streaming et de téléchargement légal. Merci pour votre fidélité et votre soutien. »

Un patrimoine musical qui continue de traverser les générations

Entre la réédition de « Na Bo Ndedi« , la renaissance « d‘Alliance sans valeur« , la sortie d’un nouveau vinyle et les hommages portés par Sergo Polo, Ngallé Jojo prouve que son héritage demeure intact. Près d’un demi-siècle après avoir révolutionné le makossa, l’artiste rappelle que les grandes œuvres ne disparaissent jamais. Elles traversent les époques, inspirent de nouveaux musiciens et continuent de raconter l’histoire d’une musique camerounaise qui a largement contribué à façonner le paysage musical africain et international.

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire

Diane Laure MISSEKOU

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