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Yvanna Chantal Besseke, la voix de la « périztocratie » qui croit au pouvoir de la jeunesse africaine

Créatrice d’opinion, communicante publique et promotrice du concept de la « périztocratie », Yvanna Chantal Besseke défend une vision ambitieuse de la jeunesse africaine. Invitée d’un média camerounais ce 15 juin 2026, elle est revenue sur son parcours entre le Cameroun, la France et plusieurs pays africains, ainsi que sur les convictions qui nourrissent son engagement. À travers son expérience, elle encourage les jeunes à croire en leur potentiel, à utiliser les réseaux sociaux de manière constructive et à devenir les acteurs du changement qu’ils souhaitent voir émerger sur le continent.

Une vision de la jeunesse forgée entre le Cameroun et l’ailleurs

Pour celle que l’on connaît sous le pseudonyme, « Périztocratie« , l’avenir de l’Afrique repose avant tout sur sa jeunesse. C’est cette conviction qui l’a poussée à développer le concept, devenu aujourd’hui sa marque de fabrique. « La périztocratie veut dire le pouvoir de la jeunesse car je suis convaincue que la véritable richesse de l’Afrique, c’est une jeunesse formée, éduquée et qui sait saisir les opportunités ». Son parcours entre le Cameroun, la France et d’autres pays lui a permis de découvrir différentes réalités et d’élargir sa vision du monde. « Le fait d’être sortie du Cameroun, d’avoir vu d’autres choses, m’a permis de savoir que c’est possible de faire différemment, mais aussi de savoir ce que je ne veux pas que mon pays devienne ».

Yvanna Chantal Besseke, la voix de la « périztocratie » qui croit au pouvoir de la jeunesse africaine

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Quand la parole devient un passeport vers les opportunités

Alors qu’elle était encore étudiante en deuxième année d’université, Yvanna décide de prendre la parole sur les réseaux sociaux. Son objectif est clair : encourager les jeunes Africains à croire en leurs capacités et à participer activement à la construction de leur avenir. Très vite, elle découvre que la maîtrise de la parole peut devenir un véritable levier d’opportunités.
« J’ai décroché plusieurs opportunités sans qu’on me demande mon CV simplement parce que j’avais parlé dans une salle ».
Pour elle, l’éloquence est une compétence essentielle qui mérite d’être davantage valorisée. « Celui qui sait manier la parole peut s’ouvrir des portes que les diplômes seuls ne peuvent pas ».

Réseaux sociaux : entre vitrine et responsabilité

Dans un contexte où les réseaux sociaux occupent une place grandissante dans le quotidien des jeunes, Yvanna appelle à un usage plus responsable et plus stratégique de ces plateformes. « Les réseaux sociaux sont un couteau suisse à double facette. C’est une bénédiction si on sait les utiliser, mais cela peut aussi devenir un frein lorsqu’on n’y est pas préparé ». Pour la communicante, les jeunes Africains doivent utiliser ces espaces pour apprendre, partager leurs idées et développer leurs projets plutôt que pour rechercher uniquement la visibilité.

Assumer son intelligence sans renoncer à son identité

Yvanna Chantal Besseke rejette également certains préjugés encore présents dans la société, notamment l’idée selon laquelle les hommes n’apprécieraient pas les femmes ambitieuses ou intelligentes. « Je pense que l’intellect n’est pas opposé à la beauté ». Elle défend plutôt un équilibre entre le fond et la forme, estimant que la manière de se présenter, de communiquer et de penser participe à la construction de son image. « Une jolie fille qui dit de belles choses, c’est toujours quand même mieux », lance-t-elle avec humour. Un message qui invite les jeunes femmes à ne jamais considérer leur ambition comme un obstacle à leur épanouissement personnel.

Inspirer aujourd’hui pour transformer demain

Pour Yvanna, il n’existe pas d’âge minimum pour avoir un impact positif autour de soi. Lorsqu’elle débute son aventure sur les réseaux sociaux, elle ne dispose ni de modèle clairement identifié ni de garanties de réussite. Pourtant, elle choisit de poursuivre son chemin. « Déjà, il n’y a pas d’âge pour inspirer ». Aujourd’hui, les nombreux retours qu’elle reçoit de parents et de jeunes témoignent selon elle de l’importance de représenter de nouvelles figures de réussite. Son ambition est désormais de voir le mouvement qu’elle porte grandir au-delà de sa propre personne.

Le pari d’une génération prête à prendre le relais

Si Yvanna continue de porter le message de la périztocratie, elle espère qu’un jour celui-ci ne lui appartiendra plus exclusivement. Son objectif est de voir émerger partout en Afrique une génération de jeunes capables de s’approprier cette vision. « Dans dix ans, j’espère que la périztocratie ne m’appartiendra plus. J’espère qu’il y aura plein de péristocrates qui se la seront appropriée ». Une ambition qui reflète sa volonté de transmettre plutôt que de conserver.

À travers son parcours, Yvanna Chantal Besseke rappelle que la parole, lorsqu’elle est maîtrisée et mise au service d’une vision, peut devenir un puissant outil de transformation. Pour elle, l’Afrique de demain se construira grâce à des jeunes capables de croire en eux-mêmes, d’oser s’exprimer et d’agir pour le changement.

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Muriel Yanga

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