Depuis le 07 avril 2026, la ville de Bongor vibre au son des traditions avec le lancement de la 10ᵉ édition du Festival international des arts et de la culture Massa, Tokna Massana. Placé sous le thème « Promouvoir et protéger le patrimoine Massa », l’événement se poursuit jusqu’au 11 avril, réunissant communautés venues du Cameroun, du Tchad et de la diaspora. Bien plus qu’un simple rendez-vous culturel, Tokna Massana s’impose comme un véritable pont entre héritage et avenir.
« Deux pays, un peuple, une culture » : l’esprit Tokna Massana
Au cœur de cette édition, une réalité forte : le festival incarne l’unité du peuple Massa, réparti entre le Cameroun et le Tchad. Danses traditionnelles, rites initiatiques, jeux et expressions artistiques rythment ces retrouvailles fraternelles. Comme le résument les participants : « Le Tokna Massana est un pont vivant entre le Tchad et le Cameroun. » Une vision renforcée par la présence de personnalités, dont le ministre de la jeunesse et de l’éducation civique, Mounouna Foutsou, venu marquer l’importance de cette célébration culturelle transfrontalière.

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Une ouverture marquée par les traditions et la communion
Dès les premières heures, le ton a été donné avec des activités hautement symboliques comme le “Doli Ma Bumna”, mettant en lumière les valeurs familiales et le rôle du père dans la société Massa. « Un moment fort de transmission, d’identité et de valeurs. » Dans un esprit de communion, populations et délégations ont également pris part à des rituels collectifs, entre dégustation de boissons traditionnelles et nettoyage du site, marquant ainsi le lancement officiel des festivités.

Des temps forts entre immersion culturelle et spectacles vivants
Le programme de cette 10ᵉ édition se distingue par sa richesse et sa diversité :
Excursions culturelles, notamment à la découverte du Guruna, présenté comme « une véritable école de l’homme Massa »
Courses de pirogues sur le fleuve Logone, mêlant tradition, vitesse et adrénaline
Parades et animations urbaines, transformant Bongor en véritable scène à ciel ouvert « Le Tokna Massana fait vibrer même les eaux du Logone. »


Une organisation bouclée pour une édition exceptionnelle
Du côté de l’organisation, les préparatifs se sont passés dans un niveau avancé.
« Les derniers détails se sont finalisés pour que la fête soit belle », a assuré un responsable du comité d’organisation.
Stands culturels, espaces gastronomiques, podiums et sonorisation : tout a été mis en place pour offrir une expérience immersive aux festivaliers et valoriser les savoir-faire locaux.
Au-delà de la fête : un festival tourné vers le développement
Depuis plusieurs années, Tokna Massana ambitionne de dépasser le cadre festif pour devenir un véritable levier de développement territorial. Selon les réflexions portées par Kossoumna Liba’a Natali : « Le festival doit passer d’un événement ponctuel à un véritable héritage pour les territoires. » L’objectif est clair : faire en sorte que chaque édition laisse des traces concrètes, infrastructures, accès à l’eau, équipements communautaires au bénéfice des populations locales.

Culture, économie et transmission : les piliers d’un avenir durable
Tokna Massana se positionne également comme un moteur économique, en mettant en avant artisans, producteurs, restaurateurs et créateurs locaux. Au-delà de la valorisation culturelle, le festival encourage : l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, la structuration des activités économiques locales, la transmission du patrimoine aux nouvelles générations. Un accent particulier est aussi mis sur la préservation des savoirs et la promotion de disciplines emblématiques comme la lutte traditionnelle.
Tokna Massana 2026 : une édition charnière
À mi-parcours, cette 10ᵉ édition confirme une chose : Tokna Massana n’est plus seulement un festival. Il devient un projet de société, un espace où culture, identité et développement se rencontrent. Entre célébration, réflexion et ambition, Bongor s’impose cette année encore comme le cœur battant du peuple Massa. Et à travers cette dynamique, une conviction s’impose :
la culture, lorsqu’elle est portée collectivement, peut devenir un puissant moteur d’unité et de transformation.

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Diane Laure MISSEKOU




