L’artiste camerounais Nda Chi s’apprête à marquer les esprits ce 1er avril à Montréal, à l’occasion de la 19e édition du Syli d’Or. Sur scène, il présentera son univers singulier baptisé « Rythmes bamilékés contemporains », porté par le LessaGroove, un genre musical dont il est le créateur et l’ambassadeur. Une prestation très attendue qui s’annonce comme un moment fort de cette compétition dédiée aux musiques du monde.

Une émotion forte, « presque sacrée »
D’emblée, l’artiste n’a pas caché son émotion face à cette opportunité internationale : « Je suis très touché que Laura Dave Média s’intéresse à cette performance au Syli d’Or. » Pour lui, cet événement dépasse le cadre d’un simple concert. « Cette opportunité représente bien plus qu’un simple concert : c’est un moment historique », confie-t-il.
Et d’ajouter avec ferveur : « Le 1er avril 2026, je ne monterai pas seul : je porterai avec moi toute l’âme de mon peuple, sa résilience, sa joie et sa spiritualité. C’est une émotion très forte, presque sacrée. »

Pour ne rien rater sur l’actualité people abonnez-vous à notre chaîne whatsapp…👇🏿👇🏿
https://whatsapp.com/channel/0029Vax9xnDA89MjE14EYO2Q
Le LessaGroove, une signature musicale unique
Au cœur de cette performance, le LessaGroove se distingue comme une véritable identité artistique. Fusion audacieuse entre le rythme ancestral LESSA de Baleng et des influences contemporaines telles que le funk, le rock, la pop, le reggae et le gospel, ce genre musical incarne une rencontre harmonieuse entre héritage et modernité.
Nda Chi, également connu sous le nom de « Le Menshi – la voix des ancêtres et du peuple », y développe une approche immersive où chants, sons de la nature et éléments spirituels se mêlent. « Le LessaGroove est un pont culturel inclusif entre l’Afrique mystique et le monde contemporain », explique-t-il.
Un message d’unité et de paix
Au-delà de l’esthétique musicale, l’artiste revendique un message fort. « À travers le LessaGroove, je veux transmettre un message d’unité, de paix intérieure et de fierté africaine », affirme-t-il. Des titres comme « Aayaki » (« Non à la guerre ») illustrent cet engagement.
Son ambition pour le public montréalais est claire : « Je veux que les gens sortent du Balattou en se disant : “Je ne suis pas seul. Je suis relié.” » Une vision profondément humaine et universelle qui transcende les frontières culturelles.

Une préparation entre rigueur et fidélité aux racines
Pour atteindre ce niveau d’exigence, Nda Chi s’appuie sur une équipe engagée, composée notamment de Patrick Peka à la guitare, Ekame Herman aux percussions, Alexandre Djoulou au clavier, et Mélanie Edissiki à la coordination administrative. « Préparer une performance comme celle du Syli d’Or demande un équilibre très précis entre exigence scénique et fidélité aux racines », souligne-t-il.
Entre rigueur technique et respect de l’essence ancestrale, chaque détail est pensé pour offrir une prestation authentique et puissante.
Un artiste passeur et bâtisseur
Enfin, l’artiste inscrit son travail dans une dynamique plus large : celle de la transmission et de la valorisation culturelle. « Les artistes de ma génération ont un rôle majeur : celui de passeurs et de bâtisseurs », estime-t-il. À travers le LessaGroove, Nda Chi entend moderniser les musiques traditionnelles camerounaises sans les dénaturer, tout en inspirant les jeunes générations à embrasser leur héritage avec fierté.

Une célébration de l’âme africaine
À Montréal, ce 1er avril, bien plus qu’un concert, c’est une véritable célébration de l’identité, de la mémoire et de la création africaine contemporaine qui s’annonce, portée par un artiste déterminé à faire vibrer le monde au rythme de ses racines.


Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire celui-ci
Benjamin NOAH




