AccueilPeopleStephan Noumi plaide pour une culture au service de l’unité nationale
CLIQUEZ ICI POUR PROFITER DE L'OFFREspot_img

Stephan Noumi plaide pour une culture au service de l’unité nationale

De passage à Laura Dave Média le 18 mai 2026, le promoteur culturel Stephan Noumi a livré une réflexion profonde sur la place de la culture dans la société camerounaise. Entre plaidoyer pour l’unité nationale, critique du manque de soutien à l’industrie artistique et inquiétude face aux dérives des réseaux sociaux, il défend une vision où les artistes deviennent les véritables artisans du vivre-ensemble.

Les artistes, « miroir de la société »

Pour Stephan Noumi, la cohésion sociale ne peut se construire sans les artistes. Le promoteur culturel estime que ces derniers occupent une place centrale dans la société, bien plus influente qu’on ne l’imagine. « Les artistes sont la base de la cohésion sociale », affirme-t-il avec conviction. Selon lui, un artiste a le pouvoir d’orienter les mentalités : s’il prône le tribalisme, une partie du public le suivra ; à l’inverse, s’il défend le vivre-ensemble, il contribuera à rapprocher les communautés.

Pour illustrer son propos, il évoque plusieurs collaborations artistiques entre personnalités de différentes origines culturelles, notamment celles de Black Oya et Markus l’humoriste ou encore Krys M et Phillbill. Des exemples qui, selon lui, démontrent que le public est capable de se retrouver autour d’un spectacle sans tenir compte des appartenances ethniques.

Stephan Noumi plaide pour une culture au service de l’unité nationale

📺𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫

Une « Afrique en miniature » qui peine à valoriser sa richesse

Le promoteur culturel considère le Cameroun comme une chance exceptionnelle sur le plan culturel. À ses yeux, la diversité des peuples et traditions constitue une force que peu de pays possèdent. Il regrette toutefois que cette richesse soit insuffisamment exploitée. Pour lui, seuls quelques grands festivals comme le Ngondo ou le Nguon bénéficient d’une visibilité nationale, alors que le pays compte plus de 200 identités culturelles capables d’être mises en lumière.

Stephan Noumi estime même que le Cameroun pourrait dominer n’importe quelle compétition internationale de diversité culturelle grâce à l’étendue de ses patrimoines et traditions.

« On demande tout aux artistes sans les soutenir »

Au cours de l’entretien, le promoteur culturel a également dénoncé les contradictions du public envers les artistes. Selon lui, beaucoup exigent des prises de position fortes sans pour autant soutenir financièrement les œuvres culturelles.

Il déplore notamment le faible achat d’albums, le manque d’engouement autour des spectacles et l’absence d’accompagnement durable des acteurs culturels. Une réalité qui pousse, d’après lui, artistes et promoteurs à privilégier parfois des choix commerciaux plutôt que des contenus correspondant à leurs valeurs personnelles. « Les artistes aussi sont au sol », rappelle-t-il, soulignant que ces derniers doivent d’abord assurer la survie de leurs familles avant de porter les combats sociaux de toute une population.

TikTok et les réseaux sociaux dans le viseur

Très critique envers certaines dérives numériques, Stephan Noumi oppose les jeux de son enfance comme le football ou les billes qu’il considère comme des moyens de rapprochement entre communautés, aux réseaux sociaux actuels.

Il qualifie notamment TikTok d’« outil d’éloignement », accusant certaines plateformes de créer des réalités artificielles et d’alimenter les divisions sociales.

Dans la même logique, il pointe aussi du doigt certains blogueurs et influenceurs qu’il accuse de monnayer excessivement leur soutien aux artistes, au lieu de contribuer naturellement au rayonnement de l’industrie culturelle camerounaise.

Une vision de l’unité qu’il applique à sa propre vie

Au-delà de ses discours, Stephan Noumi affirme vivre personnellement cette cohésion sociale qu’il défend. D’origine Bamiléké, il révèle être marié à une femme Bulu, symbole selon lui d’un Cameroun capable de dépasser les clivages identitaires.

Il confie également avoir grandi à Bonadibong, un environnement multiculturel qui lui a permis de parler couramment le Ghomala’ et de maîtriser quelques notions de langue Douala.

À travers cette sortie médiatique, Stephan Noumi livre bien plus qu’une réflexion sur la culture : il dresse le portrait d’un Cameroun qu’il rêve plus uni et plus fier de sa diversité. Entre critiques sociales, plaidoyer pour les artistes et appel à la responsabilité collective, le promoteur culturel replace l’industrie artistique au cœur du vivre-ensemble. Pour lui, la culture demeure l’un des rares espaces capables de rassembler un peuple au-delà des différences.

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire celui-ci

urlr.me/kb5hDm

Benjamin NOAH

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Nous recrutons
Notre Newsletter
Téléchargez Notre Application

Les plus Populaires

Téléchargez Notre Application

Commentaires recents

CLIQUER ICI POUR PROFITER DE L'OFFREspot_img