Le 17 mai 2026, le tennisman professionnel ivoirien Eliakim Coulibaly s’est livré dans un média de la place sur son parcours, ses sacrifices et ses ambitions dans le tennis mondial. Entre difficultés financières, discipline extrême et volonté de représenter l’Afrique au plus haut niveau, le joueur ivoirien affirme vouloir ouvrir la voie à une nouvelle génération de tennismen africains.

Peu de jeunes Africains évoluent sur le circuit professionnel par faute de moyens
Dans son intervention, Eliakim Coulibaly explique que son combat dépasse aujourd’hui sa propre carrière. Pour lui, chaque victoire représente aussi un message envoyé à toute la jeunesse africaine.
« Je fais ça pour mon pays et pour l’Afrique », affirme-t-il avant de rappeler les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux jeunes joueurs du continent.
Le tennis reste selon lui un sport encore très inaccessible : « Peu de jeunes Africains évoluent sur le circuit professionnel par faute de moyens. »
Le joueur ivoirien reconnaît ne pas venir d’un milieu privilégié, mais il utilise les ressources qu’il possède pour continuer à avancer et inspirer ceux qui rêvent de suivre le même chemin.

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Au moins 4 à 5 heures d’entraînement par jour
Derrière les performances du tennisman se cache une discipline particulièrement exigeante. Eliakim Coulibaly révèle s’entraîner six jours sur sept avec des journées pouvant atteindre plusieurs heures de travail intensif.
« Au moins 4 à 5 heures par jour », explique-t-il.
Entre longues séances techniques, préparation physique et répétitions sous la chaleur, le joueur insiste également sur l’importance du mental dans cette discipline : « Le tennis demande d’être fort mentalement. »
Une rigueur quotidienne qui nourrit aujourd’hui un objectif clair : Intégrer le Top 100 mondial et participer aux tournois du Grand Chelem.
Je gère tout moi-même
Malgré ses performances et ses 13 titres remportés sur le circuit, Eliakim Coulibaly continue de faire face à d’importantes difficultés logistiques et financières.
Le joueur révèle notamment qu’il évolue sans entraîneur depuis plusieurs mois faute de moyens suffisants.
« Je gère tout moi-même », confie-t-il.
Contrairement à certains joueurs européens accompagnés par des équipes complètes, il doit également organiser seul ses voyages, ses visas et ses déplacements internationaux, une charge mentale qui impacte parfois ses performances sportives.

Être l’un des rares Africains à ce niveau me pousse à me dépasser
Actuellement classé autour de la 270e place mondiale après avoir atteint le 263e rang ATP, Eliakim Coulibaly continue pourtant de croire à son rêve.
Son entraîneur le décrit comme un attaquant de fond de court capable de progresser rapidement grâce à ses qualités techniques et mentales.
Mais au-delà des chiffres, le joueur ivoirien dit surtout être porté par une mission : « Être l’un des rares Africains à ce niveau me pousse à me dépasser dans les moments difficiles. »
Dans un sport encore largement dominé par les grandes puissances financières, l’Afrique dispose-t-elle aujourd’hui des moyens nécessaires pour accompagner ses talents jusqu’au très haut niveau mondial ?

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Muriel Yanga




