Ce 18 mai 2026, dans une interview accordée à Laura Dave Média, l’artiste gospel camerounais Naël Pondy a ouvert son cœur sur son parcours marqué par les rejets, les périodes de doute, la pression du milieu gospel et son équilibre entre musique et études de médecine. Derrière l’image du jeune artiste en pleine ascension, se dessine le portrait d’un homme profondément attaché à sa foi, à son authenticité et à sa mission spirituelle.
Pendant longtemps, j’ai traversé beaucoup de rejet
Avant les encouragements et la reconnaissance, Naël Pondy explique avoir connu des saisons particulièrement difficiles dans son parcours artistique.
« Pendant longtemps, j’ai traversé beaucoup de rejet, de découragement et de portes fermées dans la musique », révèle-t-il.
Une période douloureuse que le jeune chanteur considère aujourd’hui comme une étape nécessaire dans sa construction personnelle et spirituelle.
« Les gens découvrent seulement publiquement ce que Dieu travaillait déjà depuis des années », ajoute-t-il.
Pour lui, ce que certains perçoivent aujourd’hui comme un succès rapide est avant tout le résultat d’un long processus intérieur fait de patience, de foi et de persévérance.

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Je refuse de faire une musique juste pour impressionner
Dans un univers où la visibilité devient parfois plus importante que le message, Naël Pondy dit vouloir rester fidèle à la sincérité de sa démarche artistique.
« Quand j’écris ou que je compose, je veux que les gens ressentent la présence de Dieu, mais aussi la sincérité », affirme-t-il.
L’artiste insiste sur l’impact émotionnel que sa musique doit produire auprès des personnes qui traversent des périodes difficiles.
« Je veux que quelqu’un qui souffre puisse écouter une chanson et sentir qu’il n’est pas abandonné. »
Une phrase forte qui résume à elle seule la vision humaine et spirituelle qu’il souhaite transmettre à travers ses compositions.
La reconnaissance peut devenir dangereuse
Malgré les premières marques de reconnaissance autour de son nom, le chanteur garde une certaine prudence face au succès.
« Être reconnu tôt, honnêtement, ça fait bizarre parfois », reconnaît-il.
L’artiste estime que la notoriété peut facilement éloigner un créateur de son véritable appel.
« La reconnaissance peut devenir dangereuse si on commence à chercher l’approbation des hommes plus que celle de Dieu. »
Une réflexion qui traduit sa volonté de préserver son identité malgré les attentes grandissantes du public et du milieu artistique.

Entre blouse blanche et autel musical, Naël Pondy avance avec une foi plus forte que la pression
Au-delà de la musique, Naël Pondy poursuit également des études de médecine, un parcours exigeant qu’il considère comme complémentaire à sa mission artistique.
« Dans les deux cas, il s’agit de toucher des vies : parfois physiquement, parfois spirituellement. »
Pour le jeune homme, médecine et musique poursuivent finalement le même objectif : soulager et aider les autres.
« La médecine m’apprend la compassion, l’écoute, la patience face à la souffrance humaine », explique-t-il.
Des expériences qui nourrissent aussi sa manière d’écrire et de composer.
Mon premier appel, ce n’est pas la performance
Face aux exigences du milieu gospel, Naël Pondy affirme avoir appris à protéger sa paix intérieure avant toute chose.
« Mon premier appel, ce n’est pas la performance, c’est l’intimité avec Dieu », déclare-t-il.
Le chanteur dit préférer avancer lentement plutôt que de perdre son équilibre en cherchant un succès rapide.
« Je préfère avancer lentement avec la grâce de Dieu que réussir vite en me perdant moi-même. »
Le vrai succès sera de rester fidèle
Pour Naël Pondy, la réussite ne se mesure ni aux chiffres ni à la popularité.
« Le vrai succès sera de pouvoir regarder en arrière et dire que je suis resté fidèle à ce que Dieu m’a confié », affirme-t-il.
Derrière les scènes, les chansons et les premières reconnaissances publiques, le jeune artiste semble surtout engagé dans un combat plus profond : celui de rester vrai dans un monde où beaucoup finissent par se perdre.

Dans une génération où la visibilité semble parfois prendre le dessus sur les valeurs, les jeunes artistes peuvent-ils encore préserver leur foi, leur authenticité et leur équilibre intérieur face à la pression du succès ?
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Muriel Yanga




