Le 10 mai 2026, l’ancien international français Steve Mandanda, né à Kinshasa en République démocratique du Congo (ex-Zaïre), a livré un témoignage sur sa vie après le football. Retraité depuis septembre 2025 après son passage au Stade Rennais et une carrière marquée notamment à l’Olympique de Marseille, l’ex-gardien décrit une profonde perte de repères et un quotidien difficile à reconstruire.

Une rupture brutale avec la vie de footballeur professionnel
Dans ses confidences, Mandanda met des mots forts sur son mal-être : « Je suis chômeur, je n’aime rien de ma vie, là, maintenant je me sens inutile », confie-t-il. Une phrase qui traduit le choc psychologique de la fin de carrière après plus de deux décennies au plus haut niveau.
Il insiste sur le contraste entre sa vie passée et son présent : « Mes journées sont interminables et vides. Vides d’énergie. Vides de sens. Vraiment, c’est ça la petite mort. » Une transition qu’il vit comme une véritable rupture de vie.

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La perte des repères du vestiaire et de la compétition
L’ancien capitaine marseillais évoque ce qui lui manque le plus : l’environnement humain du football. « Je n’ai plus le vestiaire, le brassard, les regards, les mots, les blagues, les coéquipiers… », explique-t-il, soulignant l’importance du collectif dans son équilibre personnel.
Il va plus loin dans son questionnement identitaire : « Mon terrain, là, c’est quoi ? Le canapé ? La maison, les cent pas ? Je suis quoi, je suis qui ? » Une réflexion qui illustre la difficulté de se reconstruire sans cadre sportif.
Une routine désorganisée et un isolement progressif
Sans rythme imposé, Mandanda décrit une vie devenue instable : « Je n’ai plus aucun horaire, pas de rythme, pas de rendez-vous, rien. C’est catastrophique, je me vois d’en haut. »
Il reconnaît également des changements dans son hygiène de vie : « J’ai pris trois ou quatre kilos et ce n’est plus acceptable. » Avant d’ajouter : « Quand je ne fais rien, j’ai tendance à manger, à boire des sodas, mauvais cocktails. » Une situation qui le pousse progressivement à s’isoler.

Le poids du silence après une immense carrière
Au-delà du quotidien, c’est aussi le silence de l’après-carrière qui pèse sur l’ancien gardien. Habitué à la pression, aux stades et aux responsabilités, il découvre une forme de vide difficile à apprivoiser, où l’identité du joueur laisse place à l’incertitude de l’homme.
À travers ce témoignage du 10 mai 2026, Steve Mandanda, originaire de la République démocratique du Congo, met en lumière la face cachée de la retraite sportive. Entre perte de repères, isolement et reconstruction difficile, son récit rappelle que la fin d’une carrière n’est pas toujours une libération, mais parfois un nouveau combat personnel.

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Benjamin NOAH








