La musique peut parfois être le reflet d’une histoire intime. Dans une vidéo publiée sur sa page le 16 septembre 2026, Audrey Nguen revient sur une année qui a profondément marqué son parcours : 2007, année où elle perd son père alors qu’elle est encore jeune, mais aussi celle de sa rencontre personnelle avec Dieu. Près de vingt ans plus tard, l’artiste raconte comment cette expérience a transformé sa perception du refuge et nourri sa manière de créer. Une histoire qui résonne aujourd’hui à travers « Li Sol Bene », expression issue de la langue de ses parents et qui signifie « refuge » ou « abri ».
2007, l’année où tout a basculé
Derrière « Li Sol Bene », Audrey Nguen raconte avant tout une histoire intime, celle d’une jeune femme confrontée à la disparition de son père.
« Li Sol Bene, ça veut dire refuge, ça veut dire abri dans la langue de mes parents. Et c’est vrai que ça représente beaucoup pour moi parce que j’ai perdu mon papa il y a bientôt 20 ans. J’étais encore toute jeune. Et l’année 2007, qui est l’année où j’ai perdu mon papa, va également être l’année où je vais avoir ma rencontre personnelle avec le Seigneur. Je vais entrer dans la foi chrétienne. »
Une même année, deux événements qui vont progressivement se rejoindre dans son histoire.

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« Le Seigneur est devenu mon abri »
Après la perte de son père, Audrey explique comment sa relation avec Dieu a pris une place particulière dans sa vie.
« Donc le Seigneur est devenu mon refuge. C’est devenu mon abri, c’est devenu mon appui, c’est devenu mon rocher, c’est devenu mon papa. Et donc “Li Sol Bene”, ça représente beaucoup pour moi parce que c’est vraiment ce refuge que j’ai trouvé dans le Seigneur. »

Une création qui naît de la méditation
Cette histoire personnelle se retrouve aussi dans sa manière de composer. Audrey décrit un processus difficile à expliquer, où les mots et les mélodies apparaissent souvent de manière instinctive.
« Moi, je vais toujours composer du connu vers l’inconnu. C’est-à-dire que je vais méditer sur la Parole et puis il y a une mélodie ou des mots qui vont me venir à l’esprit. Très souvent, les mots et la mélodie me viennent ensemble. Et c’est vrai que c’est un peu difficile pour moi d’enseigner comment écrire, comment composer, parce que moi-même je fonctionne beaucoup à l’instinct. »
Une création qui semble donc partir de ce qu’elle porte intérieurement, notamment de sa foi.
« Je suis l’enfant préféré de Jésus »
Au sujet de sa relation ave Dieu, Audrey revendique également une relation personnelle, qu’elle évoque avec humour et simplicité.
« Moi, je dis souvent que je suis l’enfant préféré de Jésus. Mais je pense que chacun peut dire ça. Je pense que c’est ça qui est beau aussi dans le christianisme, c’est que chacun peut s’approprier le Père et dire : “Je suis son enfant préféré.” »
Près de vingt ans après la disparition de son père, Audrey Nguen associe ainsi cette période douloureuse à une rencontre qui, selon son témoignage, a profondément changé son parcours.
Derrière « Li Sol Bene », il y a donc une histoire de perte, de foi et de reconstruction. Une histoire dans laquelle le mot « refuge » prend une dimension particulière : celle d’un abri qu’elle affirme avoir trouvé auprès de Dieu.

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Muriel Yanga








