De la chorale de quartier aux studios d’enregistrement, le parcours de Rey Soy s’est construit au fil des rencontres, des encouragements et des sacrifices. Auteur-interprète de plusieurs titres, l’artiste camerounais revient, dans un entretien accordé à Laura Dave Média ce 15 août 2026, sur une passion pour la musique qu’il dit ne pas avoir héritée de sa famille, mais qui s’est imposée à lui au fil des années.
« Le virus m’a attrapé »
« Rey Soy c’est moi, tout simplement. Auteur-interprète de plusieurs titres déjà », se présente l’artiste. Il reconnaît ne pas savoir exactement comment cette passion est née : « Très honnêtement je ne sais pas comment est née cette passion. Le virus ne m’a pas été transmis vu que personne de ma famille n’a jamais chanté avant, mais, le virus m’a attrapé. » Très jeune, il chantait déjà en famille et à l’école. « J’ai toujours chanté en famille, à l’école même pendant les cours j’embêtais les voisins », raconte-t-il.
Pourtant, très réservé, il n’osait pas encore se lancer. « Ce sont des camarades et amis qui m’ont poussé à faire des concours, groupes de musique jusqu’à aller m’inscrire en chorale. C’est en faisant la chorale que je commence à me faire des contacts dans le monde. » En parallèle, l’écriture s’installe progressivement dans son quotidien puisqu’« depuis la classe de 4e j’écrivais déjà des poèmes que je vendais, et que je transformais en chansons ».

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
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- Des débuts marqués par les rencontres et les sacrifices
L’artiste garde plusieurs souvenirs de ses premiers pas. « m’inscrire à la chorale de la chapelle du quartier ! », se souvient-il. Une expérience qui lui ouvre ensuite les portes du studio grâce à une aînée de la chorale. « Alors qu’elle enregistrait son projet, elle a fait appel à moi pour que j’aille lui faire des chœurs. J’étais en cours en fac ! Je suis sorti et j’y suis allé. C’était ma première fois d’entrer dans un studio, je n’y connaissais encore absolument rien ! »
Les débuts sont pourtant loin d’être faciles. « Lorsque j’enregistrais mon tout premier projet studio, je passais des heures dehors, debout, parfois sous la pluie, parce que j’attendais l’arrangeur », raconte-t-il. Il lui arrivait même de dormir sur place : « Parfois je dormais à même le sol soit parce qu’il n’y avait pas d’électricité au studio, soit parce qu’il fallait attendre mon tour de travailler. » Des souvenirs difficiles qui témoignent surtout de la détermination qui l’a accompagné dans ses premiers pas.

Une musique ouverte à plusieurs influences
Aujourd’hui, le chanteur revendique une identité musicale difficile à enfermer dans une seule case. « Rey Soy est très ouvert musicalement parlant. Je suis essentiellement fusion et influences », explique-t-il. Pour lui, chaque artiste conserve sa particularité, même lorsqu’il évolue dans le même registre : « Tout le monde est différent l’un de l’autre même si on fait tous dans le même style, il y aura parfois des similitudes et des différences. »
« On ne dort pas », une parenthèse à deux
Avec le titre « On ne dort pas », l’artiste explore un univers plus intime. « On ne dort pas exprime tout simplement l’engouement d’un couple qui se retrouve, et décide d’ignorer le monde extérieur pour se consacrer du temps afin de se faire plaisir et bien profiter », explique-t-il. Une chanson qui met donc en scène deux personnes décidées à profiter pleinement de leurs retrouvailles, loin des sollicitations extérieures.
Une collaboration acceptée sur le fil
L’histoire du morceau commence alors que Rey Soy avait déjà bouclé son projet. « Étant de sortie, j’ai reçu la prod du manager me demandant ce que j’en pense. Pour lui c’était le tube qu’on attendait, moi j’étais très hésitant », raconte-t-il. Malgré ses réserves, il reste ouvert à la proposition : « Je l’ai accepté et j’y ai apporté du mien. » Le travail s’effectue d’abord à distance avant une finalisation sur place. « On a travaillé à distance et une fois sur place tout a suivi le cours normal », précise-t-il.
La constance comme nouvelle ligne directrice
Après plusieurs années d’apprentissage et d’expériences, Rey Soy veut désormais construire son parcours sur le long terme. « Rey Soy, aujourd’hui je travaille sur le long terme, la constance », affirme-t-il. Une nouvelle dynamique qui traduit également sa volonté de se rapprocher davantage de son public. « Je suis maintenant disposé à travailler et à partager en toute sérénité et sincérité avec mon public », conclut l’artiste.
De la chorale de quartier aux studios, Rey Soy a connu les doutes, les sacrifices et les rencontres qui ont façonné son parcours. Aujourd’hui, il entend transformer cette expérience en une nouvelle force : la constance.

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Benjamin NOAH








