AccueilCultureOyono Nsomo Vladimir, entre écriture, piano et quête d’une identité camerounaise
CLIQUEZ ICI POUR PROFITER DE L'OFFREspot_img

Oyono Nsomo Vladimir, entre écriture, piano et quête d’une identité camerounaise

Écrivain et pianiste, Oyono Nsomo Vladimir s’est ouvert à la rédaction de Laura Dave Media le 10 septembre 2026. Entre imagination, musique et foi, il revient sur la naissance de sa passion pour l’écriture, sa rencontre inattendue avec le piano et sa vision d’un art capable de transmettre des émotions tout en valorisant l’identité camerounaise.

Une imagination qui devient une vocation

Pour Oyono Nsomo Vladimir, l’écriture n’est pas née d’un projet construit à l’avance. Elle s’est imposée très tôt, portée par une imagination particulièrement fertile.
« Je dirais que, dans le domaine de l’écriture, cela m’est plutôt inné. Très tôt, j’ai développé une imagination débordante. J’écrivais un peu de tout et de rien, simplement parce que j’avais constamment des idées et des histoires en tête. Au fil du temps, cette pratique s’est développée jusqu’à devenir véritablement une passion pour l’écriture. »

Le piano, en revanche, arrive dans sa vie de manière beaucoup plus inattendue. En accompagnant un ami aux répétitions de la chorale, il découvre progressivement l’univers musical et se rapproche de l’instrument.
« Je ne m’étais jamais vraiment intéressé à cet univers. Tout a commencé lorsque j’accompagnais un ami à ses répétitions de chorale. […] J’ai alors commencé à demander quelques notions de base au pianiste. Quelques semaines plus tard, je me formais un peu partout, au sein de différents groupes de musique et dans des écoles. »

Oyono Nsomo Vladimir, entre écriture, piano et quête d’une identité camerounaise

Pour ne rien rater sur l’actualité people abonnez-vous à notre chaîne whatsapp

Deux arts pour exprimer ce qui ne se dit pas

Derrière cette double pratique se trouve aussi une personnalité introvertie. L’écriture et la musique deviennent pour lui des espaces où il peut donner une forme à ce qu’il porte intérieurement.
« Je suis une personne assez introvertie. À la base, je suis quelqu’un de timide. Mais j’ai toujours énormément de choses qui gravitent dans mon esprit. C’est justement pour pouvoir exprimer ce qui se trouve en moi que j’ai trouvé dans ces deux arts un moyen privilégié de communiquer. »

Pour lui, les mots comme les notes possèdent cette capacité de créer un lien avec l’autre.
« À travers les mots, on peut transmettre un message, une pensée, une émotion et même parfois apporter des solutions. C’est dans la combinaison de ces deux arts que je me sens véritablement moi-même. »

« C’est possible », le message derrière la création

Au-delà de l’expression personnelle, Oyono Nsomo Vladimir souhaite transmettre l’humilité, mais surtout encourager la capacité à rêver et à imaginer.
« Je crois que la pensée est l’une des plus grandes choses que Dieu ait données à l’être humain. Elle est illimitée. À travers elle, nous pouvons imaginer toutes sortes de rêves, concevoir des possibilités et, progressivement, chercher à les matérialiser. »

Son ambition artistique se résume ainsi à une conviction qu’il aimerait laisser à ceux qui découvrent son univers : croire en ses possibilités.
« Mon souhait est que, lorsqu’une personne me lit […] ou lorsqu’elle écoute mes notes de piano, elle puisse ressortir avec cette conviction : “C’est possible.” »

Le Gospel entre foi et responsabilité

Pour le pianiste, le Gospel ne se limite pas à une expression musicale. Il y voit également un moyen de transmettre un message spirituel et d’agir sur les vies.
« Au-delà de sa dimension artistique, il s’agit d’abord d’une expression spirituelle dont l’objectif est également d’impacter les vies. Je pense que les artistes Gospel et les musiciens devraient être davantage valorisés, parce qu’ils sont, d’une certaine manière, des intermédiaires de la Parole. »

Il évoque également la nécessité pour les artistes de rester humbles face aux exigences de leur parcours.
« Lorsqu’on excelle dans un domaine, cela ne signifie pas nécessairement que tout est dû à notre mérite : c’est aussi une grâce. »

Défendre une création qui reste camerounaise

Sur la question de l’identité, la vision d’Oyono Nsomo Vladimir prend toute son ampleur. Pour lui, l’ouverture aux influences étrangères ne doit pas conduire à l’effacement des références locales.
« Je crois qu’il faut d’abord revenir à nos identités. […] Le problème apparaît lorsque cela prend progressivement toute la place et finit par nous faire oublier nos propres identités. »

L’écrivain estime ainsi qu’il est possible d’explorer tous les genres sans perdre son ancrage.
« Nous pouvons faire du fantastique, de l’action à l’américaine, des enquêtes, du théâtre à la française ou tout autre genre, tout en restant profondément camerounais. Nous pouvons nous inspirer des codes internationaux sans abandonner nos valeurs, nos réalités, nos langues, nos paysages, nos imaginaires et notre manière de raconter le monde. »

Pour Oyono Nsomo Vladimir, cette identité doit également être accompagnée par les institutions. Il plaide pour un meilleur encadrement des jeunes évoluant dans l’écriture et le Gospel, convaincu que leurs créations peuvent contribuer à faire rayonner le Cameroun. Son parcours, lui, semble désormais s’inscrire dans cette volonté : créer, transmettre et rester fidèle à ce qui l’a construit.

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire celui-ci

Muriel Yanga

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Nous recrutons
Notre Newsletter

Les plus Populaires

Téléchargez Notre Application

Commentaires recents

CLIQUER ICI POUR PROFITER DE L'OFFREspot_img